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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 23:20
Photographie de couverture par Jean-Claude CLAEYS / Composition de couv : Sélène Meynier / Caricature intérieure par M.Aouamri
Photographie de couverture par Jean-Claude CLAEYS / Composition de couv : Sélène Meynier / Caricature intérieure par M.Aouamri

Photographie de couverture par Jean-Claude CLAEYS / Composition de couv : Sélène Meynier / Caricature intérieure par M.Aouamri

Roman post-apo avec comme personnage central, une camionnette en très mauvais état, lieu de passage, appartenant à un vieillard nommé Kadou… La faute à un nuage nucléaire ayant dévasté la région où vivent tant bien que mal - plutôt mal, un couple mal assorti et pour cause : le propriétaire de la fourgonnette et la moitié de sa droïde sexuelle, Nanachina, qui s’avèrera pleine de ressources et d’idées lorsqu’il faudra retrouver son autre moitié de corps – une fillette Zuzu aux cheveux se comportant d’une bizarre façon, Gobe-Mouche, ado porté sur le sexe et d’autres personnages tout aussi originaux… Tout ce petit monde, proche d’un village sinistré, Courpigny espère survivre dans les meilleures conditions possibles. Amitiés improbables au rendez-vous.

J’ai beaucoup aimé ce voyage décalé, un peu dans le genre « road movies » écrit d’une manière succulente, où les mots inventés et tournures familières abondent pour notre plus grand plaisir.

Je recommande donc tout à fait cette lecture divertissante malgré le sujet sombre…  

Une nouvelle « Enfin l’apocalypse » dans la même veine où le genre humain en prend pour son grade offre un + à ce recueil déjà bien consistant.  

Pour l'achat :

http://www.editions-ovni.fr/produit/une-camionnette-qui-servait-de-voliere/

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 19:38
Roman SF de Sylvain Lamur, couverture de Vincent Laik
Roman SF de Sylvain Lamur, couverture de Vincent Laik

Roman SF de Sylvain Lamur, couverture de Vincent Laik

L'auteur, Sylvain Lamur, à travers son personnage principal, Quentin Quonnard, nous livre un scénario surprenant et original qui a su capter tout mon intérêt.

Ce VRP de l'espace me ferait fuir dans la vraie vie... Imaginez un commercial tête à claques, homme à femmes sûr de lui, doutant parfois de ses capacités, mais selon un procédé de l'auteur assez subtil, mélange de dérision et de beaufitude très réussi, je l'ai suivi facilement dans ses réflexions "premiers degrés" tout à fait crédibles.

À la fois suffisant et déterminé, aux ressources insoupçonnées, ce Quentin brave les difficultés de situations déroutantes. Déjà, à cause d'un obstacle imprévu, il doit faire face au crash de son vaisseau spatial, "Bill Dollar" où il faillit perdre la vie et à la mort de son ami Weddie. Sur l'astéroïde minuscule où il atterrit l'attend moultes surprises, entre autre ce caillou exauce la plupart de ses pensées, ce qui est source de problèmes parfois... De nombreux personnages, dont le double de Weddie et de Ylda, la femme "peau de colle" de Quentin, naîtront et s'avèreront bien utiles pour la suite des aventures de ce héros malgré lui.

Au lieu de continuer à se la couler douce, il souhaite repartir vers sa mission première : un rendez-vous avec un important personnage, Monsieur Maugus Helb-Feldt afin de négocier un accord au sujet de la mélasse, une sorte d'élixir de jouvence. Mais lorsque le Bill est en état, et qu'enfin, ils repartent, lui et son compagnon, sur la planète UMEG IV, des mois se sont écoulés ! Ils arrivent en retard et sont très mal accueillis.

Commence une série d'événements à cause de Magnus car ce dernier n'aura de cesse de lui faire payer l'affront de l'avoir fait attendre. La secrétaire de Magnus, Mademoiselle S, sa femme Quoarine aussi se serviront de Quentin pour diverses raisons.

Je m'arrête là de "spoiler" et vous laisse le plaisir de découvrir l'ampleur de cet ovni, bien foutu. Une belle plume stimulante que je suivrais avec plaisir. Je connaissais les nouvelles de Sylvain Lamur qui sont toutes d'un niveau excellent et ne suis pas mécontente d'avoir lu son premier roman.

Donc, j'ai vraiment adoré d'avoir passé quelques heures de lecture en la compagnie de Quentin Quonnard ^^ parcourant ce monde où tout est possible. Il suffit de le vouloir, de rêver pour que l'imaginaire prenne vie. Au fil de ses péripéties, je me suis surprise à le trouver sympathique finalement, ainsi que la galerie de personnages secondaires, tous intéressants (le Sage du Fin Fond de l'Espace une vraie trouvaille).

Une dernière chose : heureusement, l'amour que les femmes lui porte le sauve bien souvent. Sans elles, il croupirait en prison ou serait en piteux état.  

Je remercie Rivière Blanche de m'avoir permis cette lecture. Je signale que l'exemplaire reçu présente des défauts d'impression légers comme des caractères qui se chevauchent.

Pour se le procurer (20 €) : http://www.riviereblanche.com/collection-blanche-bl2151-quaillou.html#1cfa4a9db00ccf6474ae284036a1d00c

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 21:15
Collection Séma'gique / Illustration Fleurine Rétoré

Collection Séma'gique / Illustration Fleurine Rétoré

Projet Cornélia

Merci aux éditions Séma de m’avoir permis de découvrir cet auteur, Denis Labbé et sa série débutant par ce tome 1 : Afflictions.

D’emblée les personnages sont attachants, surtout le compagnon de Cornelia - jeune lycéenne que des événements terribles ont jeté sur les routes et séparée de ses pairs - Jean-Michel, jeune homme plein de ressources, au caractère peu amène, secret ainsi que surprenant. Il apparaît super entraîné aux combats que des cadavres morts-vivants, devenus tels suite à une épidémie provoquée par une ancienne expérience nazie, déclenchent… Combats obligatoires s’ils veulent s’en sortir indemnes. C’est à celui qui frappera le premier. Jean-Michel réussit à déjouer tous les pièges. Ses facultés hors normes pourraient vite entraîner une lassitude pendant la lecture alors qu’au contraire l’intérêt de l’histoire est maintenu grâce à des situations toujours changeantes qui apportent un complément d’informations sur l’esprit de cette horde.

