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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 00:31
Couverture de Môlne / Couverture, logo et mise en page : © Alexandra A. Touzet.
Couverture de Môlne / Couverture, logo et mise en page : © Alexandra A. Touzet.

Couverture de Môlne / Couverture, logo et mise en page : © Alexandra A. Touzet.

Vidéo de Stéphane Morales

Un grand merci aux éditions d’Utoh pour m’avoir permis de découvrir leur 3ème publication.  

Ce fut une lecture riche en sensations ! Moi qui aime le glauque et les surprises, j’ai été gâtée. Chaque nouvelle possède son degré d’effets conséquents, très bien maîtrisés sur l’échelle des occupations morbides des habitants de Môlne, ville emblématique du mal à l’état premier.

Donc dix nouvelles ! 324 pages. Pour adultes. 

 

L’introduction (prologue) est savoureuse à ce sujet et promet des découvertes étonnantes et des frissons garantis sans effusion de sang ou trop de détails gore. Presque en finesse oserai-je dire.

Une idée bien ingénieuse que de tout centrer sur cette ville mystérieuse et surtout repoussante. Chaque description de ses habitants ou de ses paysages, rues prouvent qu’elle ne respire pas la joie et l’allégresse. Personne n’a envie de rester en ses murs ; pourtant certains personnages y sont forcés par curiosité, malchance, aléas de la vie. Ils sont vite rattrapés par des événements qui dépassent l’entendement. À vous de les découvrir !

Vous ne serez pas déçus si le but que vous recherchez est de mesurer votre capacité à encaisser les coups tordus ainsi que l’agonie et la folie de ceux qui s’arrêtent là, à Môlne ou aux alentours. Le mal s’étend.

Le premier texte (Prologue)donne les prémices de Môlne, comment elle a surgi du néant. Très poétique.

Le deuxième, Une vie d’Espérance, est ma préférée. Le fait que ce prisonnier, Espérance souhaite mourir alors qu’il pourrait être gracié questionne. On se demande pourquoi il s’entraîne sans relâche à muscler son corps. Un indice apparaît : sa mère l’avait initié à des pratiques vaudous alors qu’ils vivaient à Môlne et il hait un surveillant particulièrement sadique. La suite, à lire.

Le troisième, Les lettres oubliées de David, m’est apparu moins rythmé puisque des passages entiers sont des extraits de lettres d’un parent ayant combattu pendant la guerre en tant que médecin. Son petit-fils, Philippe, les découvre dans le grenier de la maison familiale à Môlne. Les lettres sont longues et très détaillées. Un personnage y est décrit qui apparaît victime d’une malédiction. On frôle le paranormal. L’histoire nous est racontée à travers ses missives adressées à sa femme. Je trouve que ça ralentit l’action et je n’ai pas trop aimé. La fin ne m’a pas non plus paru évidente.  

Le quatrième, Voiture 14, est excellente car la réalité échappe au voyageur du train. Il sombre dans une folie ou bien rien n’est plus comme avant et tout recommence comme dans un cauchemar. À un moment, il veut rejoindre sa couchette 51, mais n’y arrive pas car la porte est fermée. Lorsqu’il réussit à ouvrir, l’odeur repoussante l’empêche d’y pénétrer. Il cherche quelqu’un pour changer de compartiment, mais se rend vite compte qu’il est seul. Puis des bruits le mènent dans une autre dimension. Bizarre, il voulait faire escale à Môlne 😉 C’est très bien rendu. Est-ce que l’auteur a la phobie des gares et des trains ? On dirait bien ! un must !

La cinquième, Les rejetons de Môlne, est très originale dans sa forme. Ce ne sont que des copies d’écran de tél. C’est suffisant pour imaginer les personnages, une jeune fille, Anita, qui fait de babysitting à Môlne, sa maman qui s’inquiète et sa meilleure amie, Lana. L’auteur m’a surpris par sa facilité en quelques mots à donner une ambiance angoissante à partir d’une situation banale, souvent mise en scène dans les films d’horreur. Bravo !  

Le sixième, La vengeance est un plat qui se mange, commence comme un rapport d’autopsie. Des détails étranges piquent la curiosité. Comment est-il mort ? À travers le journal du défunt, on remonte le temps. Son fils récupère le carnet intime et veut revoir celui qui a vu en dernier son père. Il veut savoir ce qui lui est arrivé. La curiosité l’entraîne à Môlne où il tombera dans un piège diabolique. On atteint encore la frontière entre fantastique et paranormal. Une histoire terrible !

Par contre :

  - Qui est celui que l’on a autopsié au début du texte ?

 

Les figurines : Une mère surbookée qui assiste à une évaporation d’un témoin de Jéhovah en « apéritif ». La suite avec Marie entre dans le vif du sujet. Ces disparitions qui s’accumulent doivent bien avoir une explication. Oui, vous le saurez en lisant et ce n’est pas du tout ce que l’on croit. L’auteur a bien ménagé ses effets ! Encore bravo !

