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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 12:00

« Des sorts ET des bonbons »

Je venais de débarquer lorsque, soudain, j'aperçus une petite fille gracieuse, exhibant triomphalement un assortiment de ces bonbons gélatineux aux formes stupides, tête de mort, araignée, dent de vampire. Mamie n'était pas loin qui protestait : où as-tu trouvé ça? Tu sais bien que ta maman  ne veut pas. Ils sont halal, ces bonbons ? Il n'y a même pas de liste d'ingrédients sur le paquet ! La petite fille voulait les garder, juste pour les contempler ou jouer avec! Je te promets, je ne les mangerai pas! Et moi, je passais par toutes les couleurs, car je n'avais pas fait tous ces kilomètres pour rien! Oui, j'étais paniquée par de simples bonbons, je fouillais fébrilement dans mon sac à la recherche du paquet de ces sucreries dont raffolent les gamins, les mêmes exactement que ceux de cette jeune marocaine. Je devais  m'en débarrasser le plus vite possible mais pas de cette manière! L'affolement me gagnait, je ne le retrouvais plus! Je suivis ces personnes, et leur demandai le plus calmement possible de me  restituer le paquet. La grand-mère me dévisageait, la petite fille semblait déjà dans un autre monde, mes arguments firent mouche: Je devais le donner à ma nièce et il a dû tomber de mon sac lorsque j'ai voulu prendre un magazine, j'avais de l'attente avant mon prochain avion, c'est pour ça !
J'étais à Marrakech, en partance pour le Sahara Occidental et là, cette fillette me ramenait à cette fameuse soirée d'Halloween, qui explique  en quoi ma vie a été chamboulée, et pourquoi j'étais verte de trouille à l'idée de perdre ce sachet de bonbons. En fait, j'étais partagée entre deux dilemmes insupportables.

Ce soir-là, vers 18h, Halloween commençait déjà, je m’en fichais, je regardais la télé. Des enfants et leurs parents pouvaient bien passer  de maisons en maisons pour demander des bonbons, je n’en avais pas et je ne leur répondrais pas. Plongée dans une émission sur un criminel fameux, j'avais oublié Halloween, lorsque quelqu'un frappa à ma porte. Machinalement, j'ai ouvert et me suis trouvée nez à nez avec un Vampire qui me tendait un sachet de bonbon-cadeau. J'ai accepté ces confiseries de tête de mort, araignée, dents de vampire, puis je les ai ignoré car je n'aime pas les bonbons et surtout ceux-là qui sont typiquement fabriqués pour les jeunes, sûrement acidulés, piquants, bourrés de colorants. Je les avais laissé traîner sur la table de la cuisine, pensant les donner à ma jeune voisine, dès que je la verrai. Puis, je suis retournée à mon émission. Lorsque je revins dans la cuisine, les bonbons n'existaient plus, ils étaient remplacés par un ballon qui se gonflait de lui même, prenant la forme allongée d'un serpent. Je voulus mettre cette saleté à la poubelle mais impossible: en le touchant, cela devenait collant comme du caramel, puis fondant et pour finir, l'ensemble se détachait en mille morceaux, chacun d'eux se tortillant, grésillant en s'échappant vers les autres pièces de la maison. J'étais envahie de sucreries vivantes et menaçantes qui se transformaient sans cesse, lunettes 3D, roses piquantes. A chaque fois que j'essayais de les enfermer à double nœud dans un sac plastique, leur volume augmentait à une rapidité sidérante ou bien leur forme changeait, ou leur état de solide à liquide, d'arrondi à coupant. A présent, elles se multipliaient et il y en avait partout, voulant s'échapper dehors. Je me décidai à sortir, suivie de près par tous ces bonbons redevenus plus raisonnables mais maléfiques. N'importe qui pouvait les trouver et les ramasser. Tant pis, j'avais besoin d'air et je ne voulais plus rester en leur compagnie. Ils me talonnaient et se tenaient tranquille à l'approche d'autres personnes. La nuit était tombée depuis longtemps et leur manège n'était visible que par moi.

