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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 23:38

Le ciel de mon été fut parsemé de belles étoiles, certaines plus brillantes que d'autres, trouvées dans ce recueil de nouvelles :

 

 

riposte-apo.jpg

 

 

 

 Riposte-Apo ( de l'association imaJn'ère ) et c'est vraiment surprenant. La nouvelle qui m'a le plus déstabilisée mais aussi pour moi, la plus "parlante", celle dont je vais me rappeler longtemps c'est "Pose ta peau Calypso" de Christian Vilà, une sacrée claque !

Puis "La peine capitale", de Christian Bergzoll, qui est une super idée à creuser pour notre avenir, aux mots richissimes.

Après, j'ai adoré "Métabole" (Jérôme Verschueren) et "La fin des puissants" (Romain d'Huissier) pour la fin justement !

Ensuite "L'éclat des ténèbres" (Sylvain Boïdo) pour la quête des héros, dérisoire et grandiose à la fois; "Ciel bleu d'un hiver à jamais" (Thomas Geha) pour le personnage du fou et les enfants (quête aussi); "Un ciel parfait" (Romuald Herbreteau) pour l'idée de l'enfant-cohérence; "Les affamés" (Arnaud Guidet) pour la réflexion sur l'autre, dont on doit se prémunir, voire éliminer mais Samuel ira à leur rencontre ...;"Sept pour un million" qui utilise des éléments que j'ai imaginé pour ma nouvelle sur "le Signe" (pour Val Sombre) mais heureusement ce n'est plus pareil ensuite et j'aime l'humour de cet auteur, Brice Tarvel ! Et "Enfin l'apocalypse" qui est drôle aussi de Robert Darvel ; "Caïn et la belle" très froide et dure de Artikel Unbekannt ; " Absinthe", difficile à comprendre sauf à la fin, réprospectivement de Julien Heylbroeck) ; "Seul" de Tesha Garisaki, étonnant pour la fin ; "Une visite au Mont St Michel" de Patrice Verry , un peu fleur bleue ; Les dernières m'ont moins accrochées ! Il y en a 18 !

 

riposte-apo-4eme-de-couverture-copie-1.jpg

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 17:09

Billy-Chaperon-574878_512436385465762_572775879_n.jpg

 

Je n'ai pas boudé mon plaisir de déguster ces 79 pages à la présentation soignée, parcourues d'illustrations merveilleuses d'Ankolie : Page facebook de l'artiste 

Cet auteur Linné Lharsson, par l'intermédiaire de cette jeune fille de 13 ans, nous plonge au coeur d'un univers assez trouble, à la fois réaliste ( détails du métier de couturière avec les matières et odeurs caractéristiques, très bien rendues ) et fantastique d'un inconscient collectif à la croisée du conte pour enfant et du conte initiatique. L'univers farfelu de l'auteur apparaît par petites touches comme le passage sur les carpes présidant l'avenir en délivrant un papier de riz marqué d'une citation ... Attention au grand méchant loup ( mais quelques letttres sont effacées, c'est Mme Crochet qui devine ). Le loup n'est pas ce que vous croyez ! Je ne peux dévoiler la suite qui annonce de terribles épreuves pour Billy. Le passage dans la forêt avec les aiguilles gigantesques est terrifiant à souhait, la rencontre avec un loup se passe mal mais l'héroïne réagit à temps, se sauve, pour retrouver sa grand-mère qui n'est pas si souffrante que ça !!!

Une lecture  que je ne regrette pas et que je conseille à ceux qui aiment être surpris. Une auteure à suivre.

Ce roman court contient beaucoup de très belles images. Je vous laisse découvrir le style imagée et pourtant précis de cet  auteur.

 

Citation ( chapitre 1, page 12 ): "Aujourd'hui, il n'y aura pas de fanfreluches, de taffetas, de soies ou de laines pelucheuses à brosser, câliner, peigner avant de couper, de coudre, d'assembler, de broder au gré des humeurs créatives de Mme Crochet et jusqu'à ce que la faim ou la fatigue leur pèse. Aujourd'hui, elle n'aura pas à poursuivre les mouvements automatiques des mains et des pieds, au rythme de la machine à coudre ou des points de croix".


NB :Comme ma mère est une ancienne couturière, je revivais facilement ces moments d'intense activité ne laissant aucun répit.