 

Pourquoi les rennes du père Noël se suicident ? Cette nouvelle vaut son pesant d’or ! De la pure folie, mais avec un canevas très organisé. Il y a une répétition du scénario de base plaisant. Patrick se trouve sur une route, en plein dans une tempête de neige, a dépassé Môlne dont il a aperçu le panneau et aimerait bien continuer sur l’autoroute. Et cela en boucle. Il ne fait que tourner en rond et rencontrer des personnages irréels, dont ces rennes qui se jettent contre sa voiture. Il y a une logique de situation (comme du comique de situation) et on ne s’en lasse pas car à chaque fois quelque chose d’inattendu surgit et relance la machine… Étonnant. Une des plus sanglante.

 

Parasite. L’histoire d’un type obèse, Stanislas et de son pote Alex qui le soutient dans son désir de maigrir. Au début, il n’y pense pas. Mais une image et une phrase retient son attention. Il va tout faire pour retrouver l’auteur, celui qui a vaincu l’obésité. « La lassitude de l’obèse… »
Ce Chui li réside à Môlne, évidemment. Au début tout va bien, puis rien ne va plus ! Histoire de possession flippante !

Hit the road Jacques… Dernier texte qui conclut admirablement le recueil. Le narrateur, sorti d’une école du cinéma à Paris se retrouve à Môlne, engagé par le maire qui est aussi son oncle pour réaliser un documentaire sympa sur la ville, en vue d’attirer les touristes. Pas facile ! Tout est triste et peu engageant par ici. Très belles descriptions de l’ambiance malsaine qui règne entre ses murs. La météo accompagne la déchéance des habitants. Bientôt des rêves s’invitent pendant son sommeil et deviennent de plus en plus terrifiants. Et s’ils devenaient réels ? Comment tout cela va-t-il finir ?   

 

Vous voilà prévenus. Si jamais on vous invite à séjourner à Môlne : surtout refusez catégoriquement !

À moins que les dangers ne vous attirent. Attention, il y va de votre santé mentale.

Par contre lire ces textes ne devrait pas trop vous indisposer… Quelques nuits blanches seront votre lot, mais le plaisir de découvrir ces histoires impeccables vous tiendra éveillé pendant longtemps !

 

Résumé de l’éditrice :

 Bienvenue à Môlne, petite ville de France au charme quelque peu... inquiétant. Embarquez pour la visite guidée de cette infernale cité. Un endroit où même retrouvées, Les lettres oubliées de David agissent comme un Parasite. Le lieu où l'âme passe Une vie d'Espérance à se demander si en vérité La vengeance est un plat qui se mange. Hit the road Jacques aurait pu chanter Ray Charles en regardant Les rejetons de Môlne courir sur le quai et monter dans la Voiture 14. Un morceau d'enfer où les badauds sont figés, pensifs comme Les Figurines d'un autre monde : celui des ténèbres. Môlne, l'unique endroit où il reste important de savoir Pourquoi les rennes du Père Noël se suicident. À travers les dix nouvelles de ce recueil, découvrez une destination qui vous fera frissonner pour le reste de votre vie...

 

À acheter sur le site des éditions : 

http://www.editions-utoh.fr/boutique-en-ligne/#!/Môlne-les-cicatrices-infernales/p/90322339/category=0

 

 

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 22:25
La folie vue par 11 auteurs / illustration Jon Ho / Graphisme : Chris Vilhelm

La folie vue par 11 auteurs / illustration Jon Ho / Graphisme : Chris Vilhelm

Prix : 15 € + 3 € Frais de port

Taille : 15 X 21 cm

197 pages

Neuf

Possible : une dédicace de moi-même, auteur

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 22:06
À chacun sa malédiction Entièrement illustré par Morrigan K.Stern 10 nouvelles

À chacun sa malédiction Entièrement illustré par Morrigan K.Stern 10 nouvelles

Prix : 13 € + 3 € de frais de port

16 €

Taille : 14,5 X21 cm

Neuf

Pour Adultes

Possible : une dédicace de moi-même, auteur

10 nouvelles et 158 pages

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 21:15
Collection Séma'gique / Illustration Fleurine Rétoré

Collection Séma'gique / Illustration Fleurine Rétoré

Projet Cornélia

Merci aux éditions Séma de m’avoir permis de découvrir cet auteur, Denis Labbé et sa série débutant par ce tome 1 : Afflictions.

D’emblée les personnages sont attachants, surtout le compagnon de Cornelia - jeune lycéenne que des événements terribles ont jeté sur les routes et séparée de ses pairs - Jean-Michel, jeune homme plein de ressources, au caractère peu amène, secret ainsi que surprenant. Il apparaît super entraîné aux combats que des cadavres morts-vivants, devenus tels suite à une épidémie provoquée par une ancienne expérience nazie, déclenchent… Combats obligatoires s’ils veulent s’en sortir indemnes. C’est à celui qui frappera le premier. Jean-Michel réussit à déjouer tous les pièges. Ses facultés hors normes pourraient vite entraîner une lassitude pendant la lecture alors qu’au contraire l’intérêt de l’histoire est maintenu grâce à des situations toujours changeantes qui apportent un complément d’informations sur l’esprit de cette horde.