Poursuivie par toutes ces sucreries ambulantes, je continuai ma route vers un jardin public et je m'installai sur un banc pour réfléchir à mon problème. Allaient-elles me laisser en paix, à la fin!
Je suis sortie dans la rue, pensant que ces satanés bonbons resteraient bien au chaud, à l'intérieur de mon chez-moi. Mauvaise pioche, ils redoublaient de vitesse, me dépassaient, m'encerclaient dès qu'il n'y avait personne en vue, comme si je les attirais. Je devenais de plus en plus nerveuse et voulut me diriger vers le centre-ville plus fréquenté. Au carrefour de deux avenues, alors que j'attendais que le feu passe au rouge pour traverser, ils se sont rapprochés dangereusement, brillants dans l'encre de la nuit, comme des gouttes de pluie, éparpillées autour de moi, descendant sur mes vêtements, nullement craintifs. Je lançais mes bras en l'air, faisant des moulinets désespérés  pour les chasser et poussais des cris de terreur:  Allez-vous en, allez au diable! Les passants me jetaient des regards interrogateurs et je me gardais bien de leur donner une quelconque explication. Je pensais sérieusement qu'il fallait que je me débarrasse de ces, comment les nommer, ni bonbons ni animal, ni rien de connu. J'étais bien seule à me débattre avec ces entités sucrées,  sans résultat.
Seule solution, me réfugier dans un café où la lumière, les gens, tiendraient ces acharnées  à distance. Ce que je fis sur le champ. Je les voyais, tapies sous les tables et les meubles, seule à les voir et leur seule proie, on dirait. Que faire pour qu' elles aillent  ailleurs, vers qui ? Je n'avais pas de réponse, je savais juste qu'elles m'avaient choisi, moi, car naïvement, j'avais accepté ces bonbons, d'un individu déguisé en vampire, tout était parti de là, peut-être pas grimé, vraiment un personnage satanique, si ça s'trouve! Pour le moment, ils étaient tenus en respect. Je ne risquais rien, jusqu'à la fermeture et tout recommencera. On me mit dehors et je ne voulus pas retourner chez moi, sachant que si je m'endormais, accablée de fatigue, ces substituts du diable continueraient à me harceler. Une pensée folle me fit sursauter : et me dévorer ! Donc, je me remis en route, avalant les kilomètres, sans autre but que de garder une distance de sécurité entre mes poursuivants sucrés et moi.
A force de marcher depuis plusieurs heures, si je stoppais mon avancée, fuite en avant, qui ne me menait nulle part d'ailleurs, ils revenaient à la charge, plus têtues tu meurs, je fatiguais et m'épuisais. Non seulement, ils m'emboîtaient le pas, mais en plus, ils grossissaient et se multipliaient. J'étais extenuée, à déambuler sans but, comme une malade. Tous les bars étaient fermés à cette heure !
J'avisai un muret et persuadée de devenir folle, je les vis s'agglutiner sur mon pantalon! Pas de doute, les bonbons me collaient aux basques, pas prêts à lâcher prise! Soudain, ils remontèrent sur ma peau, tels des sangsues et me lacérèrent les jambes! Je hurlai d'effroi et de douleur car j'avais la sensation d'être boulottée par une armée de moustiques ou alors ces bonbons étaient vraiment devenus des sangsues !Est-ce que je rêvais ? Au secours! Et je me suis mise à courir jusqu'à la gare, persuadée que j'allais être dévorée si je restais à me reposer, mais bien certaine de ne pas tenir longtemps à ce rythme! Prendre ses jambes à son cou, quelle expression significative! Mon cerveau carburait à plein régime.
Que faire ? Revenir à la maison ? C'était sûr que je n'aurai plus jamais de repos ! Si je voulais dormir, il me fallait une combinaison, genre scaphandrier, aucun magasin n'était ouvert. Quelle heure était-il ? Reliée à une bouteille d'oxygène, jour et nuit ? Pas pratique pour aller travailler, ça tombait bien, j'étais en vacances pour une semaine ! Mais après ? Je n'avais pas de montre, aucune affaire, pas d'argent, donc, en route vers mon domicile. Vite, plus vite, ça y est, l'impasse était en vue. Obligée de ralentir, n'en pouvant plus, je sentais le frôlement des dents de vampire sur mon cou, les pattes des araignées sur mes mains que j'agitais pour les décoller, sans espoir. Et je vis avec effroi qu'une quantité impressionnante de ces bonbons formait des lassos, fils de réglisse prêts à me sauter dessus, à viser mes chevilles, à s'entortiller autour de mes jambes, se métamorphosait en perles, puis en long collier tranchant pour me saucissonner.
Au secours! A ce moment, je ne sais par quel miracle, toutes ces formes hideuses et malfaisantes redevinrent d'inoffensifs bonbons au fond d'un sac transparent que j'attrapai à la hâte, pour les laisser à nouveau sur la table de la cuisine. Enfin, je  me suis affalée sur mon lit. Je  retournai dans tous les sens le problème de leur destruction, poubelle ? Non, ils s'en échapperaient, les envelopper d'une multi couche de journaux,  rien ne les arrêterait. Pourquoi, cette soudaine trêve des confiseries ? Il faisait jour, voilà pourquoi, j'avais donc du répit jusqu'à la nuit prochaine où tout recommencerait ! Je priai pour que ma théorie soit exacte, en effet, je ne fus pas inquiétée de toute la journée passée à récupérer un peu de forces, à m'affairer pour remplir ma valise , prendre le train, puis l'avion et me voici à espérer réussir cette épuisante tâche, avant le coucher du soleil. C'était décidé, j'irai dans le Sahara ! Il fallait  que j’enterre ces substituts de bonbons dans un endroit inaccessible, sous des mètres de sable, comme ce désert.
Aujourd'hui, mission accomplie mais j'ai toujours une boule au ventre, la panique m'envahit souvent. Je les vois soit à m'attendre, soit à s'acharner sur mon corps ou celui d'une autre victime! Je suis devenue insomniaque, toujours les mêmes questions en boucle, sans réponses. Que se passerait-il si quelqu'un  mangeait ces cochonneries ? Deviendrait-il un énorme bonbon, dévoreur de chair humaine,dès la nuit tombée ? Et moi, m'auraient-elles découpé en morceaux, mâché et digéré, tel un monstre sanguinaire, un vampire d'un autre genre ? Est-ce que j'étais l'unique victime de ce vampire, qui agissait à travers ces bonbons? Y avait-il des cas de gens avec des morsures inexpliquées dans ma ville, ma région, en France ? Ce vampire ou ces bonbons allaient-ils revenir ?