La Grande Mort guette chacun de ceux assez fous tentant de survivre parmi les différents spécimens qu’elle est capable d’engendrer. Plusieurs sortes de monstres : les fourmis, les sprinters, incomplets… forment « La horde » et ils n’ont qu’une idée fixe : mordre les non-contaminés par tous les moyens.

Sous la forme d’un journal tenu par Cornélia, ce tome jette les bases d’une saga Post Apo qui ne ménage pas les nerfs du lecteur. Le danger guette les deux jeunes gens à chaque fois qu’ils souhaitent se reposer. Le cadre est forcément déprimant, mais on assiste au changement de caractère de Cornélia qui devient moins superficielle et plus musclée à force d’arpenter les centaines de kilomètres de routes, des forêts pour retrouver sa famille. On apprend qu’elle et Jean-Mich’ faisaient partie d’un groupe plus conséquent d’amis soudés par le besoin de lutter contre les forces de destruction qui les menacent. Mais un événement les a séparés. Parfois les humains encore en vie s’avèrent aussi redoutables que les « zombies », si ce n’est plus fourbes.

Tout au long de ces 300 pages et 20 chapitres, les survivants s’organisent pour leur survie, Cornélia use avec dextérité de son katana et Jean-Michel se sert d’armes et de munitions glanés sur leur chemin. On tremble avec eux. Les trouvailles sont nombreuses et variées.

Ce premier ouvrage, prometteur plaira aussi aux jeunes adultes, voire aux ados. Il pourrait être conseillé en jeunesse.

Les points négatifs pour moi : le ton employé qui ne fait pas assez « langage jeune » d’une fille de 17 ans. Il reste trop de tournures alambiquées. Et aussi le caractère plaintif de Cornélia. Par moment, elle m’énervait, bien que ses pleurnicheries soient justifiées !

Dans l’ensemble, une histoire passionnante, pleine de rebondissements.

Résumé de l'éditeur : "Un mois après le déclenchement de l’épidémie, la Lorraine et le reste de la France ne sont plus qu’un champ de ruines où quelques personnes tentent de survivre.

Au milieu d’un monde qui s’effondre sous la poussée de hordes d’errants, Cornélia et Jean-Michel partent à la recherche de leurs proches.

Mais cette Grande-Mort qui sévit et des bandes de pillards font tout pour les en empêcher.

Entre atrocités, rencontres improbables, découvertes macabres et fous rires, les deux amis vont passer par toutes les émotions et croiser des gens surprenants, attendrissants ou inquiétants. "

Pour se le procurer pour 18 € :

http://www.sema-diffusion.com/fr/accueil/46-projet-cornelia-tome-1-afflictions-par-denis-labbe.html

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 01:04
Couverture par Fleurine Rétoré, Collection SÉMA'CABRE
Couverture par Fleurine Rétoré, Collection SÉMA'CABRE

Couverture par Fleurine Rétoré, Collection SÉMA'CABRE

Je me suis régalée avec cette anthologie comprenant 10 textes sur une thématique originale se résumant à « Nu sur le balcon ».

La première « L’inconnue du cinquième » de Jean-Pierre Andrevon est vraiment bien fichue. Au début le narrateur, Michel Ceccaldi, visite un appartement, celui où il a sans doute vécu pendant sa jeunesse. Il doit le vendre mais ne s’y résous pas. Des souvenirs remontent à la surface de son esprit. Un petit pactole le décide à garder le logement en ville. Tandis qu’il se prélasse sur le balcon, il est témoin d’une scène qui le fascine : une femme apparait sur un autre balcon, au même étage que le sien, situé dans l’immeuble d’en face. Il pense qu’elle se fait agresser. Commence alors l’envie de la sauver des griffes de l’homme qui apparemment l’ennuie. Il téléphone à la Police qui lui envoie deux personnes… Bien évidemment, les investigations au numéro supposé de l’immeuble et de l’appart d’en face ne donnent rien. On ne le croit pas. La suite surprend et la fin possède ce retournement que l’on n’avait pas prévu. Du grand art. Un peu à la manière de Julio Cortázar que j’admire.

2) In Vinylo Veritas de Bruno Pochesci décrit à sa manière très imagée le parcours d’Alan piégé par une suite de sons et mots incompréhensibles (le Däw Krkt), précédée d’une figure féminine qui le poursuit à certains moments jusqu’à le forcer à s’évanouir. On se demande bien sûr pourquoi, c’est très malin. Tout commence pour lui 42 ans plus tôt quand il fait connaissance de Noreen… Il passera son temps à essayer de comprendre dans l’hôtel où Les légionnaires d’Hadrien, des fans de son ancien groupe l’ont invité pour une convention collective retraçant cette période bénie au travers d’une collection de vinyles des Hadrian’s Wall, groupe d’Alan. Se méfier de ce gentil groupe de frappadingues. Il va aussi y avoir une nue sur un balcon… Et beaucoup de choses délirantes. À lire sans modération.

3) Black Star de Pierre Brulhet est peut-être l’une des nouvelles qui m’a le moins enthousiasmée. De facture classique, elle partait pourtant bien et m’intriguait au début avec cet étranger recueilli par l’inspecteur de police car il avait été découvert nu sur son balcon. Je n’ai pas bien compris l’acharnement de la police à son encontre car il n’avait rien fait de mal à ce stade de l’histoire. Ensuite on apprend qu’il y a eu un meurtre (une cantatrice) à l’appartement où il se trouvait… Soit, mais quand même, la manière peu respectueuse du flic m’a choquée. L’assistante policière va être fascinée par cet étranger qui veut aller à l’opéra… La fin bizarre, ne m’a pas convaincue.

4) L’œuvre des spectres, Fabien Clavel. L’histoire se passe dans un théâtre national de l’Opéra car un crime semble avoir été commis. La cantatrice, Mlle de Vrocourt n’est pas réapparue sur scène laissant sa doublure tenir son rôle jusqu’à la fin de la représentation. Un certain Ragon, commissaire doit enquêter et interroger le directeur. La loge recèle des bizarreries et on apprend le vrai caractère de la diva. La lecture des revues que lisait la défunte donne une piste sérieuse à Ragon. Une écriture agréable et une histoire originale. Relire le fantôme de l’opéra peut être un plus pour bien comprendre la fin « théâtrale ». Du paranormal.

5) Le soldat blanc, Xavier Deutsch. Une atmosphère particulière plane sur cette prose aux mots et phrases comme mises à plat. Le style de l’auteur accroche tout de suite. Exemple : « Cet homme se prénomme Gilbert. Il a cinquante-et-un an. Je connais peu d’hommes de cet âge portant ce prénom, Gilbert.

