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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 21:12
La Dame aux yeux vides roman fantastique de Cédric Murphy, année 2020  La Dame aux yeux vides roman fantastique de Cédric Murphy, année 2020

La Dame aux yeux vides roman fantastique de Cédric Murphy, année 2020

Mon avis :

Voici un récit apparenté au conte horrifique que j’ai dévoré en peu de temps malgré le nombre important de pages. Déjà les histoires où des enfants sont confrontés à un monde « merveilleux » me fascinent. J’avais apprécié par exemple « Le labyrinthe de Pan », film écrit, produit et réalisé par Guillermo Del Toro qui met en scène un monde de créatures un peu semblables et redoutables. Dans ce film, des fées-lucioles entraînent une petite fille Carmen à les suivre pour une toute autre raison, mais l’ambiance est tout aussi glauque que dans ce roman ! Il y a aussi le monde des adultes que l’enfant cherche à fuir car il ne le comprend pas ou bien le réel est trop violent comme dans le Labyrinthe de Pan.

Ici, c’est Ben un garçon de 9 ans, confronté au divorce de ses parents qui va s’échapper grâce à un chat noir, puis des fées venues le chercher. Il peut passer d’un monde à l’autre avec des sortes de pierres pointues, qui assurent le transfert. C’est dans le jardin de la compagne (Mia) de sa mère (Melissa), sous une arche que tout commence. Ben doit séjourner définitivement chez le couple formé par les deux femmes dans un quartier chic. J’ai vraiment adoré la description du jardin que le père (Audric) trouve un brin trop classe avant qu’il ne dégénère. Il le photographie alors qu'il devient de jour en jour moins beau. Ses photos s’effaçant dès qu’il veut les développer sur papier, il aura du mal à les présenter pour sa future expo. À mesure que le récit avance, que Ben s’aventure auprès de la Dame de l’au-delà - celle qu’il appelle sa Belle – les plantes dépérissent. Ce lieu de désolation, de décrépitude annonce la suite ! C’est vraiment bien rendu !

Les fées, messagères de la Dame aux yeux vides  - qui se montre au début gentille et belle - demandent au garçon de l’aide afin que leur protégée, puisse sortir de sa prison. Il n’a pas le droit de rester auprès de sa Reine, mais les enfants qu’il lui amène passent la fameuse porte à l’intérieur de la "cabane", domaine de la Dame et terminus du voyage en compagnie des fées. Il lui est interdit de la franchir sous peine d’être banni. Bien sûr, il n’a qu’une hâte : pouvoir un jour découvrir ce qu’il y a derrière. Les fées lui parle en langage coloré, se font très bien comprendre et deviennent de plus en plus intransigeantes. L’envers du décor ne se fera pas attendre très longtemps.

Je ne vais pas dévoiler les différentes situations qui s’enchaînent avec brio. Sachez que le suspense est à son comble, que le récit s’enfonce vers de l’horreur pure, qu’Audric va vivre les tourments que cette Reine / sorcière inflige aux enfants prisonniers. Un sortilège le maintient parfois enfermé dans le corps de cette Dame répugnante, ce qui est terrible.

  La fin est glaçante. Elle donne une dimension encore plus horrible à l’ensemble car il s’agit de l’intrusion des forces maléfiques dans notre monde.

L’auteur sait jouer avec nos nerfs et pour qui aime ce genre de lecture, la découverte de son univers « machiavélique » et de ses idées mordantes vaut le détour, surtout que l’écriture soignée sert parfaitement le propos.

 

Quatrième de couverture :

« Ci-gît la faille entre les mondes de Vahya’Mhfir’Skka. Gardez vos enfants loin de la dame aux yeux vides. »

Dans son jardin, Ben découvre un passage menant à un monde dévasté. Des fées y vivent avec leur reine, une magnifique dame prisonnière des lieux.

Émerveillé, il accepte de l’aider à fuir sa prison. Il ignore qu’il vient d’enclencher un engrenage effroyable.

Alors que la belle reprend des forces, des enfants disparaissent dans le quartier et les rares témoins trouvent la mort d’une manière inexplicable.

Qu’arrivent-ils aux enfants que Ben présente à la dame ? Pourquoi lui refuse-t-elle l’accès à la porte au fond de sa cabane ? Quelles horreurs dissimule-t-elle sous ses illusions merveilleuses ?

