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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 22:36

Surprise !

En me promenant sur Culture Chronique : gloire à eux ! je découvre cette chronique très inspirée sur mon roman . Mes personnages revisités par Marie Brétigny en ce 11/11/11 ( idée de génie, semblable à celle d'un lecteur : Christophe, qui eut peur qu'il arrive des trucs zarbis après la découverte de mes " fantômes noirs ", le même soir ! ).

Je ne peux que vous conseiller d'aller sur le site de Culture Chronique pour vous confronter avec mon univers assez fou.

A vous de voir et d'entendre les soupirs d'un monde en marche, en parallèle du nôtre. Ici sur cette Terre, c'est  trop aseptisé que c'en est effroyable. Mais,link  ça ne va pas durer, il va souffler un vent de folie pour quelques heures s'il vous prenait l'envie de lire ma prose, un peu maladroite mais tellement authentique. Comme dirait, un auteur rencontré sur un salon : c'est du vécu ! Oui, du vécu inconscient !

 

un roman à l'hémoglobine link

 


 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 17:16

Ce texte très fort est bien sûr de Julio Cortazar, ou plutôt IL figure dans le recueil de textes regroupés dans ce merveilleux manuscrit sorti en 1980, chez Gallimard : Le tour du jour en quatre-vingts mondes

( Attention, les vers sont ainsi tronqués par l'auteur, je ne fais que  retaper exactement pareil que sur l'édition Gallimard, en espérant que je ne serai pas poursuivie ! )