Autre citation ( chapitre 2, page 16 ) lorsqu'elle se prend à rêver du mois d'Août ... " Et surtout, surtout, elle jette des jetons multicolores dans le bassin d'argent, jusqu'à ce qu'une carpe se décide à sortir de sa cachette. Frétillante et lumineuse, elle nage en ondulant jusqu'à sa main, qui vogue dans l'eau. Du bout des doigts, Billy l'effleure timidement avant de caresser sa peau à la texture de savon. Puis, la carpe vomit un ruban de papier de riz où une prédiction est notée".

 

Voici le texte de la quatrième de couverture :

" À tout juste treize ans, Billy Chaperon finit son apprentissage chez Mme Crochet quand elle reçoit un télégramme :

 

« Grand-mère fiévreuse. STOP. suite à morsure par gros chien. STOP. Dois rester auprès de Papa et d’Hugo. STOP. Va t’occuper de grand-mère. STOP. Maman ».

 

Un étrange voyage débute alors dans un monde peuplé de personnages fantastiques... "

 Appréciation de l'éditeur : Collision entre le Nord et le Sud, l’écriture et l’univers de Linné Lharsson reflètent ses origines .

En vente : Les presses littéraires  ( 12 € seulement )

Et : Librairie L'Antre-Monde

Sur Amazon aussi Ici

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 22:36

Surprise !

En me promenant sur Culture Chronique : gloire à eux ! je découvre cette chronique très inspirée sur mon roman . Mes personnages revisités par Marie Brétigny en ce 11/11/11 ( idée de génie, semblable à celle d'un lecteur : Christophe, qui eut peur qu'il arrive des trucs zarbis après la découverte de mes " fantômes noirs ", le même soir ! ).

Je ne peux que vous conseiller d'aller sur le site de Culture Chronique pour vous confronter avec mon univers assez fou.

A vous de voir et d'entendre les soupirs d'un monde en marche, en parallèle du nôtre. Ici sur cette Terre, c'est  trop aseptisé que c'en est effroyable. Mais,link  ça ne va pas durer, il va souffler un vent de folie pour quelques heures s'il vous prenait l'envie de lire ma prose, un peu maladroite mais tellement authentique. Comme dirait, un auteur rencontré sur un salon : c'est du vécu ! Oui, du vécu inconscient !

 

un roman à l'hémoglobine link

 


 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 23:11

 

Cortazar.jpg                               couverture Cortazar

 

 

Pour moi cet écrivain est un monde sans limite où il fait bon se promener, surtout dans cet ouvrage : Le tour du jour en 80 mondes parut chez Gallimard en 1980 ( 4 ans avant sa mort ). Les éditions Gallimard qui fêtent leur centenaire aurait du penser à cet auteur qui dit-on refusa les honneurs, lui l'homme de gauche. Il soutenait la Révolution Cubaine mais là n'est pas mon propos.

J'admire sa façon de penser et d'écrire car j'ai la même approche. Il n'a pas de méthode, il se laisse porter par une sorte d'écriture automatique proche des surréalistes ( André Breton, par exemple, qui préconise de rêver éveillé, de favoriser les rencontres avec le hasard, donc d'échappper à la pensée cartésienne)

Voici ce qu'il écrit  page 179 du " Tour du jour ... ":

Dans le cas de mes contes ...la ligne verbale démarre sans aucune pensée préalable, il y a comme une énorme coagulation, un bloc entier que est déjà le conte, cela est parfaitement clair bien que cela puisse paraître parfaitement obscur ...De toute façon, ...dans mon cas ..., je pars du bloc informe et j'écris une chose qui devient un conte cohérent et valable.. La mémoire, certainement traumatisée par une expérience vertigineuse, garde en détail les sensations de ces moments-là et me permet de les rationnaliser ensuite... Il y a la masse qui est le conte ( mais quel conte ? Je ne le sais pas et je le sais, tout cela est vu par quelquechose en moi qui n'est pas ma conscience mais qui vaut plus qu'elle en cette heure hors du temps et de la raison).... page 181 : " Je me rappelle le matin où Une fleur jaune m'est tombée dessus : le bloc amorphe était la vague idée d'un homme qui rencontre un adolescent qui lui ressemble et a l'intuition aveuglante que nous sommes immortels. J'écrivis les premières scènes sans la moindre hésitation mais je ne savais pas ce qui allait arriver, j'ignorais complètement le dénouement de l'histoire. Si quelqu'un m'avait dit alors : " à la fin l'homme empoisonnera Luc", j'aurai été stupéfait. Et à la fin ,effectivement, l'homme empoisonne Luc, mais cela arriva comme tout ce qui précèdait, comme une pelote qui se déroule à mesure que l'on tire le fil ; la vérité, c'est que dans mes contes il n'y a pas le moindre mérite littéraire, le moindre effort.