Sous l’apparence du conte de fées se cache le goût du cauchemar.

ATTENTION : roman pour un public averti. Quelques scènes peuvent heurter la sensibilité des lecteurs.

 

Biographie de l’auteur :

Les idées vivent. Elles grouillent. Et, si on n’y prend pas garde, elles vous dévorent. Cédric Murphy (anciennement Murphy Myers) l’a bien compris. C’est pourquoi il s’empresse de les noter dès qu’elles lui viennent à l’esprit. Et comme il ne veut pas servir de repas à ses muses cannibales, il sacrifie à la place ses personnages et la santé mentale de ses lecteurs.

Ainsi, il entraîne ses victimes dans des mondes insoupçonnés, terrés entre les murs et les ombres, où rien n’est jamais ce qu’il semble être.

Mais n’en veuillez pas à l’auteur de vous (mal)mener en bateau et de vous entraîner de trompe-l’œil en fausses pistes sinueuses. S’il ne le faisait pas, c’est lui que ses idées rendraient fou !

Retrouvez Cédric Murphy sur Facebook (https://www.facebook.com/CedricMurphyAuteur ), pour être au courant de son actualité et savoir quelle créature risque de hanter vos prochaines nuits.

Lien d'achat ci-dessous : 
ebook à 2,99 € et broché à 13,99 € 

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 12:29
DJAARHS ! Roman SF de Jean-Marc de Vos / 2020DJAARHS ! Roman SF de Jean-Marc de Vos / 2020

DJAARHS ! Roman SF de Jean-Marc de Vos / 2020

Mon avis :

Très bon roman de SF qui déroule une histoire apparemment simple. Des extra-terrestres qui dictent à l’ensemble des gouvernements de la Terre des ordres pour le moins difficiles à suivre, par l'intermédiaire d'un super consul, Angelo Presti qui ne voulait pas de cette fonction d'ailleurs. Tout le monde marche dans leur « combine » car ils possèdent l’antidote d’un virus redoutable qu’aucun scientifique ne parvient à éradiquer. Au bout de tout ça, il apparaît que l’humanité sera complètement soumise, dépendante d’eux, risquant d’être détruite dans ses fondements premiers.

Une galerie de personnages humains et de créatures Djaarhs se démènent pour arriver à leur fin. Pour les premiers, au début, établir un contact afin de comprendre ces êtres décrits comme d’immenses insectes aux goûts peu ragoutants et à l’intelligence redoutable s’entourant de moyens considérables pour leur sécurité,  capables d’anticiper les moindres pensées de leur futurs esclaves, puis trouver le moyen de résister et de détruire ces envahisseurs à la technologie très avancée. Pour les seconds, cacher leur véritable intention, réagir aux multiples essais d’attaques des humains dont certains ne veulent pas se laisser faire et s’entourer, en les manipulant, de personnes à la mentalité douteuse comme le mafieux Diego Morales.

Chaque humain devra choisir son camp. Il en va de l’avenir de la Terre.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance du roman, la leçon d’humanité sous-jacente. Les personnages sont magnifiquement mis en scène, grâce au talent de l’auteur, sa manière d’utiliser l’humour subtil ou moins subtil selon les caractères de chacun. Le général Paterson par exemple qui ne fait pas dans la dentelle.

Une femme, Aurore, fait partie de la Résistance, jouant un double jeu, ce qui est parfait.

Le personnage d'Angelo Presti donne une dimension très humaine à ce récit car ses certitudes vacillent face à la confrontation des événements. Il semble ballotté à la fois par les gouvernements des grandes puissances terriennes qui l’ont désigné ambassadeur auprès des Djaarhs (Consul de Djariha) et par les différents interlocuteurs insectoïdes, se donnant des noms de héros de la mythologie antique (Hadès, Cerbère, Ares, Vulcain, Hermès). Vu sa position, on cherche à l’utiliser et il devra faire la part des choses, donner sa confiance en pesant le pour et le contre, en mettant à l’épreuve ses soi-disant amis tout en ne sachant pas grand-chose des intentions de certaines personnes de son entourage. Une histoire d’amour se fera jour et aussi d’amitié forte.