Je ne rencontre pas de plaisir à écrire ce prénom. Pas de déplaisir non plus. Gilbert n’a pas choisi de s’appeler comme ça, moi non plus je n’ai pas choisi. Je prends les événements tels qu’ils surviennent… »

Voilà, il y a une simplicité et en même temps une angoisse qui monte en lisant ce texte, comme une ritournelle. Les faits d’une banalité déconcertante cachent quelque chose de malsain. Et nous allons découvrir un personnage pas si sympathique que cela au final. Le fond et la forme coïncident à merveilles. Ce qu’il sera amené à faire surprend, puis aura son explication que je trouve d’une pertinence infinie. Merci pour la découverte de cet auteur que je ne connaissais pas et bravo à lui pour avoir mis en lumière toute la noirceur de l’âme humaine en des mots pourtant si simples.   

6) Témoin indésirable, Hélène Duc. L’écriture très élégante de l'auteur permet de bien prendre possession des lieux de l’intrigue et du personnage principal, James, inspecteur à la retraite. On songe à « Fenêtre sur cour » lorsqu’il se met à espionner l’immeuble d’en face avec un télescope à infra-rouge et qu’il découvre le voisin sur son balcon nu et le visage en sang ! Sa voix intérieure lui commande de se bouger. L’humour de ces répliques rythme agréablement les scènes. La suite est assez déroutante, mais on suit le retraité en ayant mal pour lui. L’auteur excelle à retranscrire la montée d’adrénaline puis la souffrance physique. Fin surprenante. Très bon moment de lecture avec des références à des films culte, ce qui m’a particulièrement plu.   

7) Curiosité de balcon, J.B. Leblanc. Une écriture au cordeau pour une nouvelle époustouflante. La curiosité est un vilain défaut et ça Vincent s’en rappellera toute sa vie ! Le début se focalise sur un couple qui revient de courses, tranquillement jusqu’à ce que le jeune homme se fige, hypnotisé par ce qui se passe au-delà de leur baie vitrée. Un corps nu allongé sur un balcon derrière des vitres le subjugue à tel point qu’il ne bouge pas, mais ensuite sera tenté d’y aller voir de plus près. Les échanges avec sa femme sont savoureux car elle ne veut pas s’en mêler au début puis va se prendre au jeu. La fin, très bien amenée nous fait entrevoir toute la fourberie humaine.

8) Le seul ami, Daph Nobody. Le « point de vue » de Ralph Battler, jeune garçon solitaire devient un jeu de chat et de souris. Lui qui n’a pas d’ami s’est créé un monde à part, en se distrayant tous les samedis soir lorsque ses parents partent dîner en ville. Il observe à l’aide de ses jumelles, la vie qui se déroule à l’extérieur, attendant quelque chose qui va le distraire. Ce soir-là, un homme qu’il a appris à connaître, Paul Rubinek, un huissier de justice, s’introduit chez Lize. Oui, Dalph connait toutes les histoires des voisins en les observant et en les suivant. Celle-ci trompe son mari avec ce Paul, mais le mari, Bob revient à l’improviste, alors qu’il travaille de nuit dans la sécurité. Paul se retrouve coincé et nu sur une corniche entre deux fenêtres essayant de rejoindre le balcon. Sadique, l’enfant lui enverra des jets de cailloux car sa deuxième passion est le lance-pierre. La conclusion amenée en flirtant avec le fantastique est très intéressante et pose pas mal de questions au sujet de ces actes cruels du côté du gamin mais aussi du côté de l’adulte. Qui est le plus monstrueux ? Belle histoire d’amitié à postériori très bien écrite et crédible.

9) La Tordue, Camille Adler. L’histoire qui a pour cadre la Traviata se passe dans un Opéra où une cantatrice, Victoria F. a été retrouvée morte. Pas très surprenant comme cadre puisque d’autres nouvelles du recueil se passent dans ce lieu ou avec une chanteuse, mais superbement retranscrit. On assiste à des échanges entre le directeur, monsieur Letellier et Willems, l’inspecteur. On reste sur sa faim au bout de l’enquête. C’est un parti pris ou bien le mystère se rattache à Violetta, personnage central dans la Traviata.

10) Alan 2.0, Nicolas Pages. Un golden boy d’une société sur le déclin aimerait de refaire une virginité ou tout du moins contrôler mieux sa vie qui jusque-là n’était que débauches, faux-semblant, vide… Sa femme l’ayant quitté, emmenant son fils avec elle, fut le déclic. Belle introspection de ce type peu sympathique. Il gagne à être aimé et fera tout pour aider son prochain, suite à ce qu’il aperçoit sur le balcon de l’immeuble d’en face. Sa curiosité l’entraînera loin. J’ai bien aimé l’idée et cette fin que je n’avais pas vu venir ^^.

Conclusion : je vous encourage à vous procurer ce recueil, au titre prometteur et aux nouvelles envoûtantes. (pour 17 €)

Liens d'achat : http://www.sema-diffusion.com/fr/81-sema-cabre

Ou :

http://www.amazon.fr/Nu-Sur-Balcon-Anthologie/dp/2930880155/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1492386259&sr=8-2&keywords=nu+sur+le+balcon

 

mmmm

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:49
Thriller sorti le 14 avril 2017, Sema'Isain. Couverture de Floating Fantask

Thriller sorti le 14 avril 2017, Sema'Isain. Couverture de Floating Fantask

Le miroir du damné

Auteur J.B. Leblanc et Frédéric Livyns

Couverture : par Floating Fantask

On entre dans ce thriller par un prologue présentant un personnage clé de l’histoire : Lucy, ce qui m’a de suite accrochée. On veut en savoir plus, sur le pourquoi de son état et de son angoisse… Et sur ce miroir que libérerait, on ne sait pas trop quoi à ce stade. J’aime beaucoup cette entrée en matière.

Ensuite on passe à un autre personnage, Alain qui sera une des premières victimes d’une sorte de malédiction s’abattant sur Tarsac. Mais le fait d’avoir en tête le prologue m’a fait comprendre (ainsi que le dessin de couverture) que le miroir y est pour quelque chose. Donc, je me suis intéressée beaucoup plus à la psychologie des personnages encore vivants car bien vite ils nous quittent dans d’affreuses souffrances ! Ils sont tous très bien campés et ont tous des priorités liées à leur fonction pour le policier principal, en charge du dossier - Gérald Courtas ou le maire et chef de la police du village, Martin Fabre - ou bien liées à leur histoire personnelle.