Françoise Grenier Droesch





































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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 11:53

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Alice au pays des merveilles 005

Alice fait la connaissance du Griffon qui l'emmène voir la simili-tortue : c'est un animal très triste ... elle racontera une histoire "L'école de la mer"

 

Alice au pays des merveilles 005
par francoisegrenierdroesch

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:27

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 14:12

link<< Ex-Tenebris: le Cercle des Ecrivains Francophones

 

Venez découvrir LE site  qui vous fait découvrir les nouveaux talents français ainsi que des livres et des maisons d'édition peu connus. Si vous êtes mordus de lecture - en particulier de fantastique ou de bit-lit - ou juste curieux, venez jeter un petit coup d'oeil ! Croyez-nous, vous ne le regretterez certainement pas... >>

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 13:56

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 00:35

CHRONIQUE  SUR LES VAMPIRES

Ce roman " Le piano maléfique" s'est construit autour de la figure légendaire du VAMPIRE.
Pourquoi une telle fascination ?
Je vais tenter de décrypter la valeur littéraire d'un tel personnage au détour de textes lui faisant référence. Il y a d'abord le Comte de Dracula, de Bram Stoker, publié en 1897 qui suscite l'effroi. Il a des pouvoirs surnaturels et en même temps nous interpelle,  car il ne l'a pas fait exprès d'être un  damné. "L'auteur de Dracula s'est inspiré des légendes, associant Vlad Tepes à un monstre sanguinaire, proche du diable, qui était un commandant de Valachie ( Roumanie à l'époque médiévale ) surnommé « Dracula », du fait qu’il était dans l’ordre des Dragons ... Drag devenant Dracula , et réputé particulièrement cruel. Néanmoins, son personnage n'est pas à proprement parler, Vlad Tepes, devenu vampire." ( source Wikipédia ) puisque, si les horreurs commises par Vlad sont vraies, elles ont été perpétuées par la seule volonté humaine d' écorcher, bouillir, décapiter, aveugler, étrangler, pendre, brûler, frire, clouer, enterrer vivants, mutiler atrocement et bien sûr empaler tous ses contradicteurs, alors que ce n’est pas le cas du vampire imaginaire.
Les Vampires littéraires se repaissent, certes, de sang humain ( non coagulé ) par malédiction , indépendamment de leur volonté , car ils doivent maintenir leur survie, en aspirant le sang humain. Ils peuvent y trouver du plaisir et c’est le ressort d'une littérature plus bas de gamme, leur façon de planter leurs canines dans le cou des victimes jouant une partition sexuelle du côté victime aussi, attirance et répulsion se donnant la main.
D’autre part  ce Comte de DRACULA doit se débrouiller  avec des sentiments contradictoires, des questions assez psychanalytiques comme celles des limites ( entre la bête et l'homme, la vie et la mort ou le Bien et le Mal ).  Et Stoker introduira plusieurs caractéristiques qui étaient, jusque là, absentes dans le mythe folklorique du vampire ou de ses incarnations littéraires :
– l'absence de reflet dans les miroirs;
– la capacité à se transformer en chauve-souris (l'association du vampire et de la chauve-souris remonte à la découverte de l'espèce sud-américaine Desmodus rotundus, buveuse de sang, mais c'est Stoker qui la rend incontournable).
   L'hibernation
– personnification de la mort ;
– incarnation de la bestialité ;
mais également
– symbole de la sexualité et de la sensualité ;
– archétype du séducteur irrésistible.
Ses pouvoirs : il peut se transformer en chauve-souris, en chien, en loup, en grains de poussière sur des rayons de lune, en brouillard, se faire grand ou rapetisser, se rendre maître des éléments (tempête, brouillard, tonnerre) mais dans un espace limité, se faire obéir de certains animaux tels que le loup, le renard, le rat, le hibou, la chauve-souris ou la phalène, pénétrer la pensée des êtres dont il a bu le sang; entre autres; il connaît la nécromancie , la télépathie, l‘hypnose. Quant au sang qu'il boit, celui-ci le fait rajeunir et devenir plus fort, mais le fait de ne pas en boire ne remet pas en cause son caractère immortel.
Et aussi ses incapacités : Dracula ne peut pénétrer chez quelqu'un sans y avoir été préalablement invité, ne peut dormir qu'en terre consacrée, ne peut traverser une eau courante, ne peut franchir des eaux vives qu'à marée haute ou lorsque la mer est étale, ne peut bénéficier de ses pouvoirs pendant le jour. Il ne peut se déplacer qu'à minuit ou à la tombée du jour et ne peut séjourner que dans la terre dans laquelle il a été enterré de son vivant, dans la tombe d'un être qu'il aurait vampirisé ou dans celle d'une âme damnée — un suicidé par exemple. L'ail, un crucifix, une hostie ou de l'eau bénite le repoussent ; une branche de rosier sauvage, posée sur son cercueil, l'empêche d'en sortir. La lumière du jour lui est fatale.
Pour le détruire il est conseillé de : lui transpercer le cœur à l'aide d'un pieu, le décapiter ou tirer une balle bénite dans sa tombe. Avec Murnau , qui a adapté ce roman en créant «  Nosfératu » on peut ajouter, une femme pure doit retenir le vampire toute la nuit et lui faire oublier le chant du coq.

.