Le fait que les Djaarhs choisissent Bruxelles et plus particulièrement le domaine royal pour implanter leur essaim, selon un plan précis, qui donnera des bâtiments aux dimensions considérables sans fenêtres, sorte de bunker d'une laideur repoussante, infranchissable car muni de nombreux sas et détecteurs en tout genre provoque des scènes à mourir de rire. 

Tous les ingrédients d’un roman haletant sont là ! Passé le premier chapitre, qui m’a semblé décousu car beaucoup d’informations sur les personnages à venir étaient à digérer en peu de temps, j’ai lu sans relâche ensuite. Je ne regrette vraiment pas mon achat et vous encourage à suivre mon exemple car le roman de Jean-Marc De Vos mérite d’être lu.    

 

 

 

Portrait de l’auteur :

Nationalité : Belgique
   Né(e) le : 06 Mai 1959

Biographie :

Enfant du baby-boom, élevé dans l’insouciance des trente glorieuses, Jean Marc De Vos a nourri son imaginaire dans les textes des maîtres de l’âge d’or de la science-fiction.
À l’heure de la retraite, pas trop loin de sa Cité Ardente natale, il s’est posé dans les campagnes de Hesbaye où, lorsqu’il n’écrit pas de roman, il s’adonne au Ukulélé.

Genre : SF

Public : adulte

Roman de 296 pages

Quatrième de couverture :

Comment une poignée d’extraterrestres pourrait-elle piller toutes les richesses d’une planète et asservir tous ses habitants ? Les Djaarhs, eux, le savent. Les Hommes le découvriront à leurs dépens. Pendant que l’humanité s’enfonce de jour en jour dans le désespoir, l’idée même de résister s’efface des esprits. Seule demeure la règle : obéir ou mourir. Dans cet univers dystopique, le destin de l’humanité se joue dans les relations ambiguës entre un général américain nostalgique des Confédérés, un mafieux bolivien qui se prend pour Scarface, un professeur déchu de l’académie des sciences, une troublante apparatchik russo-cubaine et le très mystérieux « Monsieur », qui détient les clefs de la résistance. Et perdu au milieu de la partie, quel rôle tient réellement Angelo Presti, devenu malgré lui le tout puissant « Consul de Djariha » ? Si, au moins, les Djaarhs avaient installé leur QG dans un autre endroit que le centre de Bruxelles, en plein milieu de la cour d’honneur du palais royal… DJAARHS nous emmène tambour battant dans un récit noir, non sans une touche d’humour grinçant, qui dresse un portrait glaçant de notre société dont personne ne sortira indemne.

 

À se procurer auprès de l'auteur : devosjean-marc[a]gmail.com 

Ou auprès d'Amazon en ebook ( 4,99 €) et broché (15 €)  Lien ci-dessous : 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 22:49
Roman horrifique de Mick Law

Roman horrifique de Mick Law

Résumé : 
Losset, une petite bourgade isolée du monde en apparence paisible a pourtant dans ses racines un secret épouvantable. L'immensité de la forêt abrite les ténèbres que seul son passé pourrait murmurer. Des cadavres déchiquetés, des disparitions ainsi qu'une entité satanique répandant sa colère à travers une volonté sournoise.
Un groupe de jeunes amis sera confronté à une vérité accablante au cœur de ce cauchemar perpétuel. Mais la vérité est-elle toujours ce que l'on croit savoir ou a-t-elle un autre visage ?

Mon avis : pour jeunes adultes et adultes 

J’ai bien apprécié d’entrer dans cette histoire démoniaque. Le début, tranquille, n’augure pas des événements épouvantables que vont vivre les jeunes collégiens, surtout Marie et son amie Samantha.
Le vrai visage de Losset, petite bourgade calme d’apparence, se révèle au grand jour. Le caractère de chacun des personnages même secondaires de ce roman est fouillé et très crédible. Je suis admirative devant cette prouesse car il y en a beaucoup et aucun ne ressemble à l’autre.

Au fur et à mesure de ma lecture, je m’attachais aux couples formés par David et Yannick ou bien Ethan et Dimitri. On cerne parfaitement leurs sentiments, les liens qu’ils entretiennent les uns envers les autres. On s’enfonce dans un mystère résolu dans les dernières pages et encore il y a un rebondissement.

Je recommande la lecture de ce livre si vous aimez être dépaysé, passer par une palette d’émotions étendues. Faites attention aux cailloux pointus semés sur votre route de lecteur.