Pour moi aussi il en a été ainsi. Dans Le piano maléfique, je suis partie d'un rêve / cauchemar : le voyage scolaire qui se termine mal, le bus ne pouvant poursuivre sa route car celle-ci n'existait plus, la nuit qui tombe à 5 heures de l'après-midi, la traversée d'un village-fantôme, le château qui surgit de nulle part , les odeurs de sang, le maître du château qui acceuille les enfants avec les adultes pour les enfermer, l'enfermement, la fille restée dans le bus qui vit des phénomènes bizarres surtout le temps qui s'accélère, des gens qui la frôlent, qui émettent des sons alors qu'ils n'apparaissent pas en chair et j'ai brodé autour de ces flashs, une histoire de pianiste/vampire absorbant l'énergie humaine grâce à son jeu de piano ( tantôt lent , ralentissant le temps, tantôt rapide précipitant les jours en minutes et les années en jours, cela le faisant rajeunir )sans du tout, entrevoir une fin. Il fallait que je déroule la pelote pour arriver à l'inspecteur qui enquête ... etc. Petit à petit le roman prenait forme.

Il y a tant à dire sur Julio Cortazar qu'il me faudrait plusieurs articles pour en faire le tour ! Le tour de 80 mondes ! Alors à bientôt pour savourer des textes tour à tour philosophes, espiègles...

Celui-ci pour réfléchir ( page 283 ):

Des choix insolites

Il n'est pas convaincu.

Il n'est pas convaincu du tout.

On lui a proposé au choix une banane, un traité de Gabriel Marcel, trois paires de chaussettes en nylon, un percolateur garanti, une blonde aux moeurs élastiques, la retraite avant l'âge, et pourtant il n'est pas convaincu.

Sa réticence attise l'insomnie de quelques fonctionnaires, d'un curé et des flics de l'arrondissement.

Comme il n'est pas convaincu on commence à se demander s'il ne devrait pas faire l'objet d'une interdiction de séjour.

On lui a laissé entendre comme ça, gentiment.

Il a dit : " Dans ce cas, je prends la banane."

On se méfie, c'est tout naturel.

Il aurait été bien plus rassurant qu'il prenne le percolateur, ou au moins le blonde.

C'est quand même étrange qu'il ait choisi la banane.

On envisage de revoir la situation depuis le début. 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 00:35