 Mina Harker dans le roman a de la pitié  : « Le pauvre être qui a causé toute cette souffrance est le plus malheureux de tous. » Dracula aspire à la paix de son âme et donc aimerait pouvoir mourir ! , ce qui lui est impossible.
Personnellement, sa condition  extra - humaine me touche et permet en littérature toutes sortes de scénarios imaginaires puisque ce mythe ne repose sur aucun témoignages vérifiés.
VAMPIRE ... a été nommé ainsi, faute d'autre nom. On peut trouver une étymologie approximative :
"La spontanéité avec laquelle le mot est apparu pose problème. Comment en est on arrivé là ? Montague Summers opte pour une base venant du magyar (un groupe ethnique d’Asie centrale à l’origine de la Hongrie) ayant lui-même une origine slavonne très proche du russe upyr (upir, oupier) qui est lui-même quasi-similaire en tchèque et polonais. Ce qui aurait donné oupire une fois francisé à la fin du XVIIème siècle. Le bulgare proposerait des variantes de ce mot comme vapir ou vepir et le ruthénien (Ukraine) proposerait vepyr, vopyr,  opir…
Dans Etymologie Wörterbuch der Slavien Sprachen, Miklosich (linguiste Slave) explique que le mot vampire, dérivé de upir, est apparenté au turc uber qui signifie sorcière. Une autre source possible est la racine indo-européenne pi, que l’on retrouve dans le sanskrit pî-bami, le grec pino et le latin bibo, signifiant tous les trois « je bois ». Dans The song of the Russian People, Ralston apparente le mot vampire à deux verbes lithuaniens, très proches phonétiquement mais très différents sur le plan sémantique, le verbe wempti qui signifie boire et le verbe wampiti qui signifie grogner ou gémir. Le deuxième verbe se justifie, en accord avec des traités de démonologie du Moyen-âge, puisque le mort qui n’a pas trouvé la paix pousse des gémissements/grognements." (Cité dans vampirisme.com )


Ce thème du Vampire apparaît dès 1819 en Angleterre et sera exploité par de nombreux auteurs ( Théophile Gautier, Charles Nodier en France ). Aux États-Unis, il y a  la fameuse Anne Rice et «  Entretien avec un vampire ». Elle a donné une noblesse, une sensualité inédite aux damnés , comme Louis.

Le personnage de Dracula a tiré sa popularité actuelle davantage du cinéma que de la littérature.

TEMOIGNAGES de faits troublants

Ont-ils existé ? Presque tout le monde s’accorde à dire que NON !  Comment le savoir , étant donné la chasse et les exécutions post-mortem données aux prétendus vampires, comme l’atteste l’abbé Don Augustin Calmet qui livre des témoignages pour le moins énigmatiques !
Cet Abbé a été le « porte-parole » des paysans - témoins de ces morts qui reviennent à la vie pour persécuter les vivants en cherchant à «  sucer » leur sang. Il a consigné méthodiquement ces faits dans un ouvrage fameux:  " Dissertation sur les affaires des anges, des démons, des esprits et sur les revenants de Hongrie, de Bohème, de Moravie et de Silésie " vers  1746 et 1749, puis une version deD 1751.
«  Vampire, Wampire, Oupire et Upire, n. et f. Les Vampires sont une sorte de revenants qu'on dit infester la Hongrie, la Moravie, la Bohême, etc. Ce sont des gens qui sont morts depuis longtemps et qui reparaissent, se font voir, marchent, parlent, sucent le sang des vivants, en sorte que ceux-ci s'exténuent à vue d'oeil, au lieu que les cadavres, comme des sangsues, se remplissent de sang en telle abondance qu'on le voit sortir par les conduits et même par les pores. Pour se délivrer des Vampires, on les exhume, on leur coupe la tête, on leur perce le coeur, on les empale, on les brûle. »
Calmet défini donc le vampire comme une personne qui avait été morte et enterrée et est ensuite ressortie de sa tombe pour perturber la vie de ses proches en suçant leur sang et même causer leur mort par différents moyens. Le seul remède pour contrer le vampirisme était de creuser le corps du vampire, rompre sa tête ou enfoncer un pieu dans la poitrine , puis  de brûler le corps.
 Il a assisté à ces chasses aux vampire qui consistaient à retrouver la tombe du soi-disant vampire pour l’ouvrir et appliquer les rites funéraires appropriés. Condamnant la profanation des tombes, il constata que  le supposé damné avait l’apparence d’un vivant, pas de raideur post-mortem, les cheveux, la barbe et les ongles avaient continué à pousser , la peau était souple et du sang maculait les lèvres du cadavre. Lorsque le pieu transperçait la poitrine du « mort », celui-ci poussait un hurlement puissant comme s’il était vivant !  Et toutes ces bizarreries étaient attestées par des rapports officiels et les instances religieuses !
Don Calmet a laissé toute l'affaire ouverte, mais semble favoriser l'existence des vampires, en notant que «... il semble impossible de ne pas souscrire à la croyance qui prévaut dans ces pays ... des apparitions sortent  de la tombe et sont capables de produire les effets terribles qui leur sont attribuées.  Il a ainsi mis en place les conditions pour le débat houleux qui devait s'ensuivre au cours des années 1850.