Tout se met en place progressivement, un peu trop lentement à mon goût car les chapitres découpés en zoom sur les protagonistes donnent parfois des informations répétitives. Il y a Kalvyn, pièce maîtresse, venu spécialement s’occuper de l’enterrement de son père car il est le seul « survivant » de la famille. Il s’interroge sur les circonstances de ce décès puisqu’on lui refuse l’ouverture du cercueil. Il est persuadé qu’on lui cache des choses et en effet ! Par son regard et ses actions, on découvre Tarsac et son climat difficile à supporter, déjà par les tensions entre les habitants, puis par l’histoire de crimes antérieurs commis par un certain « réducteur » dont on fera la connaissance dans les chapitres suivants à plusieurs reprises et pour finir à cause de la chaleur insupportable qui y règne.

502 pages où l’on ne s’ennuie pas et où je guettais le moment de bascule vers l’innommable. Je n’ai pas été déçue ! Les derniers chapitres sont très réussis de ce côté-là !

Je ne dévoilerai pas le dénouement à la hauteur logique de ce qui est suggéré tout au long du livre. Vraiment, je salue l’imagination, la faculté de transcrire des émotions et descriptions prenantes des auteurs. Du bon boulot.

Le résumé par Sema Éditions :

« Au cœur du massif des Maures, le petit village de Tarsac est le cadre de meurtres sauvages qui font ressurgir la peur et la paranoïa.

Qui est cet assassin particulièrement retors qui ne laisse aucune trace et semble connaître parfaitement ses victimes ?

C’est ce que devront découvrir le lieutenant Courtas du SRPJ de Toulon et Martin Fabre, le chef de la police municipale. Cette enquête les confrontera à des croyances révolues sur fond de sorcellerie et à un étrange miroir qui semble être le cœur de l’énigme.

Mais, dans cette cuvette infernale écrasée par la chaleur, les morts se succèdent à un rythme effréné, et le temps leur manque… »

Pour l'acheter : http://www.sema-diffusion.com/editions/le-miroir-du-damne/

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 18:34
Recueil de nouvelles sur le thème de Frankestein/ Mary Shelley Collection l'Atelier chez Souffle Court Éditions
Recueil de nouvelles sur le thème de Frankestein/ Mary Shelley Collection l'Atelier chez Souffle Court Éditions

Recueil de nouvelles sur le thème de Frankestein/ Mary Shelley Collection l'Atelier chez Souffle Court Éditions

Petit livre intrigant qui dans l’ensemble ne m’a pas enthousiasmé à 100 %.

Certains textes m’ont paru hermétiques, peut-être parce que le thème : Hommage à Mary Shelley ne me parle pas, que la phrase récurrente : « Ah ! Que les sentiments des humains sont variables ! Et combien étrange est cet attachement que nous portons à l’existence ! » me sort de ma lecture à chaque fois ou presque, que certaines nouvelles trop bizarres ne me paraissent pas en adéquation avec l’idée que je me fais du sujet, cette femme écrivain, auteure du fameux Frankenstein ayant eu une vie mouvementée…

21 textes pour 285 pages au format mini (10,5 cm / 15 cm).

 

La première nouvelle : « Aujourd’hui est terminé » de Sébastien Meunier mérite en effet le Prix Première nouvelle 2016. Elle est plaisante, écrite à la première personne du singulier d’une manière parfaite. Je ne me suis pas attendue à cette fin, très réussie. Le narrateur a une mission qui se révèlera haute en surprise… Et je ne peux en dire plus comme pour la plupart des textes qui sont très courts. 14 pages pour celle-ci.

 

« Éclats de lame » de Fanny d’Angelo. Une histoire que j’ai beaucoup appréciée du fait de son ancrage dans notre réalité, Daesch et leurs pratiques ignobles, et de sa noirceur, mais au plus près de l’âme humaine. D’une justesse de ton parfaite pour traduire l’embrigadement.

 

« Fragments » de Dominique Piferini troisième nouvelle que j’ai bien aimée, déjà parce que l’époque me parle. Glaciale ! La mémoire d’une vieille femme revient par bribes et la fin est juste émotionnellement impeccable.

 

« Désincorporation » d’Hélène Duc fait partie de mes préférées. Déjà parce que le genre SF m’attire et le sujet très actuel, l’immortalité, me fait entrevoir une piste que je n’aurais pas imaginée moi-même. Le cadre, les personnages, le déroulé des actions très pertinentes et l’écriture très maîtrisée m’ont permis de m’évader tout en réfléchissant aux conséquences d’une technologie capable dans le futur de ce genre de prouesse.

 

« Le duplicata », Pierre-Alban Pillet. À tendance SF. Belle histoire de réappropriation d’un passé perdu par l’intermédiaire d’une technique futuriste, pas encore mise au point. Dans mes préférées.

 

« Le sourire de Sisyphe », Stéphane Bientz. Une vraie réussite aussi. J’aime beaucoup l’idée, cette punition démoniaque ! Un peu SF. « L’âme est une prison » … en effet.

 

Ensuite, « Met’menole ou la Déméter des talus » de Françoise Balley : Très imaginatif car on voyage en même temps qu’une entité non définie, ou d’une façon proche des plantes… Mais de ce fait, difficile de s’accrocher à quelque chose de connu. Sauf à la fin ou tout s’éclaire.

« De Humani Corporis Dolore » de Xavier Watillon. Jeu de dupes entre Mary et Victor sur fond de laboratoire et d’expériences douteuses.

« Il faisait presque noir » de Marie Constant. Toujours cette litanie aussi du concept d’avant la nuit qui ne me parle pas ! C’est une image, je pense… Ce qui se passe avant la fin de tout. Je n’ai pas bien saisi le sens de cette nouvelle. Un jeu là encore entre deux êtres, dont l’un (l’une) très dépendant de l’autre remet en question un pacte dont on ne sait pas grand-chose…

« Galette aux amandes et têtards noirs » d’Elisa Deleuze. Histoire de retrouvailles entre filles de milieu différent dont l’une, Alison se cache (on comprend pourquoi au fil du récit) tandis que l’autre, Mary brille au grand jour.

« Les Cholpèques » de Florence Bouche. Une bonne idée, bien menée jusqu’au dénouement plein d’ironie à partir de recherches archéologiques ou archéo pas logiques.

« La mécanique de l’âme », Juliette Baron. John voue un amour sans faille à Mary qui semble de bonne compagnie. Ce qui est arrivé à la jeune femme et ce que s’inflige John fait tout de même froid dans le dos.