La Grande Mort guette chacun de ceux assez fous tentant de survivre parmi les différents spécimens qu’elle est capable d’engendrer. Plusieurs sortes de monstres : les fourmis, les sprinters, incomplets… forment « La horde » et ils n’ont qu’une idée fixe : mordre les non-contaminés par tous les moyens.

Sous la forme d’un journal tenu par Cornélia, ce tome jette les bases d’une saga Post Apo qui ne ménage pas les nerfs du lecteur. Le danger guette les deux jeunes gens à chaque fois qu’ils souhaitent se reposer. Le cadre est forcément déprimant, mais on assiste au changement de caractère de Cornélia qui devient moins superficielle et plus musclée à force d’arpenter les centaines de kilomètres de routes, des forêts pour retrouver sa famille. On apprend qu’elle et Jean-Mich’ faisaient partie d’un groupe plus conséquent d’amis soudés par le besoin de lutter contre les forces de destruction qui les menacent. Mais un événement les a séparés. Parfois les humains encore en vie s’avèrent aussi redoutables que les « zombies », si ce n’est plus fourbes.

Tout au long de ces 300 pages et 20 chapitres, les survivants s’organisent pour leur survie, Cornélia use avec dextérité de son katana et Jean-Michel se sert d’armes et de munitions glanés sur leur chemin. On tremble avec eux. Les trouvailles sont nombreuses et variées.

Ce premier ouvrage, prometteur plaira aussi aux jeunes adultes, voire aux ados. Il pourrait être conseillé en jeunesse.

Les points négatifs pour moi : le ton employé qui ne fait pas assez « langage jeune » d’une fille de 17 ans. Il reste trop de tournures alambiquées. Et aussi le caractère plaintif de Cornélia. Par moment, elle m’énervait, bien que ses pleurnicheries soient justifiées !

Dans l’ensemble, une histoire passionnante, pleine de rebondissements.

Résumé de l'éditeur : "Un mois après le déclenchement de l’épidémie, la Lorraine et le reste de la France ne sont plus qu’un champ de ruines où quelques personnes tentent de survivre.

Au milieu d’un monde qui s’effondre sous la poussée de hordes d’errants, Cornélia et Jean-Michel partent à la recherche de leurs proches.

Mais cette Grande-Mort qui sévit et des bandes de pillards font tout pour les en empêcher.

Entre atrocités, rencontres improbables, découvertes macabres et fous rires, les deux amis vont passer par toutes les émotions et croiser des gens surprenants, attendrissants ou inquiétants. "

Pour se le procurer pour 18 € :

http://www.sema-diffusion.com/fr/accueil/46-projet-cornelia-tome-1-afflictions-par-denis-labbe.html

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 18:34
Recueil de nouvelles sur le thème de Frankestein/ Mary Shelley Collection l'Atelier chez Souffle Court Éditions
Recueil de nouvelles sur le thème de Frankestein/ Mary Shelley Collection l'Atelier chez Souffle Court Éditions

Recueil de nouvelles sur le thème de Frankestein/ Mary Shelley Collection l'Atelier chez Souffle Court Éditions

Petit livre intrigant qui dans l’ensemble ne m’a pas enthousiasmé à 100 %.

Certains textes m’ont paru hermétiques, peut-être parce que le thème : Hommage à Mary Shelley ne me parle pas, que la phrase récurrente : « Ah ! Que les sentiments des humains sont variables ! Et combien étrange est cet attachement que nous portons à l’existence ! » me sort de ma lecture à chaque fois ou presque, que certaines nouvelles trop bizarres ne me paraissent pas en adéquation avec l’idée que je me fais du sujet, cette femme écrivain, auteure du fameux Frankenstein ayant eu une vie mouvementée…

21 textes pour 285 pages au format mini (10,5 cm / 15 cm).

 

La première nouvelle : « Aujourd’hui est terminé » de Sébastien Meunier mérite en effet le Prix Première nouvelle 2016. Elle est plaisante, écrite à la première personne du singulier d’une manière parfaite. Je ne me suis pas attendue à cette fin, très réussie. Le narrateur a une mission qui se révèlera haute en surprise… Et je ne peux en dire plus comme pour la plupart des textes qui sont très courts. 14 pages pour celle-ci.

 

« Éclats de lame » de Fanny d’Angelo. Une histoire que j’ai beaucoup appréciée du fait de son ancrage dans notre réalité, Daesch et leurs pratiques ignobles, et de sa noirceur, mais au plus près de l’âme humaine. D’une justesse de ton parfaite pour traduire l’embrigadement.