De même Ranft, philosophe allemand, présenta sa dissertation sur les vampires devant l'Académie de savants de Leipzig («  De la mastication des morts dans leurs tombeaux »). Il prend comme références de nombreux extraits de textes évoquant les cas de vampirisme en Europe de l'Est.
Les vampires étaient appelés à cette époque les " revenants en corps ".
Ranft rappelle l'histoire de Peter Plogojovitz qui entraîna la mort de neuf personnes en moins d'une semaine. Revenu d'entre les morts, Plogojovitz se couchait sur ses victimes ou les étranglait jusqu'à ce qu'elles rendent l'âme.
Un officier impérial dépêché sur place ainsi que le Pope constatèrent la non décomposition du corps du vampire. Son corps était frais, à part le nez qui s'était détaché, et ne dégageait pas d'odeur cadavérique. Le vampire, suçant parfois le sang de ses proies, avait encore du sang sur la bouche. Afin d'enrayer la contamination et la succession de décès, le corps du vampire fut percé d'un pieu puis brûlé.
En Russie, les vampires sont actifs de midi à minuit et se gavent littéralement de sang. Le corps des vampires est imputrescible et leurs yeux sont rouges. Certains respirent mais restent immobiles dans leur cercueil. En leur présence, les animaux ont peur ou deviennent agressifs sans raison. Certains vampires prennent la forme d'un spectre ou d'un chien. Calmet évoque le cas d'Arnold Paul qui tua quatre personnes. Après que son corps fut détruit, on comptabilisa 17 victimes de plus. Arnold Paul ayant attaqué des animaux, les villageois furent contaminés en mangeant leur chair ...

Les victimes des vampires, pâles et amaigries, souffrent de faiblesse extrême. Des taches bleuâtres apparaissent là où le vampire a sucé leur sang. En Hongrie, les victimes perdent tout appétit et meurent de langueur en une dizaine de jours, sans aucune fièvre. La victime voit un spectre qui la suit.
Le dictionnaire infernal de Jacques Collin de Plancy (1818 ) Fetjaine
De nombreuses anecdotes se réfèrent à des monstres apparentés aux vampires. Les incubes et les succubes, également appelés les cauchemars, étaient des démons paillards et lascifs. Ils changeaient fréquemment d'apparence pour tromper leurs victimes. Ces démons ne craignent ni la croix ni l'eau bénite. Lilith, la maîtresse des succubes, prenait l'apparence d'une belle femme pour séduire les hommes. L'apparence des lamies était particulièrement monstrueuse, avec leur buste de femme et leurs pieds ornés de têtes de dragons. Les lamies hantaient les cimetières et les champs de bataille pour dévorer les cadavres. Elles pouvaient se transformer en loup ou en hyène. Dans les croyances, les vampires étaient également associés aux lémures. Ces décédés de mort violente revenaient sur terre comme des spectres malfaisants.

Se frotter le corps avec le sang du vampire, ou même le mélanger à de la farine pour en faire du pain, était censé empêcher d'être transformé en vampire.

Des créatures ont dû exister que l’on redoutait, tout comme les sorcières tant pourchassées et accusées de commerce avec le diable alors qu’aujourd’hui on sait qu’elles étaient de fabuleuses femmes médecins. Ce qu’elles accomplissaient n’étant pas compris, il était facile de les croire malfaisantes, si bien que les dons de guérisseuses, leur immense connaissance des plantes , des énergies , tout ce trésor a disparu en fumée ! Les vampires n’étaient-t-ils pas des personnes ayant un degré de connaissance supérieure aux nôtres, tout en sachant que des maladies à cette époque, provoquent des caractéristiques attribuées aux vampires : une photosensibilité sévère, une blancheur de peau,  qui serait cette maladie :
« C’est la porphyrie érythropoïétine congénitale qui présente les symptômes s’apparentant le plus aux vampires...il est possible que les individus atteints de cette pathologie aient été la source de la légende vampirique »
Les alchimistes, sûrement des érudits craints et incompris au Moyen-âge , ont pu être à l’origine de peurs ou d’espoirs inconscients qui ressurgissent dans cette littérature ...le Comte de Dracula en était un, quand il était mortel et a gardé ce goût du savoir « C'est en même temps un philosophe et un métaphysicien – réellement un des plus grands savants de notre époque » (p. 199) mais dans un but égoïste : il s'agit pour le Comte d'approfondir ses connaissances dans le but de vaincre, et ce au profit d'un seul être : lui-même.

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Mon personnage de comte/vampire est un résumé de ces dons inexpliqués , ces pouvoirs occultes que la société d’alors réprouvait, rejetait ... on préférait  éliminer les gens doués ou ayant des dons proches de la magie. L’amalgame  sortilège/magie = démon ne fait pas un pli dans l’esprit des Religieux de l’époque, acharnés à n’admettre pour seuls valables, les miracles de Jésus ( les autres , apparentés ou non, étant  forcément l’oeuvre des démons ).

Il y eut une volonté délibérée d’anéantir toute recherche populaire visant à soigner, à adoucir les peines, douleurs diverses en ces temps reculés du Moyen-Âge...
Pouvoir désormais légué aux puissants assermentés par l’État, ordre des médecins, par exemple .. ceux qui n’en font pas partie seront des «  Charlatans »

Molière : "Transformer tout en or ; faire vivre éternellement ; guérir par des paroles ; savoir tous les secrets de l'avenir ; faire descendre comme on veut du ciel, sur des métaux, des impressions de bonheur ; commander aux démons ; se faire des armées invisibles, et des soldats invulnérables, tout cela est charmant sans doute... mais, pour moi, je vous avoue que mon esprit grossier a quelque peine à le comprendre et à le concevoir" (Les amants magnifiques).