« Moi, Mary » de Valériane Marino. Une jeune femme nommée Mary tient son journal pour relater les péripéties dues à sa maladie. Ses états d’âme et réflexions sur la vie, la mort, les donneurs qui pourraient être des psychopathes émeuvent et le destin frappe.

« L’autre et moi », Camille Plaisante. Thème de l’attente, du reflet, de l’autre qui peut être moi. Quelqu’un souhaite le retour de Mary, mais où est-il, mystère. On devine qu’elle est indispensable à son équilibre mental.

« La valse des vanités » Arnaud de Monlivaut. Tentative de garder sa jeunesse pour Mary, pour un coût exorbitant. Le naufrage d’une vie basée sur l’apparence. D’une tristesse inouïe, mais je ne me suis pas sentie concernée par la douleur de cette personne courant après sa beauté perdue.

« Pour une main de plus », Stéphanie Bara. Histoire gentiment absurde qui serait le combat de Pietr et de Mary. Lui s’accapare au sens propre des éléments du corps d’Elle pour réaliser son rêve d’être augmenté… Un nouveau Frankenstein ?

« Un vœu au chocolat », Fanny Renard. Au début j’ai pensé que le narrateur était un immonde monstre pédophile ; ce n’est pas ça du tout. Bravo à l’auteur pour sa facilité à nous tromper ^^

Rapport faussé entre deux personnes vivant sous le même toit, pour cause de syndrome de Peter Pan. Malin comme approche du thème de l’éternelle jeunesse.

« Séduisant inconnu », Ancélise Blan. La lecture publique d’une nouvelle par une certaine Mary donne le départ à une rencontre pleine de surprises. L’inconnu s’appelle Gray, tout un programme.

« Plonger dans une eau glacée », Lilia Seddik. Un texte qui surprend par le ton par moments vulgaire, mais on comprend petit à petit la raison, et c’est plutôt bien amené.

« Il n’est pas toi mon amour », Adeline Brun. Un peu SF. Histoire d’un homme qui tente de recréer sa moitié, à bout de nerfs à force d’y penser, puis plus concrètement. Amour fou. Descriptions de sa douleur immersives.

« L) UniVersus », C.L.De-Saër. Texte en prose poétique qui m’a laissée de marbre. Désolée pour cet auteur mais les mots qui constituent une chaîne (de l’univers) m’ont paru trop décousus et sans liens entre eux. 19 pages (la plus longue de toutes les nouvelles de ce recueil) de sonorités qui pourraient plaire à certains lecteurs qui n’ont pas besoin d’une trame narrative, de personnages, d’actions, de cadre précis (là, il est multiple), une chute surprenante pour apprécier une nouvelle.

Pour conclure, un recueil varié, au thème original. Quelques pépites que j’ai eu plaisir à « déterrer ».

Lien vers l'éditeur : http://www.soufflecourt.com/commande (12 €)

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 17:07
Couverture magnifique (réalisée par Martine Provost) du recueil de Gabriel Arlys "Immortalité en papier" chez BOZ'DODOR

Couverture magnifique (réalisée par Martine Provost) du recueil de Gabriel Arlys "Immortalité en papier" chez BOZ'DODOR

J’ai accepté un partenariat, pour l’instant occasionnel, avec la maison d’édition Boz’Dodor qui proposait ce titre : « Immortalité en papier » de Gabriel Arlys en SP format ebook.

L’occasion de découvrir un nouvel auteur est toujours source d’enrichissement, alors je n’ai pas hésité malgré quelques désagréments à ouvrir certains fichiers numériques d’une certaine maison d’édition… Calibre a bien voulu me livrer les textes en bon français et pas en hiéroglyphes ou en signes incompréhensibles !!! Ouf !

Le fil conducteur de ce recueil de nouvelles, l’immortalité, donne à réfléchir. Est-ce folie de vouloir à tout prix vivre éternellement ? On verra que parfois, oui !

À travers 4 nouvelles, le lecteur va rencontrer différents personnages, victimes de ce rêve d’immortalité ou l’ayant subi…

 

Dans la première « La mère aux cheveux-racines », il s’agit pour Johan, un explorateur, de trouver le moyen de le devenir. La légende de Bellinza l’obsède. Il a réuni beaucoup de documentations, fait preuve d’intelligence avec la nature pour plaire à cette créature fantasmée ou réelle, la mère / mer aux cheveux-racines qui pourrait lui montrer le chemin. Est-ce bien raisonnable ?

Son accompagnateur dans la forêt amazonienne, en Guyane, Charles Do, le mènera dans sa quête d’aboutir à être un shaman immortel, mais… Là, je ne peux en dire plus sous peine de spolier. Le voyage vaut le coup (figuré et bien réel de lecteur) car cet auteur possède de solides connaissances scientifiques, ayant étudié pour devenir docteur en Sciences de la vie. Il m’a entraîné à observer la faune et la flore sous un jour nouveau pour moi : avec un regard de spécialiste. Belle vision de ces rainettes de la Canopie ou de ces papillons morphos. Cette façon de décrire minutieusement la nature environnante m’a tout de même sortie de l’action. En général, j’aime mieux lire des histoires à suspens ou plus violentes. La scène où le guide, Charles DO ne s’arrête pas pour secourir un blessé m’est apparue sordide et non justifiée puisqu’ensuite on passe à autre chose sans avoir la réponse d’ailleurs au pourquoi de ce manque d’empathie. D’accord quand on connait la fin, on peut deviner… Mais bon, c’est limite.

Pour conclure, le cadre doucereux très bien restitué et le parcours de l’apprenti shaman devant survivre en pleine forêt tropicale pendant un mois ne m’a pas enthousiasmée plus que ça, à part la chute excellente (mais que j’avais tout de même devinée au milieu lors du test du pistolet ADN). L’idée pourtant très belle et l’écriture précise donnent une nouvelle intéressante qui m’a bien fait rêver.