 

« Fragments » de Dominique Piferini troisième nouvelle que j’ai bien aimée, déjà parce que l’époque me parle. Glaciale ! La mémoire d’une vieille femme revient par bribes et la fin est juste émotionnellement impeccable.

 

« Désincorporation » d’Hélène Duc fait partie de mes préférées. Déjà parce que le genre SF m’attire et le sujet très actuel, l’immortalité, me fait entrevoir une piste que je n’aurais pas imaginée moi-même. Le cadre, les personnages, le déroulé des actions très pertinentes et l’écriture très maîtrisée m’ont permis de m’évader tout en réfléchissant aux conséquences d’une technologie capable dans le futur de ce genre de prouesse.

 

« Le duplicata », Pierre-Alban Pillet. À tendance SF. Belle histoire de réappropriation d’un passé perdu par l’intermédiaire d’une technique futuriste, pas encore mise au point. Dans mes préférées.

 

« Le sourire de Sisyphe », Stéphane Bientz. Une vraie réussite aussi. J’aime beaucoup l’idée, cette punition démoniaque ! Un peu SF. « L’âme est une prison » … en effet.

 

Ensuite, « Met’menole ou la Déméter des talus » de Françoise Balley : Très imaginatif car on voyage en même temps qu’une entité non définie, ou d’une façon proche des plantes… Mais de ce fait, difficile de s’accrocher à quelque chose de connu. Sauf à la fin ou tout s’éclaire.

« De Humani Corporis Dolore » de Xavier Watillon. Jeu de dupes entre Mary et Victor sur fond de laboratoire et d’expériences douteuses.

« Il faisait presque noir » de Marie Constant. Toujours cette litanie aussi du concept d’avant la nuit qui ne me parle pas ! C’est une image, je pense… Ce qui se passe avant la fin de tout. Je n’ai pas bien saisi le sens de cette nouvelle. Un jeu là encore entre deux êtres, dont l’un (l’une) très dépendant de l’autre remet en question un pacte dont on ne sait pas grand-chose…

« Galette aux amandes et têtards noirs » d’Elisa Deleuze. Histoire de retrouvailles entre filles de milieu différent dont l’une, Alison se cache (on comprend pourquoi au fil du récit) tandis que l’autre, Mary brille au grand jour.

« Les Cholpèques » de Florence Bouche. Une bonne idée, bien menée jusqu’au dénouement plein d’ironie à partir de recherches archéologiques ou archéo pas logiques.

« La mécanique de l’âme », Juliette Baron. John voue un amour sans faille à Mary qui semble de bonne compagnie. Ce qui est arrivé à la jeune femme et ce que s’inflige John fait tout de même froid dans le dos.

« Moi, Mary » de Valériane Marino. Une jeune femme nommée Mary tient son journal pour relater les péripéties dues à sa maladie. Ses états d’âme et réflexions sur la vie, la mort, les donneurs qui pourraient être des psychopathes émeuvent et le destin frappe.

« L’autre et moi », Camille Plaisante. Thème de l’attente, du reflet, de l’autre qui peut être moi. Quelqu’un souhaite le retour de Mary, mais où est-il, mystère. On devine qu’elle est indispensable à son équilibre mental.

« La valse des vanités » Arnaud de Monlivaut. Tentative de garder sa jeunesse pour Mary, pour un coût exorbitant. Le naufrage d’une vie basée sur l’apparence. D’une tristesse inouïe, mais je ne me suis pas sentie concernée par la douleur de cette personne courant après sa beauté perdue.

« Pour une main de plus », Stéphanie Bara. Histoire gentiment absurde qui serait le combat de Pietr et de Mary. Lui s’accapare au sens propre des éléments du corps d’Elle pour réaliser son rêve d’être augmenté… Un nouveau Frankenstein ?

« Un vœu au chocolat », Fanny Renard. Au début j’ai pensé que le narrateur était un immonde monstre pédophile ; ce n’est pas ça du tout. Bravo à l’auteur pour sa facilité à nous tromper ^^

Rapport faussé entre deux personnes vivant sous le même toit, pour cause de syndrome de Peter Pan. Malin comme approche du thème de l’éternelle jeunesse.

« Séduisant inconnu », Ancélise Blan. La lecture publique d’une nouvelle par une certaine Mary donne le départ à une rencontre pleine de surprises. L’inconnu s’appelle Gray, tout un programme.

« Plonger dans une eau glacée », Lilia Seddik. Un texte qui surprend par le ton par moments vulgaire, mais on comprend petit à petit la raison, et c’est plutôt bien amené.

« Il n’est pas toi mon amour », Adeline Brun. Un peu SF. Histoire d’un homme qui tente de recréer sa moitié, à bout de nerfs à force d’y penser, puis plus concrètement. Amour fou. Descriptions de sa douleur immersives.