La Science en progressant donne des réponses aux phénomènes inexpliqués et on peut espérer qu’un jour ces êtres nous informent ( mais en reste-t-il sur Terre ? ) sur leur état , leur force et pouvoirs.
L’Inconscient collectif passe à travers la littérature et les auteurs attestent de l’existence d’êtres exceptionnels. Il établit des connexions  et des ouvrages mettent en scène l’idée d’êtres immortels , profondément sensibles, au fur et à mesure de leur réincarnation, en quête éternelle de ce sang humain ou de cette énergie que les être vivants émettent ... n’y aurait-il pas dans notre univers ou au delà de ces espèces obligées d’errer , pauvres âmes en peine ? Pourquoi pas en dépit des esprits cartésiens prompts à écarter toute question dérangeante... 

La transmission du vampirisme, tout comme les caractéristiques des vampires, ne cessent d'évoluer au fil des récits et de l'imagination des auteurs. On remarquera que, de toute époque, le vampire est souvent le reflet des craintes de la population. La peur du châtiment divin, les superstitions folkloriques, les épidémies ou encore les dérives de la science, ont tour à tour inspiré les légendes puis les œuvres de fiction. ( cité dans "  Mordue de Vampires! )

Mon personnage, le Comte De Nerval,  qui s’est imposé dans «  le piano maléfique » fait partie de cette lignée de Vampires psychiques qui se nourrissent d’énergie, forme supérieure à mes yeux du vampirisme. S’il n’a pas d’humains à sa portée, il se résigne à absorber du sang qu’il garde dans des fioles, au cas où..., conservées intactes par un sortilège qu’il est le seul à créer, car sa femme et ses filles sont encore trop jeunes pour arriver à un tel niveau de compétence. Plus un Vampire avance en « âge », plus ses pouvoirs grandissent. C’est l’apanage des Anciens et donc de ce Comte, d’extraire l’Énergie pure des vivants, de les faire basculer d’hommes de chair et de sang, en fantômes, ses Ombres, qui seront enrôlées dans une armée d’esclaves, destinée à obéir à ce tyran pour l’éternité.  Le sang lui assure une survie, mais seule l’énergie humaine le fait rajeunir et lui assure la sécurité, car les Ombres deviennent les fidèles gardiens de son domaine, participent aussi aux transformations et à la perpétuation des maléfices du Vampire.
En plus des nombreux pouvoirs des Vampires en général, ce Comte  joue merveilleusement du piano, c’est un virtuose. Son jeu est capable de modifier l’écoulement du temps : rapide et une journée passe en une minute, deux jours = deux saisons ... etc. Il hypnotise son public qui ne se rend pas compte de sa transformation graduelle, de vivant à mort-vivant puis Ombre. Lui-même , ne sait pas expliquer comment il procède, c’est ainsi depuis plusieurs siècles.

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Published by francoisegrenierdroesch - dans CHRONIQUE
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 22:32



Le piano maléfique


 La légende rencontre parfois la réalité. Leur bus arrêté dans un village fantôme, les élèves d'une classe de CM2 se retrouvent enfermés dans le château de Comte de Nerval. Nourris des repas les plus fabuleux , ils écoutent ce passionné de Chopin, jouer du piano des heures durant. Quelles métamorphoses opèrent ces notes envoûtantes ?
Grâce aux témoignages des enfants désormais réfugiés à l'hôpital de Brienne, l'inspecteur Herbert pénètre dans les terres Rouges, domaine du pianiste maléfique qui pratique d'étranges expériences sur les êtres humains.
Dans Le piano maléfique les splendeurs illusoires se muent en d'effroyables vérités. Françoise Grenier Droesch introduit le romantisme le plus sombre au coeur d'une enquête fantastique pour bâtir une intrigue dont les rouages font froids dans le dos.

Françoise Grenier Droesch est enseignante. Le piano maléfique est son premier roman.





Livre disponible sur
Manuscrit.com, en librairie
( La Procure )
et sur les librairies en ligne
( Amazon.fr, fnac.com, chapitre.com,le furet du nord...)

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Published by francoisegrenierdroesch - dans RESUME du roman
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 10:55

Il y a déjà quelques mois paraissait cet article, signé par Rodolphe Laurent , pour la rubrique " Plein Cadre" dans notre journal local :

http://www.lest-eclair.fr/index.php/cms/13/article/507397/?Copix=7c37b37c7735b5193fa36b9d8d24626d link

 

Il y a des Aubois qui peignent, qui barbouillent des toiles. D'autres chantent et sortent des CD. D'autres enfin noircissent du papier, écrivent des livres. Peu importe le support : l'important, c'est de faire passer « quelque chose », des sentiments, des impressions, des rêves. Dans le cas de Françoise Grenier (Droesch étant son nom de jeune fille, qu'elle a réutilisé pour signer son livre, NDLR), qui a publié un premier roman fantastique l'automne dernier, il s'agirait plutôt de cauchemars. Des cauchemars récurrents qui hantent ses nuits. « Depuis des années, au réveil, je les note sur des bouts de papier », confie cette enseignante qui habite Troyes. « Certains sont tenaces. Je devais les (d)écrire pour m'en libérer. L'écriture me permet de me vider le cerveau dans l'imaginaire. » Un effet cathartique voire « thérapeutique » que la gravure, qu'elle pratique depuis son passage aux Beaux-arts de Reims, ne lui a pas permis d'atteindre.