La deuxième « La clinique des champs » m’a angoissée car l’interrogation du monsieur, Robert Priatkov venu prendre des nouvelles d’Armanda, sa sœur hospitalisée en clinique n’aboutit pas à des réponses honnêtes de la part de son interlocuteur, le docteur Grangier. Ce dernier n’a pas de temps à lui consacrer et le renvoie vers d’autres personnes ne sachant pas pourquoi celle-ci est plongée dans le coma. Sa colère semble tout de même forcée quand on sait que sa sœur vient souvent dans cet établissement privé pour des traitements contre la vieillesse. Elle n’a, à près tout, que ce qu’elle mérite ! Je n’ai pas été très sensible à l’enjeu mais j’ai apprécié la scène finale où un implant contre-nature transforme la patiente en… Stop, je ne peux préciser… Beaucoup de termes techniques là aussi, nécessaires, qui m’ont fait perdre le fil donnant une structure bancale mi SF, mi fantastique. J’ai apprécié ma lecture ne m’attendant pas à cette fin ^^

La troisième et ma préférée : « Mutants lunaires » pose le problème des manipulations génétiques à un niveau SF car impossible d’envisager ces modifications dans un avenir proche. Les échanges entre le présentateur, Colin Maillard (beau jeu de mot), mufle sur les bords et la présentatrice, Sandra, m’ont bien divertie. Les dialogues rythment agréablement l’action, un jeu de découverte de ces mutants basés sur la lune, terrain de scientifiques fous pris à leur propre piège. J’aime beaucoup ce concept. Tout commence avec la chasse au Pt77 par Olivier, un candidat qui doit le trouver. Problème, il est invisible ! Beaucoup d’humour dans cette nouvelle que j’ai totalement aimée.

 

La quatrième « Immortalité en papier » est en fait en plusieurs parties et je ne pourrais pas en parler à part que je n’ai pas trop accroché car les descriptions prennent une place importante et ne sont là que pour révéler un personnage historique ou autre fait marquant d’aujourd’hui. Une façon de procéder originale, je dois dire. La forme parfaite n’empêche pas que le fond me soit apparu peu concluant sauf pour la dernière rédigée avec un ton différent qui la rend savoureuse et en même temps terrible.

 

Allez-y procurez-vous ce recueil, il vous apportera bien des surprises. On sent la formation scientifique de l'auteur et j'ai apprécié les détails techniques à certains moments ; moins à d'autres. Dans l'ensemble, ce fut une belle découverte.

Voici le lien de la maison d'édition :

Facebook :

http://www.facebook.com/pg/editionsBozDodor/about/?ref=page_internal

Vers l'achat du recueil :

http://store4324017.ecwid.com/#!/Immortalité-en-papier/c/20237875/offset=0&sort=normal

Site : http://www.editions-bozdodor.com/

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 21:28
Illustration de WAHYA pour la couverture de ces 17 meurtres
Illustration de WAHYA pour la couverture de ces 17 meurtres

Illustration de WAHYA pour la couverture de ces 17 meurtres

Ce livre est fait pour vous si vous aimez Agatha Christie, Sir Arthur Conan Doyle, Gaston Leroux, les Harry Dickson de Jean Ray, c'est à dire des enquêtes à mener avec quelques indices donnés par le narrateur au cours du récit. Si vous découvrez le coupable avant la fin, bravo !  La tâche est ardue et ici, chaque histoire m'a bien laissée perplexe tant l'intrigue me paraissait impossible à démêler...   

Le Dernier verre du pirate de Stéphane Lesaffre qui met en scène un meurtre sur un brigantin, imposant voilier mouillant l'ancre aux abords d'une île.  Les 60 pirates et le capitaine de l'équipage, William Vein ne restent pas cachés longtemps et se lancent à la poursuite d'un autre navire, le Zeepijl qui s'avère une proie facile, dirigé par un certain Maarten, ennemi juré de Vein. Au cours d'un repas bien arrosé, ce dernier va mourir étouffé par ce qu'il mange... Commence les supputations des autres marins et la recherche du coupable. J'avoue ne pas aimer les histoires de pirates, donc j'ai eu du mal à entrer dans le jeu qui est fort long ! 22 pages où je me suis ennuyée même si c'est super bien écrit. Je n'ai bien sûr pas découvert l'assassin et la fin m'a surprise. Donc lancez-vous dans cette aventure si vous avez le pied marin ^^

Les Demoiselles d'Angely de Romain Bastide nous plonge pendant la guerre de 39 / 45 sous l'occupation allemande. Comme j'ai travaillé pour un appel à textes sur cette période, je me suis sentie en terrain connu d'autant plus que les personnages donnent envie d'en savoir plus sur ce mystère du disparu... J'ai bien aimé le ton, l'écriture soignée, l'ancrage dans ce temps de galère puis le retour dans notre présent par l'intermédiaire d'un professeur qui veut solutionner cette énigme, sous couvert de commémorations. Histoire très bien menée et originale.

Sur la corde raide d'Hélène Duc. Je n'ai eu aucun mal à me passionner pour ce savoureux huis-clos grâce à la facilité de l'auteur à créer une ambiance digne des meilleurs romans d'Agatha Christie. Les détails comptent beaucoup dans le plaisir de la lecture; je me suis laissée entraîner facilement. En plus la principale héroïne, Mrs Goodfellow joue la parfaite ingénue jusqu'au bout. Une pointe d'ironie bienvenue traverse par moment le texte, ce qui donne une respiration à l'ensemble assez oppressant par ailleurs. Parfaite petite histoire pour moi.

Le fantôme sur le balcon de David Verdier où il est question de mettre au défi une personne aimant ce genre de crime en chambre close. Le docteur Albret expose ce qu'il connaît de l'affaire non élucidée à son ami le détective Paul Kestevan qui devra trouver la solution. Le pitch est tellement étrange que j'ai peu adhéré à la suite qui pourtant est en effet assez simple au final. Un peu trop tordu pour moi...  

Et pour quelques millions de trop de Sophie Carstene. Le ton m'a bien plu. Les dialogues sont savoureux. Une auteur est née (elle a 24 ans). La conclusion de l'histoire par contre moins, mais je me dis que comme l'auteur souhaite casser les clichés, elle a réussi son coup. Bravo pour ça, il fallait oser.

L'envers du décor de Corinne Toupillier. Ce serait l'histoire d'un immeuble et de gens marginaux qui s'entraident, se disputent... Voilà une entrée en matière pas banale, un peu trop détaillée à mon goût. Que de personnages à retenir ! Tous superbement présentés avec leurs défauts et qualités. La plus importante est l'anglaise par qui le malheur arrive, Shirley la paumée. Bien, mais au bout d'un moment j'ai décroché. L'explication finale m'a semblé tiré par les cheveux, mais bon pourquoi pas... À vous de lire ces 24 pages...

Meurtre en altitude de Sylvain Boïdo. Histoire qui prend la forme d'un thriller car plane l'aigle qui cristallise les peurs. J'ai aimé cette écriture au cordeau, où des zones d'ombres inquiètent. La conclusion de toute cette affaire de disparition me fait dire que l'auteur m'a bien eu... Merci pour ce moment de lecture plaisante.