 

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 16:05
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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 18:26
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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 18:21
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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 18:09
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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 19:01
Recueil de nouvelles "Les passeurs de l'ombre" Auteur : Laurence Chadouët Editions Assyelle Couverture créée par Loren Bes

Recueil de nouvelles "Les passeurs de l'ombre" Auteur : Laurence Chadouët Editions Assyelle Couverture créée par Loren Bes

Quel magnifique recueil tout en délicatesse à l’image de la couverture créée par Loren Bes, illustrateur très original (https://www.lorenbes.com/)

L’écriture de l’auteur à la fois sensible et puissante s’attarde sur des paysages fortement symboliques, des animaux habités d’une assurance peu commune comme s’ils connaissaient tout de nous autres humains. On ne peut pas leur mentir, ils sont l’innocence même malgré les souffrances qu’on leur inflige : des sortes de figures christiques qui seront notre salut. Pour cela il faut passer le mur du réel, ne pas avoir peur de franchir l’autre côté.

Nous sommes une seule entité et nous pouvons interagir. Les figures humaines sont un peu en perdition, surtout les adultes. Pour se racheter, nous devons abandonner nos habitudes, aller au-delà de l’animal ou de l’humain. C’est beau ! 

Malgré la tonalité générale plutôt sombre, quelques lueurs d’espoir peuvent surgir.  

Le guide : Il s’agit d’un chat qui montre le chemin. Description fouillée d’un quartier de Paris, le soir. L’homme, Monsieur Souriot n’est pas pressé de rentrer. Il est en errance volontaire et ce matou roux le fascine. Commence un voyage au pays des souvenirs où l’on ne sait plus s’il rêve ou s’il vit vraiment les scènes terribles. Texte aux multiples sens qu’il faut savourer.

L’agneau de Noël : Tout commence avec la soirée de Noël quand le narrateur s’occupe de sa mère, peu communicante. Le thème de la solitude, des projets de couple qui capotent à cause d’une différence de priorité. Lui voulait un enfant… Pas elle. Sa mère, figure centrale qui le ramène à sa médiocrité et qui le pousse à sortir, entrer dans une église, observer la crèche. Là aussi il s’agit d’éprouver ce qu’un animal sacrifié peut ressentir. Une simple visite et tout bascule. Très fort.

La cathédrale qui nous plonge au cœur d’un harcèlement au départ banal, mais qui se durcit et se transforme en vengeance. Très belle description des sentiments enfouis, du fusionnement avec dame nature et cet oiseau de nuit, un aigle, son éventuel sauveur. Les mots donnent le vertige.

L’arpenteur : l’histoire d’une femme encore amoureuse d’un homme qui l’a trompée, incapable de renouer pourtant avec ses vrais sentiments. Une araignée, son double (?) apparaît, scellant son destin. Difficile choix entre la vie et la mort.

La petite flamme J’ai beaucoup aimé cette histoire de taureau, solitaire, dégageant une immense humanité faite de résignation, de douceur malgré la bêtise d’un certain José, voulant prouver sa force, cherchant à humilier la bête… On est à la fois dans la tête de l’animal et dans celle d’un passant, Antoine qui communique avec l’âme innocente du pauvre taureau. S’entremêle une histoire d’amour entre Antoine et Lisa qui ne devraient pas se trouver ensemble, à cause de la loi instaurée par les caïds de la cité… Triste fin. Antoine et le taureau ne sont-ils qu’un seul et même être ?

Le rossignol Joli récit de cet oiseau chanteur qui apparaît dans le jardin de Monsieur Dzarovia. Il recueille son chant qui l’appelle. L’homme va le secourir, en le gardant dans une cage car le petit être semble mal en point. Chaque jour, il le soigne et aime à l’entendre. Une complicité va naître, mais il faut bien le libérer...

Les dieux Surprenante histoire. Difficile à résumer car construite à partir des émotions de petits animaux, des escargots. L’ensemble est un bel hymne à l’instinct de vie.  

Les animaux et les soldats Déroutant. L’enfant qui est au cœur du récit livre un combat contre son père (ou les adultes en général ?) qui cherche à s’immiscer dans son monde qu’il a organisé comme un rempart rejetant le mode de communication du père à base de questions. Pierre, l’enfant s’accommode de sa vie de parfait petit soldat, mais a besoin de s’évader… Il ne veut surtout pas que son espace imaginaire (intérieur) soit piétiné, désorganisé par quiconque car jouer avec ses soldats tient du rituel. Belle apologie du rêve indispensable à l’équilibre des jeunes et moins jeunes.