« L) UniVersus », C.L.De-Saër. Texte en prose poétique qui m’a laissée de marbre. Désolée pour cet auteur mais les mots qui constituent une chaîne (de l’univers) m’ont paru trop décousus et sans liens entre eux. 19 pages (la plus longue de toutes les nouvelles de ce recueil) de sonorités qui pourraient plaire à certains lecteurs qui n’ont pas besoin d’une trame narrative, de personnages, d’actions, de cadre précis (là, il est multiple), une chute surprenante pour apprécier une nouvelle.

Pour conclure, un recueil varié, au thème original. Quelques pépites que j’ai eu plaisir à « déterrer ».

Lien vers l'éditeur : http://www.soufflecourt.com/commande (12 €)

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 13:33
La geuerre éclair période 1939 1945 illustration : Three tanks in the rain forest, Dr Evil, Istockphoto
La geuerre éclair période 1939 1945 illustration : Three tanks in the rain forest, Dr Evil, Istockphoto

La geuerre éclair période 1939 1945 illustration : Three tanks in the rain forest, Dr Evil, Istockphoto

Khésako... Une Antho sur une période honnie, la guerre de 39 / 45 avec en ligne de mire : les nazis, et toutes les horreurs des camps, en passant par les représailles et tortures dont on ne connaît que la partie immergée de l'iceberg.

Des dossiers secrets ont été tirés des limbes du temps et des cerveaux féconds de 13 auteurs, adeptes du genre fantastique noir, voire sanglant. Âmes sensibles s'abstenir, quoique quelques textes sont plutôt moins pires que d'autres, tel "Amnésie" de Lily Rose, le mien "Wagons de l'Enfer" ( même si le titre dit le contraire), "Homonculus" de Christophe Tréfeu, celui de Billie Colin "Incursion", de Vendarion d'Orépée "La dame écarlate" et celui de Sylvain Lamur "Un seul homme..."

La première nouvelle, d'Emmanuel Delporte "Dunkelheit" fait remonter à la surface, une légende d'un village, en pleine forêt de Hürtgen, qui résiste à toutes tentatives de sujétion. Du côté allemand, il s'agit de récupérer un élément déterminant pour gagner la guerre en désespoir de cause (car c'est mal engagé pour les nazis) et du côté allié, une troupe de soldats américains commandés par le lieutenant Somerset, il s'agit de prendre d'assaut ce village paumé "l'antre de la sorcière". Quelle est la vraie mission des deux camps ? Histoire palpitante, très bien écrite où rôde le mal dans toute son horreur. Personne ne gagne contre le mal absolu.

(Inspirée de "La forteresse noire" et de "Les douze salopards").

La deuxième "Wagon de l'enfer" a été inspirée d'une partie de la vie de mon père, obligé de quitter le domicile familial, seul à 14 ans, en vélo, car ses parents et son frère aîné ne l'avaient pas attendu...

3 . Amnésie  de Lily Rose, jeune auteure de 20 ans, nous emmène aux frontières du paranormal et du médical en la personne de Karsten Hildebrand, amnésique. On suit son parcours avec anxiété pour comprendre d'où il vient, pourquoi il ne se souvient de rien... il est juste très bon combattant. La fin est surprenante. Nouvelle très originale.    

4. Homonculus  de Christophe Tréfeu : où un vieil homme juif se jouera de l'officier supérieur d'un camp de la mort. L'ordre de Thulé existe, Christophe l'a rencontré. Cette nouvelle m'a plu grâce à la façon de présenter l'âme juive presque pure face aux esprits malades qui se projettent dans la propagande nazie. La joute orale entre deux conceptions du monde, celle d'un rabbin sorcier et d'un SS aux propos fourbes est très jouissive. Un seul résiste et les autres suivent. Belle morale en plus.  

5. Démon d'acier de Ruwan Aerts, inspirée des tanks monstrueusement destructeurs de la dernière guerre avec un soupçon de "Christine" de Stephen King et de l'incroyable histoire de Joseph Mengele. J'ai vraiment été transportée dans un autre monde pendant ma lecture et je pense que vous aimerez aussi le découpage ingénieux entre présent et passé.

6. Ultima Thulé de Patrice Quélard.  Rudolf Hess est le héros de cette histoire, menée d'Écosse jusqu'en Pologne dans les laboratoires infâmes aux expériences avilissantes sur des prisonniers et enfin à Berlin, dans la prison de Hess. Était-il un surhomme ?

7. Stalag 61  de Amriat Jeanneret. Comment des femmes juives, prisonnières dans un baraquement, destinées au plaisir des officiers nazis, vont-elles survivre à de pareils traitements ? Personnages forts auxquels on s'attache et malédictions font bon ménage. Tout ne rentrera pas dans l'ordre; il y aura une légère différence entre les jeunes femmes survivantes et leur ancienne personnalité. J'ai apprécié ma lecture.