CHRONIQUE  SUR LES VAMPIRES

Ce roman " Le piano maléfique" s'est construit autour de la figure légendaire du VAMPIRE.
Pourquoi une telle fascination ?
Je vais tenter de décrypter la valeur littéraire d'un tel personnage au détour de textes lui faisant référence. Il y a d'abord le Comte de Dracula, de Bram Stoker, publié en 1897 qui suscite l'effroi. Il a des pouvoirs surnaturels et en même temps nous interpelle,  car il ne l'a pas fait exprès d'être un  damné. "L'auteur de Dracula s'est inspiré des légendes, associant Vlad Tepes à un monstre sanguinaire, proche du diable, qui était un commandant de Valachie ( Roumanie à l'époque médiévale ) surnommé « Dracula », du fait qu’il était dans l’ordre des Dragons ... Drag devenant Dracula , et réputé particulièrement cruel. Néanmoins, son personnage n'est pas à proprement parler, Vlad Tepes, devenu vampire." ( source Wikipédia ) puisque, si les horreurs commises par Vlad sont vraies, elles ont été perpétuées par la seule volonté humaine d' écorcher, bouillir, décapiter, aveugler, étrangler, pendre, brûler, frire, clouer, enterrer vivants, mutiler atrocement et bien sûr empaler tous ses contradicteurs, alors que ce n’est pas le cas du vampire imaginaire.
Les Vampires littéraires se repaissent, certes, de sang humain ( non coagulé ) par malédiction , indépendamment de leur volonté , car ils doivent maintenir leur survie, en aspirant le sang humain. Ils peuvent y trouver du plaisir et c’est le ressort d'une littérature plus bas de gamme, leur façon de planter leurs canines dans le cou des victimes jouant une partition sexuelle du côté victime aussi, attirance et répulsion se donnant la main.
D’autre part  ce Comte de DRACULA doit se débrouiller  avec des sentiments contradictoires, des questions assez psychanalytiques comme celles des limites ( entre la bête et l'homme, la vie et la mort ou le Bien et le Mal ).  Et Stoker introduira plusieurs caractéristiques qui étaient, jusque là, absentes dans le mythe folklorique du vampire ou de ses incarnations littéraires :
– l'absence de reflet dans les miroirs;
– la capacité à se transformer en chauve-souris (l'association du vampire et de la chauve-souris remonte à la découverte de l'espèce sud-américaine Desmodus rotundus, buveuse de sang, mais c'est Stoker qui la rend incontournable).
   L'hibernation
– personnification de la mort ;
– incarnation de la bestialité ;
mais également
– symbole de la sexualité et de la sensualité ;
– archétype du séducteur irrésistible.
Ses pouvoirs : il peut se transformer en chauve-souris, en chien, en loup, en grains de poussière sur des rayons de lune, en brouillard, se faire grand ou rapetisser, se rendre maître des éléments (tempête, brouillard, tonnerre) mais dans un espace limité, se faire obéir de certains animaux tels que le loup, le renard, le rat, le hibou, la chauve-souris ou la phalène, pénétrer la pensée des êtres dont il a bu le sang; entre autres; il connaît la nécromancie , la télépathie, l‘hypnose. Quant au sang qu'il boit, celui-ci le fait rajeunir et devenir plus fort, mais le fait de ne pas en boire ne remet pas en cause son caractère immortel.
Et aussi ses incapacités : Dracula ne peut pénétrer chez quelqu'un sans y avoir été préalablement invité, ne peut dormir qu'en terre consacrée, ne peut traverser une eau courante, ne peut franchir des eaux vives qu'à marée haute ou lorsque la mer est étale, ne peut bénéficier de ses pouvoirs pendant le jour. Il ne peut se déplacer qu'à minuit ou à la tombée du jour et ne peut séjourner que dans la terre dans laquelle il a été enterré de son vivant, dans la tombe d'un être qu'il aurait vampirisé ou dans celle d'une âme damnée — un suicidé par exemple. L'ail, un crucifix, une hostie ou de l'eau bénite le repoussent ; une branche de rosier sauvage, posée sur son cercueil, l'empêche d'en sortir. La lumière du jour lui est fatale.
Pour le détruire il est conseillé de : lui transpercer le cœur à l'aide d'un pieu, le décapiter ou tirer une balle bénite dans sa tombe. Avec Murnau , qui a adapté ce roman en créant «  Nosfératu » on peut ajouter, une femme pure doit retenir le vampire toute la nuit et lui faire oublier le chant du coq.

.


 Mina Harker dans le roman a de la pitié  : « Le pauvre être qui a causé toute cette souffrance est le plus malheureux de tous. » Dracula aspire à la paix de son âme et donc aimerait pouvoir mourir ! , ce qui lui est impossible.
Personnellement, sa condition  extra - humaine me touche et permet en littérature toutes sortes de scénarios imaginaires puisque ce mythe ne repose sur aucun témoignages vérifiés.
VAMPIRE ... a été nommé ainsi, faute d'autre nom. On peut trouver une étymologie approximative :
"La spontanéité avec laquelle le mot est apparu pose problème. Comment en est on arrivé là ? Montague Summers opte pour une base venant du magyar (un groupe ethnique d’Asie centrale à l’origine de la Hongrie) ayant lui-même une origine slavonne très proche du russe upyr (upir, oupier) qui est lui-même quasi-similaire en tchèque et polonais. Ce qui aurait donné oupire une fois francisé à la fin du XVIIème siècle. Le bulgare proposerait des variantes de ce mot comme vapir ou vepir et le ruthénien (Ukraine) proposerait vepyr, vopyr,  opir…
Dans Etymologie Wörterbuch der Slavien Sprachen, Miklosich (linguiste Slave) explique que le mot vampire, dérivé de upir, est apparenté au turc uber qui signifie sorcière. Une autre source possible est la racine indo-européenne pi, que l’on retrouve dans le sanskrit pî-bami, le grec pino et le latin bibo, signifiant tous les trois « je bois ». Dans The song of the Russian People, Ralston apparente le mot vampire à deux verbes lithuaniens, très proches phonétiquement mais très différents sur le plan sémantique, le verbe wempti qui signifie boire et le verbe wampiti qui signifie grogner ou gémir. Le deuxième verbe se justifie, en accord avec des traités de démonologie du Moyen-âge, puisque le mort qui n’a pas trouvé la paix pousse des gémissements/grognements." (Cité dans vampirisme.com )