L’infirmier Nouvelle la plus fantastique dans la veine surréaliste. Comment une vieille femme peut devenir l’objet du fantasme de son fils, obsédé par le devoir accompli. Il doit s’en occuper le mieux possible alors que celle-ci qui était sa mère est devenue sénile, incapable de parler… le thème de la jalousie, de se sentir légitime par rapport à une personne au rôle antérieur de mère pose question à ce fils perclus de remords…  Un rat surgira du néant, détruisant le bel ordre des choses.

 

Conclusion : ce recueil questionne beaucoup notre humanité, les souffrances que nous nous infligeons au lieu d’aller de l’avant. D’impressions fugitives en traces indélébiles, nous avançons parmi les nouvelles de Laurence Chaudouët en voyageur des âmes à consoler. J’ai apprécié cette expérience proche de la poésie.

 

Quatrième de couverture :

L’animal est une figure centrale de l’univers des hommes : nous en sommes issus, et de plus en plus, nous réalisons que nous sommes des frères. Mais il n’en reste pas moins, au fond de nous, une part énigmatique de notre ego, celle où s’enfouit notre face sombre et, en même temps, le plus authentique de notre humanité.

Ce recueil veut explorer ce paradoxe, et il le fait sur le mode fantastique, un fantastique où la suggestion et le décalage ont la part belle.

Félins sacrifiés, taureau vengeur, araignée divinatrice, autant de versions de ces êtres si proches et pourtant inconnus que nous portons en nous-mêmes, comme la mémoire d’une innocence perdue.

Laurence Chaudouët écrit depuis le début de l’adolescence, des nouvelles, des romans, des poèmes, et quelques essais. Après des études de Lettres et de Philosophie, et quelques années de petits boulots, elle enseigne une quinzaine d’années en Lettres Modernes.
Elle publie ses premières poésies en 1987 dans la revue « Vivre en poésie » de Jean-Pierre Rosnay. Son récit « Les poupées de Victor » est remarqué en 2009 par Scribo. Son premier roman, « Le roman de Petra », paraît en 2010 (éd. Kirographaires). Suit en 2013 un recueil de nouvelles, « Le voisin » (éd. du Net).
On peut lire ses poésies dans plusieurs revues, « Voix d’encre », « Comme en poésie », « Décharge », « Cabaret », « Recours au poème », et dans le recueil « Le cœur étranger » (éd. Eldebé).

Blog : Le cœur étranger Blog de Laurence Chadouët

Lien de la ME : Assyelle éditions

http://assyelle.com/index.htm

 


 

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 19:07
De lointains rêvages auteur : Frédéric Gaillard. Recueil de treize nouvelles inclassables chez RroyzZ éditions

De lointains rêvages auteur : Frédéric Gaillard. Recueil de treize nouvelles inclassables chez RroyzZ éditions

Ce recueil paru au premier trimestre 2018 est à découvrir sans tarder. Plongez-vous dans ces histoires au fil de l'eau à la rencontre de personnages improbables. Pour l'auteur Frédéric Gaillard, il ne s'agit pas de nous enchaîner à fond de cale, mais de nous emmener sur des terres ignorées, poétiques et fantastiques. La mer où vous voguerez sera parfois agitée. Le plus souvent, elle vous laissera songeur et émerveillé par des descriptions sensibles ainsi que des personnages en quête de leur identité perdue ou à trouver.

Un bien beau voyage pour ma part ! 

La nouvelle que j'ai le plus aimée, due à mon orientation d'auteur horrifique, est la première : 

 

Secticide et son personnage ambigu, peu fréquentable. Il a un dessein pervers à l'intérieur de la secte où il assurait les plus hautes fonctions. On découvre au fur et à mesure comment l'âme humaine peut devenir monstrueuse par simple cupidité. Grâce à un fantôme, la justice sera rendue...
(Précédemment parue dans Horrifique n°59 - 2008)

 