8. Die AbwartSSpiräle  de Patrick Godard n'est pas facile. Son point de vue, au cœur du processus nazi d'élimination radicale par le gaz provoque du dégoût envers les agissements des SS, en charge des camps d'extermination et de la solution finale; ce qui est voulu et bien géré par l'écriture viscérale de Patrick. On est aussi dans la tête d'un médecin sadique qui veut savoir pourquoi ce prisonnier résiste aux gaz...Édifiant ! Bravo pour cette fin aussi !    

9. La dame écarlate  de Vendarion D'Orépée. Très belle histoire aux confins des légendes à base de sorcellerie et de mondes engloutis, comme l'Atlantide. La collaboration d'un sorcier avec des militaires nazis embarqués dans un sous-marin promet de nombreuses surprises et retournements. Parfois, je m'y perdais... Mais la morale est sauve.

10. Un seul homme...  de Sylvain Lamur. Un vrai plaisir que ce jeu entre un surdoué, inventeur d'une sorte de machine à remonter le temps et le narrateur, qui l'a sauvé d'un chien hargneux... Qui finira mal bien sûr. Là, point de descriptions sanglantes, de tortures explicites... Par contre tout est dans les impressions du narrateur lorsqu'il croise le regard d'un nazi qui le prendra en chasse. Glaciales !

L'auteur emprunte les chemins de la distorsion du temps, du retour vers le passé au travers de portes pour nous interroger sur la notion de crime contre l'humanité et aussi la naïveté de croire que l'on peut sauver des êtres englués dans une dimension différente de la nôtre. Jeu de vilain en fait sous couvert de volonté de sauver des juifs ou prisonniers des camps de concentration. Vertigineux !   

11. Comme un hurlement silencieux de Danny Mienski. L'idée de commencer par un rendez-vous entre une espionne "La Chouette" et un certain Hartwig, en Belgique ne m'a pas posé de problème au début, mais ensuite je me suis demandée pourquoi...La suite nous entraîne sur un Panzer, en plein désert de Lybie, en compagnie de Werner et de ses soldats allemands, désirant encercler des chars américains...Puis sa mission personnelle achevée, il est envoyé par son supérieur en France où il assistera impuissant à l'envahissement des côtes normandes par des créatures invoquées par les alliés, se servant de forces occultes. Je n'ai pas été conquise par cette histoire, n'ayant pas compris le rôle de Hartwig. Elle est pourtant impeccablement bien écrite. 

12. Incursion  de Billie Colin. Cette histoire d'un rescapé des camps est émouvante, sans passages revanchards, au contraire l'attitude bienveillante de cet homme seul contre la barbarie atténue l'horreur de ce qu'il vit. On comprend mieux pourquoi à la fin. Jolie pirouette.  

13. Ubermensch Projekt  de Simon Boutreux. Les souvenirs de son grand-père incarcéré dans un de ces camps dont on ne réchappe pas oblige Pierre à fouiller l'endroit où jadis son aïeul et ses compagnons d'infortune étaient réveillés par des hurlements à glacer le sang. Il réussit à trouver le bunker et découvrira ce qui s'y cache. Terrifiant !    

Pour conclure, l'ensemble est soigné grâce au talent de Barnett Chevin. Un beau travail d'anthologiste ! On peut se procurer le recueil chez Lulu.com :

http://www.lulu.com/shop/http://www.lulu.com/shop/christophe-tréfeu-and-emmanuel-delporte-and-françoise-grenier-droesch-and-patrick-godard/blitzkrieg/paperback/product-22931264.html#productDetails

 

   

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 19:45
Les couvertures des Hors Série du Nouveau Monde 2014 à 2016
Les couvertures des Hors Série du Nouveau Monde 2014 à 2016
Les couvertures des Hors Série du Nouveau Monde 2014 à 2016

Les couvertures des Hors Série du Nouveau Monde 2014 à 2016

AU COEUR DE L'ARENE, HORS SERIE Numéro 3 avec Déca-Danse, juin 2016

Pour Télécharger la Revue : http://ymagineres.wixsite.com/galerienouveaumonde/nm-hs-3-telechargement

SOMMAIRE :

http://sd-5b.archive-host.com/membres/up/1e6996171eefe8fadd6254fa03dcbdfecbd74a97/sommaire_NM_HS_3.jpg

HORS SERIE Numéro 2 Livre 2 avec Danse des Morts en 2015, je crois

Pour Télécharger la Revue : http://ymagineres.wixsite.com/galerienouveaumonde/nm-hs2-livre-2-telechargement

SOMMAIRE :

http://sd-5b.archive-host.com/membres/images/1e6996171eefe8fadd6254fa03dcbdfecbd74a97/SOMMAIRE_livre_2.jpg

HORS SERIE Numéro 1 avec Boomerang (sept 2014)

Pour Télécharger la Revue : http://ymagineres.wixsite.com/galerienouveaumonde/nm-hs-1-telechargement

SOMMAIRE :

http://sd-5b.archive-host.com/membres/images/1e6996171eefe8fadd6254fa03dcbdfecbd74a97/NM_HS1_sommaire.jpg

Trauma, finaliste du 2 ème tournoi des nouvellistes 2014 à lire ici et PDF :

http://sd-5b.archive-host.com/membres/up/1e6996171eefe8fadd6254fa03dcbdfecbd74a97/TRAUMA_de_Francoise_Grenier_Droesch_-_laureate_Tournoi_2.pdf

Ou avec Caliméo :

http://fr.calameo.com/read/000611333b6d5772a76eb

Bonnes lectures ! Et il y a beaucoup d'autres textes à découvrir d'amis auteurs...  