Meurtre en chambre close de J.B. Leblanc surprend par la tournure que prend une simple aide d'un ancien capitaine de police, mélancolique depuis qu'il est à la retraite. Les crimes en chambre close sont une de ses passions et le nouveau capitaine fait appel à lui quand le cas se présente. A-t-il eu raison ? Bonne question mon capitaine. Troublant et monstrueux !

J'ai vraiment beaucoup aimé cette nouvelle.

Meurtre en Amour mineur de Lenny Roy. Le narrateur, un inspecteur, découvre un corps et conclut vite à un suicide, mais c'est sans compter sur son collègue, Jason qui va trouver le fin mot de l'histoire. De l'amour contrarié et un fieffé manipulateur auront poussé la victime à cet acte désespéré. Très intimiste et j'ai bien adhéré à cette tragédie.

Proprement mort de Stéphanie Soban. L'histoire de ces deux détectives privés abonnés aux histoires sordides d'adultères m'a intéressée. Personnages haut en couleur que j'ai aimés suivre tout au long de cette enquête particulière car cette madame Armanda Lequellek les fait bien tourner en bourrique. La résolution du crime m'a laissée encore une fois penaude car je ne l'ai pas vu venir ! Merci pour cette histoire pleine de rebondissements.

Saul Harker prend l'air de Lionel Belin serait l'exemple type d'une histoire à énigmes, haletante avec des rebondissements imprévisibles. La meilleure de ce recueil, en tous cas dans la pure tradition du détective au cœur de l'affaire qui élucide à coups de preuves implacables et confronte les personnes présentes pendant le crime. Elles n'ont pas bougé de la propriété et sont toutes potentiellement soupçonnées à tout de rôle. Du beau travail. Je suis admirative. Avec une écriture qui coule de source.

Suicide illusoire de Patrice Vincent. L'affaire sera vite élucidée par Alvert, un surdoué. Tout l'intérêt réside en la façon qu'il a de tirer des déductions juste en observant la scène du crime et en amenant progressivement les preuves de ce qu'il avance à la manière d'un parfait mécanisme d'horlogerie. Le métier du mort, magicien enfonce le clou... du spectacle de cette résolution du problème de haute volée. Peut-être un peu trop exagérée quand même.

Le vol noir du Dragon de Philippe Dessaint. Le crime d'un astronaute, seul dans la station spatiale internationale a de quoi interloquer. Le déroulé de cette énigme suit une logique pourtant infaillible et déroutante à la fois. Je me demandais comment l'auteur allait s'en sortir et son idée n'est pas banale !  

Home Sweet Home de Christophe Dolhent m'a bien plu par son côté SF, peu courant pour aborder ce genre d'énigmes, prenant naissance au XIX ème siècle. L'histoire nous emmène chez l'ex de la principale suspecte, Anna. Il vivait entouré d'une technologie démesurée qui prend le pas sur le bon sens. Si les commandes de son "bunker" se déconnectent, il reste piégé à l'intérieur. Qui est responsable de sa mort ? Je n'avais pas deviné et toute l'intrigue est vraiment bien pensée. Une réussite.

 La Bombe, le Flic et le Puant de Nicolas A.Pages : joli titre en forme de pied de nez qui attire le lecteur. Et je n'ai pas été déçue par ma lecture. La présentation des personnages, dans un cadre futuriste n'est pas dérangeant, au contraire, j'apprécie les nouvelles SF. Ça commence par un titre énigmatique "Le coupable". Est-ce lui ou pas ? Alors qu'on ne connaît encore rien de ce qui va se passer... Chandler Carr, un type imbu de lui-même, grossier, entouré de gadgets, accompagné d'une créature de rêve à ses ordres pose l'ambiance. Le flic qui enquête au sujet de la mort du père n'a pas les mêmes infos que nous et sa perspicacité force l'admiration. Un texte intrigant.

Dix Petits Warps de Bruno Pochesci : malgré le côté SF, j'ai eu du mal à accrocher, mais j'admire l'aisance d'écriture, j'apprécie les bons mots qui parsèment le texte. L'auteur se joue de nos nerfs et pour ça on peut le féliciter. La surprise est constante, aussi bien avec les personnages qui ont des caractères bien et mal définis (ça dépend lesquels) qu'avec les péripéties échevelées. Une belle imagination au service du thème du temps qui se dérègle, des arts, de l'amour à toutes les sauces, des morts qui ressuscitent... Beaucoup de choses au menu de cette nouvelle qui ne cherche qu'à détendre, faire sourire et crisper ceux qui aimeraient de la vraisemblance. Pour les gourmets.

Sommeil rouge de Nick Arsen : À une époque future, 2150, où la violence est éradiquée avant la naissance grâce à la manipulation génétique, la découverte d'un meurtre peut surprendre. Encore plus à bord d'un vaisseau spatial quand 5 membres de l'équipage se réveillent au bout de 50 ans d'hibernation et se trouvent confrontés à une vision d'horreur, leur collègue agent de maintenance, les boyaux à l'air... Que lui est-t-il arrivé ? Chacun finit par soupçonner l'autre, et la violence pointe son nez, ce qui est un comble puisque normalement ils ne possèdent plus cette capacité. D'autres morts suivront. L'énigme s'épaissit jusqu'à la conclusion désespérante pour le genre humain. Les scientifiques font peur !

Pour conclure, j'ai trouvé que ce recueil soigné, apportait par le biais de chaque nouvelle une facette de l'ignominie humaine, de sa capacité à concevoir des plans machiavéliques pour parvenir à ses fins lorsque son intérêt égoïste domine. Souvent afin de supprimer un gêneur.

Je n'ai pas boudé mon plaisir et je remercie tous ces auteurs talentueux ainsi que les anthologistes qui m'ont permis de lire ces histoires à tiroirs qui constituent une vraie énigme pour moi. Comment font-ils pour concevoir de tels scénarios, si complexes parfois. Bravo !

Lien d'achat : http://www.amazon.fr/Dimension-Meurtres-Impossibles-Philippe-Pinon/dp/1612275346

Ou sur Rivière Blanche : http://www.riviereblanche.com/collection-fusee-f48-dimension-meurtres-impossibles.html

 

 

 

 

 

 

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 22:19
"Roman" de Catherine LANG
"Roman" de Catherine LANG

"Roman" de Catherine LANG

J'ai découvert Catherine Lang par certains de ces textes en lecture libre et dans le recueil Electrons livres 2 : http://www.amazon.fr/Electrons-livres-n%C2%B0-doeuvres-ind%C3%A9pendants-ebook/dp/B00P6HT1MK/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1455192171&sr=8-2&keywords=%C3%A9lectron+livre+2 sur Amazon (Traversée).