Le sens de la vie : Un mort renait et devient expert en horlogerie à mesure que le temps passe qui au lieu de le faire vieillir, lui permet de rajeunir. Un sujet qui me passionne ! Le phénomène qui s'était enclenché sans explication (à savoir les compétences extra ordinaires qui lui tombent dessus) va s'inverser... 
Histoire hautement philosophique. 
(Précédemment parue dans le recueil "Renaissance" éditions Joseph Ouakine - 2008)

 

L'effet papillon Étrange récit d'un monde qui n'existe pas ou qui a existé (peut-être le monde de nos ancêtres) où les insectes ont la taille des dinosaures ! Belle idée. 
Nous faisons connaissance avec Dinn, héros malgré lui qui doit affronter un monstre afin de passer de l'âge des jeunes gens à celui des adultes. Une sorte de rituel, mais pipé à cause des Anciens qui ne lui disent pas tout. Mais la fin
nous rassure après des péripéties haletantes.
(Précédemment parue dans  l'anthologie Dimension écologies étrangères - Rivière Blanche - 2014)

 

Loup y es-tu ? Jolie histoire de loup-garou où le personnage n'a pas le caractère attendu, sur fond d'élevage génétiquement modifié et de juste retour des choses. Un beau parcours que cette folle nuit du loup. 
(Précédemment parue dans l'anthologie "Histoires de loups-garous" - Lune écarlate éditions - 2015)

 

Le 7e continent où comment l'auteur réussit à nous faire aimer une situation désespérante : le naufrage et l'impossible retour d'un navigateur auprès de ses proches. Mais il ira de surprises en surprises et nous aussi. Superbement raconté ! Quelle aventure ! 
(Parue sur le blog https://septiemecontinent.wordpress.com)

 

Here I stand and face the rain Histoire d'un personnage de tableau qui se met à échapper quelque peu à sa condition. Identité éphémère.
(Précédemment parue dans le fanzine canadien Nocturne - les charmes de l'effroi n°2 - 2011)

 

Mimétisme Mignonne petite histoire d'extra-terrestre tout à fait à mon goût... La transformation de l'enfant promet quelques disparitions regrettables chez les humains, mais il ne le fait pas exprès ; c'est dans ses gènes ^^ 
(Pr
écédemment parue dans Géante Rouge n°21 - 2013)

 

Alors on fait ses courses... Une histoire de deal qui ne va se passer comme prévu. Du suspens très bien mené. 
(4e prix du concours de la fondation Serge Délain, Auch - 2013)

 

La faim du monde L'auteur s'est emparé du thème de la fin du monde d'une manière humoristique. Un village perdu avec une auberge (du Pech) étaient devenus des endroits protégés par excellence, attirant des gens du monde entier ! À cause des médias et du suivisme des populations...
(Précédemment parue dans  l'anthologie "Rendez-vous après la fin du monde" aux éditions Zonaires - 2013)

 

Incidences Quand un père sait que son fils possède les mêmes capacités à anticiper les catastrophes. La médecine, bien incompétente ne l'aidera pas...
(1er accessit au concours de nouvelles de l'Ecritoire d'Estieugues, précédemment parue dans les cahiers d'Estieugues - 2014)

 

Vous avez quatre heures La dure insertion dans la vie active d'un jeune essayant de passer le BAC et d'un surveillant pendant une épreuve décisive pour les candidats. Très simple, en fait car elle est un clin d'œil à un petit jeu que tout le monde connaît... Les résultats seront donnés par une machine. Une idée de la déshumanisation poussée assez loin ! 
(deuxième mention du prix Charles Moulin de la nouvelle de Montélimar, 2014 - p
récédemment parue dans le recueil "Niveaux", JFE - 2015)

 

Œuf pour œuf Une bêtise de gamin aura des répercussions importantes quand une maman pie aura compris que Simon a détruit sa couvée. La vengeance sera terrible ! Histoire d'une prise de conscience. 