Ce thème du Vampire apparaît dès 1819 en Angleterre et sera exploité par de nombreux auteurs ( Théophile Gautier, Charles Nodier en France ). Aux États-Unis, il y a  la fameuse Anne Rice et «  Entretien avec un vampire ». Elle a donné une noblesse, une sensualité inédite aux damnés , comme Louis.

Le personnage de Dracula a tiré sa popularité actuelle davantage du cinéma que de la littérature.

TEMOIGNAGES de faits troublants

Ont-ils existé ? Presque tout le monde s’accorde à dire que NON !  Comment le savoir , étant donné la chasse et les exécutions post-mortem données aux prétendus vampires, comme l’atteste l’abbé Don Augustin Calmet qui livre des témoignages pour le moins énigmatiques !
Cet Abbé a été le « porte-parole » des paysans - témoins de ces morts qui reviennent à la vie pour persécuter les vivants en cherchant à «  sucer » leur sang. Il a consigné méthodiquement ces faits dans un ouvrage fameux:  " Dissertation sur les affaires des anges, des démons, des esprits et sur les revenants de Hongrie, de Bohème, de Moravie et de Silésie " vers  1746 et 1749, puis une version deD 1751.
«  Vampire, Wampire, Oupire et Upire, n. et f. Les Vampires sont une sorte de revenants qu'on dit infester la Hongrie, la Moravie, la Bohême, etc. Ce sont des gens qui sont morts depuis longtemps et qui reparaissent, se font voir, marchent, parlent, sucent le sang des vivants, en sorte que ceux-ci s'exténuent à vue d'oeil, au lieu que les cadavres, comme des sangsues, se remplissent de sang en telle abondance qu'on le voit sortir par les conduits et même par les pores. Pour se délivrer des Vampires, on les exhume, on leur coupe la tête, on leur perce le coeur, on les empale, on les brûle. »
Calmet défini donc le vampire comme une personne qui avait été morte et enterrée et est ensuite ressortie de sa tombe pour perturber la vie de ses proches en suçant leur sang et même causer leur mort par différents moyens. Le seul remède pour contrer le vampirisme était de creuser le corps du vampire, rompre sa tête ou enfoncer un pieu dans la poitrine , puis  de brûler le corps.
 Il a assisté à ces chasses aux vampire qui consistaient à retrouver la tombe du soi-disant vampire pour l’ouvrir et appliquer les rites funéraires appropriés. Condamnant la profanation des tombes, il constata que  le supposé damné avait l’apparence d’un vivant, pas de raideur post-mortem, les cheveux, la barbe et les ongles avaient continué à pousser , la peau était souple et du sang maculait les lèvres du cadavre. Lorsque le pieu transperçait la poitrine du « mort », celui-ci poussait un hurlement puissant comme s’il était vivant !  Et toutes ces bizarreries étaient attestées par des rapports officiels et les instances religieuses !
Don Calmet a laissé toute l'affaire ouverte, mais semble favoriser l'existence des vampires, en notant que «... il semble impossible de ne pas souscrire à la croyance qui prévaut dans ces pays ... des apparitions sortent  de la tombe et sont capables de produire les effets terribles qui leur sont attribuées.  Il a ainsi mis en place les conditions pour le débat houleux qui devait s'ensuivre au cours des années 1850.