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 23:05
!!! NOUVEAUTÉ : RECUEIL : BLITZKRIEG !!! chez OTHERLANDS !!!

Après 10 mois de travail, L'Anthologiste Barnett Chevin et Otherlands vous présentent ce recueil où 13 auteurs se penchent sur cette période noire de la guerre éclair de 39 / 45 dont moi-même avec WAGON DE L'ENFER.

Les autres :

Emmanuel Delporte, Lily Rose, Christophe Tréfeu, Amria Jeanneret,  Patrice Quélard,  Ruwan Aerts,  Vendarion d'Orépée, Sylvain Lamur,  Patrick Godard,  Billie Colin, Simon Boutreux,  Danny Mienski.

Le descriptif : On croit avoir tout dit de la seconde guerre mondiale, de son débarquement, des horreurs qui se sont déroulées sur des champs de bataille ou dans de lointains complexes, mais avez-vous déjà entendu parler des phalanges occultes d'Hitler, de l'ordre de Thulé, du Vril ou encore de l'Ahnenerbe ? Peut-être pas ! Laissez-vous guider dans les dossiers secrets qu'ont déterrés pour vous treize auteurs de la nouvelle vague du fantastique francophone. Treize nouvelles inédites par treize nouveaux talents de la scène SFF pour redécouvrir des facettes méconnues de ce terrible moment de notre histoire commune.

Des auteurs chevronnés participent à ce déballage de souvenirs enfouis au fond de l'inconscient collectif et des mémoires... Tremblez ! Mais ne vous détournez pas !!!

Lien d'achat : http://www.lulu.com/shop/http://www.lulu.com/shop/christophe-tréfeu-and-emmanuel-delporte-and-françoise-grenier-droesch-and-patrick-godard/blitzkrieg/paperback/product-22931264.html  

536 pages pour 19,84 €

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 18:40
Couverture énigmatique
Couverture énigmatique

Couverture énigmatique

Je découvre cette auteure qui m'a fait angoisser avec ses personnages englués dans des situations innommables. Au cours de ces 14 textes, on parcourt une sorte de dictionnaire des souffrances du corps intimement lié à l'âme et à une histoire tragique.

Maison Villebasse​ rend compte des tourments d'une jeune fille internée. Pourtant, elle ne paraît pas folle, juste sujette à d'atroces douleurs qui à son époque n'étaient pas répertoriées par les médecins. Donc, si l'on ne peut la soigner elle doit être enfermée avec les déments et subir les terribles traitements ​infligés à ces vrais malades... Médicaments inadaptés, lobotomie, chocs électriques puis bains glacés proches de la noyade. Le catalogue des tortures subies par Viviane s'avère complet ! La fin n'est pas rose non plus mais j'ai aimé avoir été bousculée de la sorte.

Sur le bateau ​nous rappelle que des gens sont prêts à tout pour fuir leur pays en guerre. Le sujet des migrants vu par un jeune garçon devient si réel, palpable qu'il donne la nausée. Pas d'échappatoire possible lorsque l'on dérive loin des côtes, que l'on est si jeune et que tous ces morts dansent autour des vivants.

Lycanthropie​ : l'histoire d'un couple qui vit à l'écart des autres. Cette fois, la femme fuit face à son homme déchaîné et cherche de l'aide. Est-ce de la violence conjugale ordinaire ?

Le propos abordé sous l'angle des transformations impromptues s'éclaire soudain et retient toute notre attention. Magistral !

Catharsis ​: quand vouloir se libérer de soi-même est pris au pied de la lettre. Glaçant et morbide.

La mort de Newton : pour moi l'histoire la plus terrifiante car les pires actes viennent d'un enfant qui pense être dans son bon droit. Bien sûr l'origine des vengeances justifie les horreurs préméditées par ce petit garçon délaissé et sali par des adultes. Suivre les étapes en étant dans sa tête donne tout de suite une ambiance plus crue. J'ai beaucoup aimé ce ton et ce qui se passe ^^

Corpus Dei : Pauvre Dieu qui ne décolère pas à cause de nous autres, les hommes inconscients et stupides aux inventions dangereuses. Un petit texte qui détend.

Voodoo Child : Quelque chose s'est cassé dans ce couple depuis l'opération mais Antoine ne s'offusque pas du comportement suicidaire de celle qu'il appelle sa poupée vaudou. Un amour contrarié par la vie merdique qui te tombe dessus sans crier gare ! Pour l'instant tout va à peu près bien. Une tranche de vie bien décrite, qui touche l'âme.