 

Necronomignon Récit très nuancé, presque pudique sur la différence à travers un garçon au corps ressemblant en partie à une espèce d'animal marin. Histoire riche avec en parallèle un vécu de harcèlement et de rejet de la mère par les femmes de marins qui vivent à proximité de la famille... 
(Parue  dans le fanzine canadien Clair/obscur n°13 - 2013)

 

La quatrième de couverture donne ces indications là : 

"Dans cet ouvrage, on croise pêle-mêle un courageux chasseur de papillons, un futur bachelier multirécidiviste, un gourou malchanceux, un homme à rebours, un papa stressé, un portrait craché, un junkie en manque, un navigateur en solitaire ainsi que quelques autres singuliers personnages ramenés des lointains rêvages féeriques ou dantesques sur lesquels a accosté l’auteur, marin aguerri mais novice égaré dans un univers en perpétuel bouillonnement, lors de ses voyages dans les flots en furie de l’Océan Onirique.
Il nous propose ici de nous réconcilier avec les terreurs d’enfance tapies dans les profondeurs de notre inconscient en ressuscitant certains des personnages qui les symbolisent :
De pauvres hères à la dérive, ballottés par la vie, malmenés, jetés sur des récifs inhospitaliers, en quête d’une nouvelle et meilleure existence, d’une île où consumer leur naufrage.
D’effrayantes chimères le poursuivant de leurs noirs desseins, dont il ramène malgré lui un peu de l’âme sombre à chacun de ses réveils.
Il couche ensuite fébrilement ces bribes de rêves sur le papier, s’immergeant une dernière fois dans leur chaos pour vous en livrer l’essence, avant que n’en disparaissent les souvenirs déjà pâlissants.
Pour ensuite pouvoir embarquer, l’âme libre, vers d’autres rêvages."

Lien vers la ME :  https://www.rroyzzeditions.com/fr/fantastique/114-de-lointains-revages-frederic-gaillard.html

Lien vers le blog de l'auteur : http://www.vieufou.unblog.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 17:34
Roman jeunesse pour les 10 - 13 ans écrit par Hélène Duc, illustré par Karl Dussart, sorti en septembre 2018

Roman jeunesse pour les 10 - 13 ans écrit par Hélène Duc, illustré par Karl Dussart, sorti en septembre 2018

Voici un petit récit qui a été primé et ce n'est pas pour rien.

Hélène Duc, auteure publiant aussi bien des haïkus que des textes acceptés par des jury sélectifs dans les genre SFFF (à lire en Anthologie, recueils : la liste est impressionnante ! Lien vers son site internet Site autrice Hélène DUC ) ou des romans, textes jeunesse de très grande qualité a su s'emparer avec humour d'un problème occulté, celui du handicap des enfants sans affadir le propos.

Grâce au personnage d'Idriss, un jeune collégien en fauteuil roulant souffrant de myopathie avec un caractère optimiste, mordant dans la vie et illuminant celle de ses amis, le sujet prend une tournure imprévue et beaucoup plus intéressante que la simple constatation d'un handicap. De plus est abordée la situation de la famille d'Idriss, irrégulière et risquant l’expulsion à tout moment ! Ses amis n'ont vraiment pas envie de le perdre car il est devenu aussi important que l'air qu'ils respirent. 

Le récit est mené tambour battant et l'on ne s'ennuie pas une seconde, mêlant l'histoire d'une amitié forte entre les quatre jeunes de la bande, une enquête et la recherche d'une idée afin de venir en aide à ce merveilleux copain africain, Idriss.

Je dis bravo !

Par contre pour se procurer le roman, il faut passer par le site d'Averbode qui le propose avec d'autres titres (en pack)

AVERBODE Éditions

La quatrième de couverture :

"Ce matin-là, une mauvaise surprise attend Melchior, Tifenn et Rachid à leur arrivée au collège : Idriss manque à l'appel. Se sont-ils trompés d'horaire ? Ils vérifient leur emploi du temps. Non, aucun doute : ils ont anglais de huit à dix. L'inquiétude les gagne. Que se passe-t-il ? Une panne d'oreiller ?Idriss est-il souffrant ? Bizarre : il allait pourtant bien, hier soir, lorsqu'ils se sont parlé sur Skype.

 

 

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Présentation

  • : Le blog de francoisegrenierdroesch auteur fantastique
  • : Je mettrai mes essais littéraires, mes coups de coeur, des liens vers mon roman fantastique " LE PIANO MALÉFIQUE " car je me suis découvert une passion pour l'écriture alors que jusque là, je dessinais et gravais. Mais, je suis enseignante et donc, j'ai peu de temps à consacrer à ce blog, ne m'en voulez pas d'être parfois longtemps absente ! Du Cauchemar au rêve, il n'y a qu'un livre ! ( La Confrérie de l'imaginaire )
  • Contact

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  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans
  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans

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