De même Ranft, philosophe allemand, présenta sa dissertation sur les vampires devant l'Académie de savants de Leipzig («  De la mastication des morts dans leurs tombeaux »). Il prend comme références de nombreux extraits de textes évoquant les cas de vampirisme en Europe de l'Est.
Les vampires étaient appelés à cette époque les " revenants en corps ".
Ranft rappelle l'histoire de Peter Plogojovitz qui entraîna la mort de neuf personnes en moins d'une semaine. Revenu d'entre les morts, Plogojovitz se couchait sur ses victimes ou les étranglait jusqu'à ce qu'elles rendent l'âme.
Un officier impérial dépêché sur place ainsi que le Pope constatèrent la non décomposition du corps du vampire. Son corps était frais, à part le nez qui s'était détaché, et ne dégageait pas d'odeur cadavérique. Le vampire, suçant parfois le sang de ses proies, avait encore du sang sur la bouche. Afin d'enrayer la contamination et la succession de décès, le corps du vampire fut percé d'un pieu puis brûlé.
En Russie, les vampires sont actifs de midi à minuit et se gavent littéralement de sang. Le corps des vampires est imputrescible et leurs yeux sont rouges. Certains respirent mais restent immobiles dans leur cercueil. En leur présence, les animaux ont peur ou deviennent agressifs sans raison. Certains vampires prennent la forme d'un spectre ou d'un chien. Calmet évoque le cas d'Arnold Paul qui tua quatre personnes. Après que son corps fut détruit, on comptabilisa 17 victimes de plus. Arnold Paul ayant attaqué des animaux, les villageois furent contaminés en mangeant leur chair ...

Les victimes des vampires, pâles et amaigries, souffrent de faiblesse extrême. Des taches bleuâtres apparaissent là où le vampire a sucé leur sang. En Hongrie, les victimes perdent tout appétit et meurent de langueur en une dizaine de jours, sans aucune fièvre. La victime voit un spectre qui la suit.
Le dictionnaire infernal de Jacques Collin de Plancy (1818 ) Fetjaine
De nombreuses anecdotes se réfèrent à des monstres apparentés aux vampires. Les incubes et les succubes, également appelés les cauchemars, étaient des démons paillards et lascifs. Ils changeaient fréquemment d'apparence pour tromper leurs victimes. Ces démons ne craignent ni la croix ni l'eau bénite. Lilith, la maîtresse des succubes, prenait l'apparence d'une belle femme pour séduire les hommes. L'apparence des lamies était particulièrement monstrueuse, avec leur buste de femme et leurs pieds ornés de têtes de dragons. Les lamies hantaient les cimetières et les champs de bataille pour dévorer les cadavres. Elles pouvaient se transformer en loup ou en hyène. Dans les croyances, les vampires étaient également associés aux lémures. Ces décédés de mort violente revenaient sur terre comme des spectres malfaisants.

Se frotter le corps avec le sang du vampire, ou même le mélanger à de la farine pour en faire du pain, était censé empêcher d'être transformé en vampire.

Des créatures ont dû exister que l’on redoutait, tout comme les sorcières tant pourchassées et accusées de commerce avec le diable alors qu’aujourd’hui on sait qu’elles étaient de fabuleuses femmes médecins. Ce qu’elles accomplissaient n’étant pas compris, il était facile de les croire malfaisantes, si bien que les dons de guérisseuses, leur immense connaissance des plantes , des énergies , tout ce trésor a disparu en fumée ! Les vampires n’étaient-t-ils pas des personnes ayant un degré de connaissance supérieure aux nôtres, tout en sachant que des maladies à cette époque, provoquent des caractéristiques attribuées aux vampires : une photosensibilité sévère, une blancheur de peau,  qui serait cette maladie :
« C’est la porphyrie érythropoïétine congénitale qui présente les symptômes s’apparentant le plus aux vampires...il est possible que les individus atteints de cette pathologie aient été la source de la légende vampirique »
Les alchimistes, sûrement des érudits craints et incompris au Moyen-âge , ont pu être à l’origine de peurs ou d’espoirs inconscients qui ressurgissent dans cette littérature ...le Comte de Dracula en était un, quand il était mortel et a gardé ce goût du savoir « C'est en même temps un philosophe et un métaphysicien – réellement un des plus grands savants de notre époque » (p. 199) mais dans un but égoïste : il s'agit pour le Comte d'approfondir ses connaissances dans le but de vaincre, et ce au profit d'un seul être : lui-même.

.
Mon personnage de comte/vampire est un résumé de ces dons inexpliqués , ces pouvoirs occultes que la société d’alors réprouvait, rejetait ... on préférait  éliminer les gens doués ou ayant des dons proches de la magie. L’amalgame  sortilège/magie = démon ne fait pas un pli dans l’esprit des Religieux de l’époque, acharnés à n’admettre pour seuls valables, les miracles de Jésus ( les autres , apparentés ou non, étant  forcément l’oeuvre des démons ).