Sa méthode d'écriture est tout aussi surprenante. « C'est comme si je déroulais une pelote », raconte-t-elle. Nul canevas, donc. Les personnages apparaissent comme ça. Françoise Grenier réorganise le tout ensuite. « Je ne cherche pas à faire de la littérature - mon écriture est toute simple. Je ne suis pas un auteur et faire des livres n'est pas un but : c'est une obligation », insiste-t-elle.

 



Un vampire venu du Briennois

 



Dans Le piano maléfique, roman forcément assez difficile à résumer, il est question d'une sorte de vampire, le comte de Nerval, qui absorbe l'énergie vitale des humains (un vilain dans la lignée du Joker de Batman, selon l'auteur). C'est dans son fief, les Terres Rouges, situé dans la région de Brienne-le-Château, que se retrouve un groupe d'élèves de CM2 dont l'autocar est tombé en carafe. Plus tard, lorsqu'on les signale, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes, vieillis et décharnés. Pour l'inspecteur Herbert Léonidas, c'est là le point de départ d'une enquête aux frontières du possible.

Des idées, Françoise Grenier, qui avoue apprécier Edgar Allan Poe, H.P. Lovecraf et Stephen King, des maîtres de l'horreur parmi les plus fameux, n'en manque pas. Les Ombres qui parcourent les 250 pages de ce roman sont effrayantes à souhait.

Le passage - entre autres - où Léonidas est emporté par un aigle au-dessus d'un cratère d'où s'écoulent des flots de sang est joliment imaginé. Normal, il vient du plus profond de la nuit, de cette nuit où naissent les cauchemars, sombres, terribles…

Globalement, l'intrigue, semi-policière, est bien menée et le style agréable à lire (nulle maladresse à signaler). Des monologues du vampire, qui s'adresse aux lecteurs, ponctuent habilement le récit. Les longues descriptions, de paysages ou de personnages, ce n'est pas le truc de Françoise Grenier : elle préfère faire ressentir « des sensations ».

« Il fallait que ça sorte, d'urgence ! », redit-elle. « Après, ça allait mieux. »

Mais, déjà, elle a un autre bouquin sur le feu - dans la même veine. Toujours ces pelotes à dérouler…



- « Le piano maléfique » de Françoise Grenier Droesch, éd. Le Manuscrit - 244 pages - 17,90 €.

 

Rodolphe LAURENT

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 21:02

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CHAPITRE I

 

 

Un article, paru dans le journal local, à la rubrique « Fait-divers », en date du 23 juin 2010, délivra l'information suivante :

 

Un groupe d'une vingtaine d'enfants, accompagné de six adultes : le chauffeur du bus scolaire, la maîtresse, deux parents d'élèves et une jeune fille, ont été vu, errants, à l'aube, vers le centre du bourg de Brienne Le Château.

 

Ils ont été transféré, dans un état d'épuisement inquiétant, vers l'Hôpital. En effet, on était sans nouvelles, des élèves de CM2 scolarisés à l'École Jules Renard à Troyes, depuis 3 jours.

Les parents s'inquiétant de ne pas les voir revenir d'un voyage d'une journée, ont lancé des appels vers la gendarmerie mobile. Les recherches n'ont pas abouti.

 

Il semble que ce groupe, corresponde tout à fait à la description des familles concernées. Elles sont invitées à venir voir leur enfant à l'Hôpital public de Brienne Le Château. Un séjour d'une semaine sera nécessaire pour que chacun puisse reprendre des forces.

 

 


 

7h30 du matin, dans un vieil appartement du centre-ville de Troyes, quartier du Vauluisant, Monsieur Herbert Léonidas, Inspecteur, s'affairait dans sa cuisine, très énervé. Cet homme avait passé une bien mauvaise nuit, s'était réveillé à plusieurs reprises, en sueur, en proie à ses cauchemars habituels. Il se revoyait enfant, devant son école, à attendre interminablement que sa mère vienne le chercher ... personne ne venait et la nuit s'épaississait ... quand soudain ... un monstre l'arrachait à la rue, le promenait dans les airs et le déposait en haut de sa tanière, prêt à le dévorer. A chaque fois, il percevait plus de détails du monstre ... une espèce d'aigle. Pourtant, depuis plusieurs années, cela avait cessé. Pourquoi revenait-il maintenant? Aucune réponse ne lui arrivait. Après quoi, il se leva et observa le programmateur de chauffage remonté à 20°4 alors qu'il le baissait toujours à 18° pour la nuit! « Pas étonnant que je suffoquais », pensa-t-il.

Une sonnerie avait retenti vers 7h. Il attrapa le combiné et reconnut la voix de son chef André Meunier qui lui raconta l'histoire abracadabrantesque d'un groupe de personnes, retrouvé très tôt ce matin, à Brienne. « Mais bon sang! Je suis en congé! » avait-il répliqué. Monsieur Meunier s'en fichait et lui hurlait de se « grouiller » avant que les parents ne « rappliquent ». « Vous allez vous rendre sur le champ à cet hôpital, interroger le personnel, les élèves et les accompagnateurs. C'est urgent! Il y a eu séquestration ».