Il fut le premier à m'accuser de

Sans preuves et peut-être à son corps défendant, mais il y avait ceux qui

On sait bien que dans un village perdu parmi

Le temps pèse immobile et que rarement

gens qui vivent de fils de la Vierge, de lentes

Ils ont peut-être du coeur mais quand ils parlent

De quoi pouvait-il m'accuser, nous avions seulement

Impossible que le simple dépit, après cette

( La pleine lune peut-être, la nuit où il m'emmena à

Mordre en amour ce n'est pas si étrange, surtout lorsqu'on a

j'avais gémi, c'est vrai, et à un moment j'ai pu

Après, nous n'avons pas parlé, lui il avait l'air fier de

Ils ont toujours l'air fier de nous faire gémir mais alors

Le souvenir change avec la haine qui suit la

car pendant ces nuits-là nous nous aimions plus fort que si

Sous la lune, dans les sables mêlés qui sentaient le

(Je l'ai mordu, c'est vrai, mais mordre en amour ce n'est pas si

Il ne m'en a jamais rien dit, attentif seulement à

Je parfumais mes seins aux herbes que ma mère

Et lui, la joie du tabac dans sa barbe et tout le

Jamais il n'a plu quand nous allions à la rivière mais parfois

Un mouchoir noir et blanc qu'il me passait lentement pendant que

Nous nous donnions des noms d'animaux tendres, d'arbres qui

Il n'y avait pas de fin à cet interminable commencement de

(Je l'ai mordu lorsque cloué en moi il me

Nos voix, à un moment, toujours se mélangeaient et

Cela aurait pu durer comme le ciel vert et dur au-dessus de mes

Pourquoi, puisque embrassés nous soutenions le monde contre

Jusqu'à ce qu'une nuit, je m'en souviens comme d'un clou dans

         la langue, je sentis

Oh ! la lune sur son visage, cette caresse morte sur une peau qui avant

Pourquoi oscillait-il, pourquoi son corps s'affaissa-t-il comme si

- Tu es malade ? Viens te mettre à l'abri, je vais te

Je le sentais trembler comme de peur, de brume, et quand il m'a regardée

Mais mains le tissaient de nouveau, cherchant le battement, le tambour

           chaud, et aussi

Jusqu'à l'aube, je fus l'ombre fidèle et j'attendis que de nouveau

Mais vint une autre lune, nous nous sommes rejoints et j'ai compris que

           désormais

Et lui, il tremblait de colère, il arracha ma blouse comme

Je l'ai aidé, je fus sa chienne, je léchai le fouet espérant que

J'imitai le cri et la plainte comme si sa chair, pour de vrai

(Je ne l'ai plus mordu, mais j'ai gémi et supplié pour lui donner un

Il put croire à nouveau, il se dressa avec le sourire du début lorsque

Mais en partant il trébucha, je le vis se retourner, ce rictus sur

Seule chez moi, j'attendis ,les bras autour de mes genoux jusqu'à ce que

Le premier à m'accuser ce fut

(Je l'ai mordu c'est vrai mais mordre en amour

Et maintenant je sais que le matin où l'on me

Le coeur lui manquera pour approcher la torche des

C'est un autre qui le fera pour lui et lui, de sa maison,

Les volets entrouverts qui donnent sur la place où

Je regarderai jusqu'au bout ces volets pendant que

Je le mordrai jusqu'à la fin, mordre en amour ce n'est pas si

Voilà ce texte finit ainsi et laisse l'imagination filer

Je ne sais pas si vous éprouvez le même malaise que moi à lire ces lignes, distillé par ces phrases en suspens.

Pour moi : du grand art  !

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:32

cleardot.gif_La-4-.jpg

Si vous aimez continuez la visite sur son blog : charlineetlessentiersféériqueslink  

 

J'ai découvert son monde au Salon du Val'joly maginaire ( le 1er sur Eppe-Sauvage et cette magnifique station touristique ). Elle illustre des textes d'une auteure : Evelyne et du conteur Tortequesne. link

Son travail est d'une densité rare, fait au crayon et cela est remarquable vu le nombre d'illustrations élaborées sur des logiciels 3 D par d'autres ou " photoshop" : leurs images fabriquées sur ordinateur sont le plus souvent sans vie. Elle les rehausse d'aquarelle si bien qu'ils deviennent d'une délicatesse inégalée.

 

Charline nous entraîne aux confins de l'imaginaire et aime puiser son inspiration au cours de longues promenades  en forêt dans sa Normandie natale.

 

 

J'ai beaucoup aimé la rencontrer, observer sa manière si sensible de couvrir une feuille de petits signes graphiques  minutieux qui amènent à ces illustrations époustouflantes de maîtrise, bavarder avec cette personne hors du commun, si simple pourtant. Merci à toi Charline pour avoir accepter que je publie une de tes images et  merci à mes lecteurs d'aimer aussi son travail.

 

BONNE  ROUTE  vers des  RÊVERIES DOUCES MAIS PAS INSIPIDES ! Au contraire !

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 23:11

 

Cortazar.jpg                               couverture Cortazar

 

 

Pour moi cet écrivain est un monde sans limite où il fait bon se promener, surtout dans cet ouvrage : Le tour du jour en 80 mondes parut chez Gallimard en 1980 ( 4 ans avant sa mort ). Les éditions Gallimard qui fêtent leur centenaire aurait du penser à cet auteur qui dit-on refusa les honneurs, lui l'homme de gauche. Il soutenait la Révolution Cubaine mais là n'est pas mon propos.

J'admire sa façon de penser et d'écrire car j'ai la même approche. Il n'a pas de méthode, il se laisse porter par une sorte d'écriture automatique proche des surréalistes ( André Breton, par exemple, qui préconise de rêver éveillé, de favoriser les rencontres avec le hasard, donc d'échappper à la pensée cartésienne)

Voici ce qu'il écrit  page 179 du " Tour du jour ... ":

Dans le cas de mes contes ...la ligne verbale démarre sans aucune pensée préalable, il y a comme une énorme coagulation, un bloc entier que est déjà le conte, cela est parfaitement clair bien que cela puisse paraître parfaitement obscur ...De toute façon, ...dans mon cas ..., je pars du bloc informe et j'écris une chose qui devient un conte cohérent et valable.. La mémoire, certainement traumatisée par une expérience vertigineuse, garde en détail les sensations de ces moments-là et me permet de les rationnaliser ensuite... Il y a la masse qui est le conte ( mais quel conte ? Je ne le sais pas et je le sais, tout cela est vu par quelquechose en moi qui n'est pas ma conscience mais qui vaut plus qu'elle en cette heure hors du temps et de la raison).... page 181 : " Je me rappelle le matin où Une fleur jaune m'est tombée dessus : le bloc amorphe était la vague idée d'un homme qui rencontre un adolescent qui lui ressemble et a l'intuition aveuglante que nous sommes immortels. J'écrivis les premières scènes sans la moindre hésitation mais je ne savais pas ce qui allait arriver, j'ignorais complètement le dénouement de l'histoire. Si quelqu'un m'avait dit alors : " à la fin l'homme empoisonnera Luc", j'aurai été stupéfait. Et à la fin ,effectivement, l'homme empoisonne Luc, mais cela arriva comme tout ce qui précèdait, comme une pelote qui se déroule à mesure que l'on tire le fil ; la vérité, c'est que dans mes contes il n'y a pas le moindre mérite littéraire, le moindre effort.