Il y eut une volonté délibérée d’anéantir toute recherche populaire visant à soigner, à adoucir les peines, douleurs diverses en ces temps reculés du Moyen-Âge...
Pouvoir désormais légué aux puissants assermentés par l’État, ordre des médecins, par exemple .. ceux qui n’en font pas partie seront des «  Charlatans »

Molière : "Transformer tout en or ; faire vivre éternellement ; guérir par des paroles ; savoir tous les secrets de l'avenir ; faire descendre comme on veut du ciel, sur des métaux, des impressions de bonheur ; commander aux démons ; se faire des armées invisibles, et des soldats invulnérables, tout cela est charmant sans doute... mais, pour moi, je vous avoue que mon esprit grossier a quelque peine à le comprendre et à le concevoir" (Les amants magnifiques).

La Science en progressant donne des réponses aux phénomènes inexpliqués et on peut espérer qu’un jour ces êtres nous informent ( mais en reste-t-il sur Terre ? ) sur leur état , leur force et pouvoirs.
L’Inconscient collectif passe à travers la littérature et les auteurs attestent de l’existence d’êtres exceptionnels. Il établit des connexions  et des ouvrages mettent en scène l’idée d’êtres immortels , profondément sensibles, au fur et à mesure de leur réincarnation, en quête éternelle de ce sang humain ou de cette énergie que les être vivants émettent ... n’y aurait-il pas dans notre univers ou au delà de ces espèces obligées d’errer , pauvres âmes en peine ? Pourquoi pas en dépit des esprits cartésiens prompts à écarter toute question dérangeante... 

La transmission du vampirisme, tout comme les caractéristiques des vampires, ne cessent d'évoluer au fil des récits et de l'imagination des auteurs. On remarquera que, de toute époque, le vampire est souvent le reflet des craintes de la population. La peur du châtiment divin, les superstitions folkloriques, les épidémies ou encore les dérives de la science, ont tour à tour inspiré les légendes puis les œuvres de fiction. ( cité dans "  Mordue de Vampires! )

Mon personnage, le Comte De Nerval,  qui s’est imposé dans «  le piano maléfique » fait partie de cette lignée de Vampires psychiques qui se nourrissent d’énergie, forme supérieure à mes yeux du vampirisme. S’il n’a pas d’humains à sa portée, il se résigne à absorber du sang qu’il garde dans des fioles, au cas où..., conservées intactes par un sortilège qu’il est le seul à créer, car sa femme et ses filles sont encore trop jeunes pour arriver à un tel niveau de compétence. Plus un Vampire avance en « âge », plus ses pouvoirs grandissent. C’est l’apanage des Anciens et donc de ce Comte, d’extraire l’Énergie pure des vivants, de les faire basculer d’hommes de chair et de sang, en fantômes, ses Ombres, qui seront enrôlées dans une armée d’esclaves, destinée à obéir à ce tyran pour l’éternité.  Le sang lui assure une survie, mais seule l’énergie humaine le fait rajeunir et lui assure la sécurité, car les Ombres deviennent les fidèles gardiens de son domaine, participent aussi aux transformations et à la perpétuation des maléfices du Vampire.
En plus des nombreux pouvoirs des Vampires en général, ce Comte  joue merveilleusement du piano, c’est un virtuose. Son jeu est capable de modifier l’écoulement du temps : rapide et une journée passe en une minute, deux jours = deux saisons ... etc. Il hypnotise son public qui ne se rend pas compte de sa transformation graduelle, de vivant à mort-vivant puis Ombre. Lui-même , ne sait pas expliquer comment il procède, c’est ainsi depuis plusieurs siècles.

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Présentation

  • : Le blog de francoisegrenierdroesch auteur fantastique
  • : Je mettrai mes essais littéraires, mes coups de coeur, des liens vers mon roman fantastique " LE PIANO MALÉFIQUE " car je me suis découvert une passion pour l'écriture alors que jusque là, je dessinais et gravais. Mais, je suis enseignante et donc, j'ai peu de temps à consacrer à ce blog, ne m'en voulez pas d'être parfois longtemps absente ! Du Cauchemar au rêve, il n'y a qu'un livre ! ( La Confrérie de l'imaginaire )
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  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans
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