Herbert détestait le ton autoritaire avec lequel son patron formulait ses ordres. Il ne pouvait que se soumettre! C'était le pire chef qu'il avait connu, beaucoup plus jeune que lui, et avec ça, il ne montrait aucune reconnaissance ... un fils de nanti qui avait toujours obtenu tout ce qu'il désirait ... le contraire de son propre parcours.

Il ne réussit à se calmer qu'une fois assis. Il sirota son café au lait lentement, confectionna avec application un copieux sandwich dans lequel il superposa une couche de beurre, des rondelles de tomates, des morceaux de salade et pour finir des tranches fines de saucisson.

Il prit un malin plaisir à faire durer ce moment. Enfin, il descendit chercher sa voiture. L'ascenseur fonctionnait normalement et il trouva facilement sa Citroën Xsara, une antiquité, à son emplacement habituel.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 00:15

Mes personnages principaux sont : >

-Herbert Léonidas, 50 ans environ, divorcé, n’ayant plus aucune nouvelle de ses propres enfants, est l’inspecteur chargé d’enquêter sur la disparition des élèves, alors qu’ils revenaient d’un voyage scolaire ( les accompagnateurs, leur maîtresse, leur chauffeur et même le bus ont disparu également, pendant 3 jours ! ). Lorsqu’ils réapparaissent, marchant, hagards sur une route de campagne, leur état est déplorable ( vieillis et décharnés …).

-Sa fille, Diane, se rendra chez lui, pour annoncer que son fils, donc son petit-fils, Emilien, élève de cette classe, a été séquestré au Château du Comte De Nerval, est au plus mal … >

- Le Comte De Nerval, maître du Château, communique par monologues ( 5 ) avec le lecteur , dévoile ainsi ses pensées profondes et d’autres superficielles. Il ne semble pas savoir qu’il est un Vampire spécial, puisqu’il a été adopté par la famille du châtelain ( retrouvé abandonné sur les marches devant le Château ). C’est un pianiste virtuose qui, lorsqu’il joue, extirpe l’énergie des humains pour en faire un élixir de jeunesse à la couleur rouge-sang; Cela a pour conséquence d’accélérer leur vieillissement et de leur enlever toute enveloppe charnelle ( ils deviennent des Ombres, sorte de fantômes noirs, esclaves pour l’éternité du vampire ). Il a le pouvoir de commander aux plantes et certaines herbes « folles » vont devenir très dangereuses au point de tuer …Dans sa folie à vouloir rajeunir, il n’arrête plus de jouer, ce qui fait que le temps s’ accélère plus ou moins vite (une heure devient 20, 10 ou une minute selon la vitesse à laquelle il pianotera ..) sans savoir que ses proches en seront affectés. > Il a des vues sur Damien, le mari de Diane songeant à une descendance masculine, voulant quelqu’un pour le seconder auprès des Ombres qu’il a du mal à gérer : très nombreuses, elles le paniquent…Il veut qu’il devienne son fils-vampire ! >

- Sa femme, Babeth, en a marre de rajeunir à cause de son Vampire de mari : elle a 8 ans ( âge humain ), au moment des faits et s’échappera avec les élèves pour vivre plus calmement, tout en sachant qu’elle ne résistera pas longtemps loin du château. >

- Sa fille aînée, Eliane ( 18 ans ), organisera la fuite du groupe séquestré, car, elle ne supporte plus le caractère cyclothymique de son père ( aussi par jeu ) et s‘enfuira avec eux, en laissant la jeune Gaëlle, accompagnatrice, à la merci du Vampire. Elle a le don de prendre l’aspect de n’importe quel être humain ou animal et en profitera à loisir. >

-La cadette, Coline, muette, capable de communiquer par télépathie est révoltée contre son père, le Comte-Vampire et voudra protéger la jeune humaine à ses risques et périls, en la nourrissant. Son grand amour pour cette étrangère ou bien son inconscience car elle est encore jeune vampire ( 16 ans ) lui fera choisir de renier sa condition. Ainsi, elle pense sauver, 3 semaines après l’enlèvement, un autre groupe de personnes venues sur les Terres du vampire ( l’inspecteur, sa fille Diane, une collaboratrice d’Herbert …) >

-La maîtresse, Mme Craft, qui semble ne pas avoir vécu les mêmes choses que les autres et qui éveillera des soupçons sur la véracité de ses dires. Fort éprouvée psychologiquement, elle finira à moitié folle, hantée par des images d’horreur distillées par Le Comte qui s’amusait avec elle.

> La fin est quand même positive et ouverte. Si mon emploi du temps chargé me permet de travailler à une suite, elle est quasiment prête dans ma tête à l’état de « pelote » qu’il suffira de dérouler. Le plus difficile étant de retranscrire en mots ces images qui me hantent.

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  • : Je mettrai mes essais littéraires, mes coups de coeur, des liens vers mon roman fantastique " LE PIANO MALÉFIQUE " car je me suis découvert une passion pour l'écriture alors que jusque là, je dessinais et gravais. Mais, je suis enseignante et donc, j'ai peu de temps à consacrer à ce blog, ne m'en voulez pas d'être parfois longtemps absente ! Du Cauchemar au rêve, il n'y a qu'un livre ! ( La Confrérie de l'imaginaire )
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  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans
  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans

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