Pour moi aussi il en a été ainsi. Dans Le piano maléfique, je suis partie d'un rêve / cauchemar : le voyage scolaire qui se termine mal, le bus ne pouvant poursuivre sa route car celle-ci n'existait plus, la nuit qui tombe à 5 heures de l'après-midi, la traversée d'un village-fantôme, le château qui surgit de nulle part , les odeurs de sang, le maître du château qui acceuille les enfants avec les adultes pour les enfermer, l'enfermement, la fille restée dans le bus qui vit des phénomènes bizarres surtout le temps qui s'accélère, des gens qui la frôlent, qui émettent des sons alors qu'ils n'apparaissent pas en chair et j'ai brodé autour de ces flashs, une histoire de pianiste/vampire absorbant l'énergie humaine grâce à son jeu de piano ( tantôt lent , ralentissant le temps, tantôt rapide précipitant les jours en minutes et les années en jours, cela le faisant rajeunir )sans du tout, entrevoir une fin. Il fallait que je déroule la pelote pour arriver à l'inspecteur qui enquête ... etc. Petit à petit le roman prenait forme.

Il y a tant à dire sur Julio Cortazar qu'il me faudrait plusieurs articles pour en faire le tour ! Le tour de 80 mondes ! Alors à bientôt pour savourer des textes tour à tour philosophes, espiègles...

Celui-ci pour réfléchir ( page 283 ):

Des choix insolites

Il n'est pas convaincu.

Il n'est pas convaincu du tout.

On lui a proposé au choix une banane, un traité de Gabriel Marcel, trois paires de chaussettes en nylon, un percolateur garanti, une blonde aux moeurs élastiques, la retraite avant l'âge, et pourtant il n'est pas convaincu.

Sa réticence attise l'insomnie de quelques fonctionnaires, d'un curé et des flics de l'arrondissement.

Comme il n'est pas convaincu on commence à se demander s'il ne devrait pas faire l'objet d'une interdiction de séjour.

On lui a laissé entendre comme ça, gentiment.

Il a dit : " Dans ce cas, je prends la banane."

On se méfie, c'est tout naturel.

Il aurait été bien plus rassurant qu'il prenne le percolateur, ou au moins le blonde.

C'est quand même étrange qu'il ait choisi la banane.

On envisage de revoir la situation depuis le début. 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:15

A GAGNER : des livres d'histoire de Stéphane Bern et d'autres auteurs

Rendez-vous sur la page de SILVERMOON, page de critiques littéraires

 

Angélique Ferreira dont le blog est ici :link  

( Elle est éditée par " les éditions du petit caveau"  voir ici :

link

et bientôt chez Asgard édition( car les éditions Cauchemars où était publié son " cycle des enfers " ont fermé      

Voir la page du Cycle des enfers :  ici :   link  )

lance un concours via sa page " Silvermoon". Pour y accéder : link

                                               320751_10150356980699368_834544367_8044541_863786852_n.jpg

Voici le texte si cela vous intéresse :

 "Lancement du concours secret d'histoire tome 1!

La règle est simple : laisser un commentaire sous la couverture du roman.

Toutefois cette fois-ci je modifie un peu la règle, la participation sera prise en compte que si le concours est relié.

1point sur vos pages

1point sur un blog

1 point sur un forum.

Pour prouver que vous avez bien poster le concours envoyer-moi un mp ( sur la page de SILVERMOON ( sur facebook )

Voila bonne chance à tous"

Si vous aimez l'histoire comme cette auteure de roman fantastique l'aime, allez-y GO

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 00:07

J'ai déjà publié cette nouvelle pour ceux qui connaissent : Passez votre chemin !