Vivre morte : Une rencontre puis une confrontation qui ne sera pas si innocente que ça. À ce jeu du chat et de la souris, il y aura de la casse...

Détendez-vous ​: idée assez casse gueule mais très bien amenée. Sur un ton ironique. Si les cours de yoga vous énervent, vous pouvez tester les pensées négatives ^^

Les maux et la chair ​: Les cauchemars s'invitent d'une manière un peu trop réelle pour Aurore qui n'ose plus dormir de peur de rencontrer le personnage sadique qui la hante. Mais de force puis de gré, elle se laissera dominer et changera de caractère, devenant elle-même. La douleur révélant son moi profond. Question de point de vue.

Le sang, le stupre et la proie ​: La prostituée cache bien son jeu. Histoire où les rôles s'inversent et j'aime bien.

Grossesse ​: Le désir d'enfant chez Rachel qui tient son journal scrupuleusement. C'est cela qui la tient vivante mais le sort s'acharne sur elle et l'exclut de ce bonheur simple que n'importe quelle femme peut éprouver. Pas elle ! Triste, désespérant mais très bien écrit car on suit cette future maman en y croyant nous aussi... Johanna Almos, tu m'as bien eue !

Hiver ​: Le souvenir douloureux d'une personne chère, Alice, se ramène à la mémoire de la narratrice. Le ton très en demi teinte tranche avec d'autres textes mais provoque une douce mélancolie surtout avec l'apparition, la femme blanche. Cet amour mal vu par le voisinage car il réunit deux femmes apparaît pourtant si profond.

​La preneuse de note ​: dernier texte qui clôt le recueil est très mystérieux. Cette femme qui apparaît aux moments critiques au cours de la vie du narrateur, prenant des notes et disparaissant vite interroge. Il n'y a pas vraiment de grosses surprises à la fin de la lecture, seulement une parabole sur le temps qui passe.

En conclusion, je recommande grandement ce livre de nouvelles toutes marquantes. Johanna Amos a fourni un vrai travail en profondeur qui exhume les plaies cachées de chacun. Nécessaire.

Voici un lien d'achat :

http://www.lulu.com/shop/http://www.lulu.com/shop/johanna-almos/mémoires-de-corps/paperback/product-22823830.html

Johanna tient une librairie à Tonnerre :

http://www.plume-et-image.fr/index.php/librairie

Ce recueil ne serait pas là sans Otherlands :

http://welcometootherlands.wixsite.com/otherlands

que je remercie pour cette découverte.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 21:06
Belle édition de L'Atalante à 25 €. ; 631 pages
Belle édition de L'Atalante à 25 €. ; 631 pages

Belle édition de L'Atalante à 25 €. ; 631 pages

Ce roman qui m'a été conseillé par un auteur m'a littéralement transporté dans un autre univers, noir certes mais fort, malgré quelques difficulté à certains passages comme les citations de toutes les stations en russe et les différentes noms des groupuscules organisés dans leur survie.

Il s'agit en effet, après une attaque chimique et une guerre, de résister à bien des dangers. Le pire semble survenir des hommes eux-mêmes. Ils se livrent à des luttes de pouvoir, certains cherchant à occuper des lieux stratégiques, à vendre leur production, à se déplacer pour découvrir les autres stations.

C'est ce que tente de faire le héros Artyom pour au départ suivre une sorte de prédiction, de mission : il serait l'élu, détiendrait la solution pour éradiquer "Les Noirs", nouvelle menace qui pèse sur les siens. À partir de son départ, le roman tient en haleine et je n'ai pas pu m'empêcher d'avaler les 600 pages en un rien de temps !

Ambiance noire, post Apo surprenante, à la fois hyper-documentée et émaillée d'images lyriques stupéfiantes par lesquelles je passais de l'état de peur à celui d'exaltation. Je suivais ce jeune survivant qui avance imperturbable malgré des découvertes incroyables, effrayantes et qui va vivre des situations tragiques. Cet auteur russe réussit à enchaîner les chapitres en surprenant son lecteur à chaque page ! C'est fabuleux comme expérience de lecture, mystique même.

Je recommande beaucoup ce livre ^^

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Published by francoisegrenierdroesch - dans mes lectures 2016 Roman de S.F. noir
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  • : Je mettrai mes essais littéraires, mes coups de coeur, des liens vers mon roman fantastique " LE PIANO MALÉFIQUE " car je me suis découvert une passion pour l'écriture alors que jusque là, je dessinais et gravais. Mais, je suis enseignante et donc, j'ai peu de temps à consacrer à ce blog, ne m'en voulez pas d'être parfois longtemps absente ! Du Cauchemar au rêve, il n'y a qu'un livre ! ( La Confrérie de l'imaginaire )
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  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans
  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans

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