Belle écriture qui va à l'essentiel, c'est à dire à ce qui façonne les gens, une attitude, un regard, peu de choses, mais à l'économie. Elle gratte l'os et va à l'âme. Très juste ^^

Ici, des jumeaux qui se racontent à la deuxième personne du singulier pour Elle, ce qui donne un ton détaché pour mieux cerner les personnalités double, une femme et un homme, dualité et aussi contradictions. Lui se raconte à la première personne, Je.

J'aime beaucoup ce début et le chapitre VI qui par contre s'adresse au lecteur, VOUS, deuxième personne du pluriel !!!

"Votre mère arrive. Elle prend le train de 16 h 12. Elle vient vous voir une fois par mois. Elle va vous regarder sous toutes les coutures, vous dire que vous avez mauvaise mine, que vous avez encore maigri.

.....

Vous avez envie de l'étrangler. Ne plus l'entendre. Crac. Terminé."

....

Ensuite c'est trop "drôle" : Le personnage se demande comment éliminer le corps... Et renonce, il se promet d'y réfléchir, comme d'habitude !!!

La chapitre VII est très vivant avec peu de mots. Je me suis cru dans une scène de film. Tout y est, bruits, odeurs, mouvements, couleurs... Économie de moyens, mais force énorme :

"Des cris fusent du kiosque à musique. Dans l'allée, des voitures sortent du parking, coups d'accélérateur plus ou moins appuyés. Des gens traversent, des femmes ; elles font du shopping. Le frottement de leurs sacs en papier scande leur marche...

Autres coups d'accélérateur...

Bruits de pas précipités...Il pleut. C'est comme un bruit de perles qui tombent sur le sol...

Le palmier se plaint. Tu l'entends.

..

L'homme en noir qui porte un parapluie bleu te regarde.

Une camionnette blanche. Papa, maman et leur fille. La dernière en rose, elle en rouge.

...

Musique. Les enfants du Pyrée... Le ciel grec... Sirtaki sur échasses. Saxophone..."

Voilà donc le style très dépouillé, mais non moins incisif de Catherine.

J'admire ce ton détaché, presque comme une esquisse si on compare au dessin. Pourtant, il montre beaucoup.

Je dirai que ce n'est pas vraiment un roman car il n'y a pas d'intrigues à proprement parlé, juste des rencontres et scènes de la vie quotidienne admirablement restituées. Lire le dernier chapitre IX est un régal à ce sujet. Avec seulement un gros plan sur un lampadaire à lampe ronde !!! Du grand art !!!

"La grosse boule est transparente avec un cercle doré autour. Elle est sale. À l'intérieur de la grosse boule, une plus petite et opaque.

Comme la vitre est déformée par des lignes verticales, la grosse boule n'est pas tout à fait ronde. Elle est coupée par endroit et par moment..."

Je recommande la lecture des textes de cet auteur. Je suppose que ce livre là n'est plus imprimé. (http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/un-petit-vent-frais-au-pays-de-l-120989) mais il existe en numérique sur des plateformes connues.

Pour conclure, j'ai passé un bon moment de lecture où les tranches de vie d'Elle (qui voyage beaucoup, d'où le titre ;) travaille pour une ONG) et de Lui (attaché parlementaire) ressemblent peut-être à des connaissances croisées ici ou là (autobiographiques ?).

Ce "roman" laisse derrière lui une petite musique bien agréable.

J'ajoute qu'il est gratuit en numérique sur Amazon, ITunes. Voici les liens :

http://www.amazon.fr/gare-Merlimont-Catherine-LANG-ebook/dp/B00BKWNL8A/et

http://itunes.apple.com/gb/book/la-gare-de-merlimont/id1104720747?mt=11

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:54
Roman fantastique paru en 2010, disponible à la médiathèque de Troyes (10000) ou Amazon

Roman fantastique paru en 2010, disponible à la médiathèque de Troyes (10000) ou Amazon

Voici le lien du blog de lecture où Nathalie donne des avis sur de nombreux romans : http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/j-ai-lu-pour-vous/le-piano-malefique.html#AE5zuPYbOIevQfTK.01

Pour résumer :

Quel est le mystère qui a fait disparaître toute une classe, partie en voyage scolaire entre Troyes et Brienne le Château, puis les faire réapparaître, complètement hagards, malades et  vieillissants ? C’est ce que va essayer de comprendre Herbert. 

Un enquête autour d’un château qui n’existe pas ou plus, d’un bus rempli d’enfants qui disparaît et d’un soit disant vampire, voilà où nous embarque Françoise Grenier DROESCH, dans ce roman. Je n’en révèle pas plus, aux futurs lecteurs d'aller découvrir ce qu’il s’est réellement passé…

J’ai pris un grand plaisir à lire ce livre énigmatique et plein de rebondissements qui se passe dans notre département, dans des lieux que je connais. En refermant ce livre, ma question est : est ce que je vais programmer une sortie avec les enfants du centre de loisirs, cet été, aux Terres Rouges ? Pas sur !!!

Un bon premier roman, et un auteur à suivre !!!


Read more at http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/j-ai-lu-pour-vous/le-piano-malefique.html#6ExXeLA2qU1SEdUA.99

MERCI BEAUCOUP pour cette sympathique chronique !!! ^^

Toujours disponible ici : http://livre.fnac.com/a6864675/Francoise-Grenier-Droesch-Le-piano-malefique?Origin=affilinet484633&affmt=2&affmn=1 pour 20,80 € si retrait en magasin

Ou bien dans ma boutique auteur : http://www.amazon.fr/PIANO-MALEFIQUE-Fran-Grenier/dp/2304033180/ref=asap_bc?ie=UTF8

 

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  • : Le blog de francoisegrenierdroesch auteur fantastique
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  • : Je mettrai mes essais littéraires, mes coups de coeur, des liens vers mon roman fantastique " LE PIANO MALÉFIQUE " car je me suis découvert une passion pour l'écriture alors que jusque là, je dessinais et gravais. Mais, je suis enseignante et donc, j'ai peu de temps à consacrer à ce blog, ne m'en voulez pas d'être parfois longtemps absente ! Du Cauchemar au rêve, il n'y a qu'un livre ! ( La Confrérie de l'imaginaire )
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  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans
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