Les autres : lisez et laissez-vous surprendre

Si Elise est dans le coin : donne moi des conseils car elle n'a pas été retenue .... en tous cas, personne du " Monde" ne m'a contacté pour me dire si elle sera publiée ou pas  ( depuis juillet quand même )


«Des sorts ET des bonbons»

 

Je venais de débarquer lorsque, soudain, j'aperçus une petite fille gracieuse, exhibant triomphalement un assortiment de ces bonbons gélatineux aux formes stupides, tête de mort, araignée, dent de vampire. Mamie n'était pas loin qui protestait : où as-tu trouvé ça ? Tu sais bien que ta maman ne veut pas. Ils sont halal, ces bonbons ? Il n'y a même pas de liste d'ingrédients sur le paquet ! La petite fille voulait les garder, juste pour les contempler ou jouer avec! Je te promets, je ne les mangerai pas ! Et moi, je passais par toutes les couleurs, car je n'avais pas fait tous ces kilomètres pour rien ! Oui, j'étais paniquée par de simples bonbons, je fouillais fébrilement dans mon sac à la recherche du paquet de ces sucreries dont raffolent les gamins, les mêmes exactement que ceux de cette jeune marocaine. Je devais m'en débarrasser le plus vite possible mais pas de cette manière! L'affolement me gagnait, je ne le retrouvais plus ! Je suivis ces personnes, et leur demandai le plus calmement possible de me restituer le paquet. La grand-mère me dévisageait, la petite fille semblait déjà dans un autre monde, mes arguments firent mouche: Je devais le donner à ma nièce et il a dû tomber de mon sac lorsque j'ai voulu prendre un magazine, j'avais de l'attente avant mon prochain avion, c'est pour ça !

J'étais à Marrakech, en partance pour le Sahara Occidental et là, cette fillette me ramenait à cette fameuse soirée d'Halloween, qui explique en quoi ma vie a été chamboulée, et pourquoi j'étais verte de trouille à l'idée de perdre ce sachet de bonbons. En fait, j'étais partagée entre deux dilemmes insupportables.

 

Ce soir-là, vers 18h, Halloween commençait déjà, je m’en fichais, je regardais la télé. Des enfants et leurs parents pouvaient bien passer de maisons en maisons pour demander des bonbons, je n’en avais pas et je ne leur répondrais pas. Plongée dans une émission sur un criminel fameux, j'avais oublié Halloween, lorsque quelqu'un frappa à ma porte. Machinalement, j'ai ouvert et me suis trouvée nez à nez avec un Vampire qui me tendait un sachet de bonbon-cadeau. J'ai accepté ces confiseries de tête de mort, araignée, dents de vampire, puis je les ai ignoré car je n'aime pas les bonbons et surtout ceux-là qui sont typiquement fabriqués pour les jeunes, sûrement acidulés, piquants, bourrés de colorants. Je les avais laissé traîner sur la table de la cuisine, pensant les donner à ma jeune voisine, dès que je la verrai. Puis, je suis retournée à mon émission. Lorsque je revins dans la cuisine, les bonbons n'existaient plus, ils étaient remplacés par un ballon qui se gonflait de lui même, prenant la forme allongée d'un serpent. Je voulus mettre cette saleté à la poubelle mais impossible: en le touchant, cela devenait collant comme du caramel, puis fondant et pour finir, l'ensemble se détachait en mille morceaux, chacun d'eux se tortillant, grésillant en s'échappant vers les autres pièces de la maison. J'étais envahie de sucreries vivantes et menaçantes qui se transformaient sans cesse, lunettes 3D, roses piquantes. A chaque fois que j'essayais de les enfermer à double nœud dans un sac plastique, leur volume augmentait à une rapidité sidérante ou bien leur forme changeait, ou leur état de solide à liquide, d'arrondi à coupant. A présent, elles se multipliaient et il y en avait partout, voulant s'échapper dehors. Je me décidai à sortir, suivie de près par tous ces bonbons redevenus plus raisonnables mais maléfiques. N'importe qui pouvait les trouver et les ramasser. Tant pis, j'avais besoin d'air et je ne voulais plus rester en leur compagnie. Ils me talonnaient et se tenaient tranquille à l'approche d'autres personnes. La nuit était tombée depuis longtemps et leur manège n'était visible que par moi.

 

Poursuivie par toutes ces sucreries ambulantes, je continuai ma route vers un jardin public et je m'installai sur un banc pour réfléchir à mon problème. Allaient-elles me laisser en paix, à la fin !

Je suis sortie dans la rue, pensant que ces satanés bonbons resteraient bien au chaud, à l'intérieur de mon chez-moi. Mauvaise pioche, ils redoublaient de vitesse, me dépassaient, m'encerclaient dès qu'il n'y avait personne en vue, comme si je les attirais. Je devenais de plus en plus nerveuse et voulut me diriger vers le centre-ville plus fréquenté. Au carrefour de deux avenues, alors que j'attendais que le feu passe au rouge pour traverser, ils se sont rapprochés dangereusement, brillants dans l'encre de la nuit, comme des gouttes de pluie, éparpillées autour de moi, descendant sur mes vêtements, nullement craintifs. Je lançais mes bras en l'air, faisant des moulinets désespérés pour les chasser et poussais des cris de terreur: Allez-vous en, allez au diable! Les passants me jetaient des regards interrogateurs et je me gardais bien de leur donner une quelconque explication. Je pensais sérieusement qu'il fallait que je me débarrasse de ces, comment les nommer, ni bonbons ni animal, ni rien de connu. J'étais bien seule à me débattre avec ces entités sucrées, sans résultat.

Seule solution, me réfugier dans un café où la lumière, les gens, tiendraient ces acharnées à distance. Ce que je fis sur le champ. Je les voyais, tapies sous les tables et les meubles, seule à les voir et leur seule proie, on dirait. Que faire pour qu' elles aillent ailleurs, vers qui ? Je n'avais pas de réponse, je savais juste qu'elles m'avaient choisi, moi, car naïvement, j'avais accepté ces bonbons, d'un individu déguisé en vampire, tout était parti de là, peut-être pas grimé, vraiment un personnage satanique, si ça s'trouve! Pour le moment, ils étaient tenus en respect. Je ne risquais rien, jusqu'à la fermeture et tout recommencera. On me mit dehors et je ne voulus pas retourner chez moi, sachant que si je m'endormais, accablée de fatigue, ces substituts du diable continueraient à me harceler. Une pensée folle me fit sursauter : et me dévorer! Donc, je me remis en route, avalant les kilomètres, sans autre but que de garder une distance de sécurité entre mes poursuivants sucrés et moi.

A force de marcher depuis plusieurs heures, si je stoppais mon avancée, fuite en avant, qui ne me menait nulle part d'ailleurs, ils revenaient à la charge, plus têtues tu meurs, je fatiguais et m'épuisais. Non seulement, ils m'emboîtaient le pas, mais en plus, ils grossissaient et se multipliaient. J'étais extenuée, à déambuler sans but, comme une malade. Tous les bars étaient fermés à cette heure !

J'avisai un muret et persuadée de devenir folle, je les vis s'agglutiner sur mon pantalon! Pas de doute, les bonbons me collaient aux basques, pas prêts à lâcher prise! Soudain, ils remontèrent sur ma peau, tels des sangsues et me lacérèrent les jambes! Je hurlai d'effroi et de douleur car j'avais la sensation d'être boulottée par une armée de moustiques ou alors ces bonbons étaient vraiment devenus des sangsues ! Est-ce que je rêvais ? Au secours ! Et je me suis mise à courir jusqu'à la gare, persuadée que j'allais être dévorée si je restais à me reposer, mais bien certaine de ne pas tenir longtemps à ce rythme ! Prendre ses jambes à son cou, quelle expression significative ! Mon cerveau carburait à plein régime.

Que faire ? Revenir à la maison ? C'était sûr que je n'aurai plus jamais de repos ! Si je voulais dormir, il me fallait une combinaison, genre scaphandrier, aucun magasin n'était ouvert. Quelle heure était-il ? Reliée à une bouteille d'oxygène, jour et nuit ? Pas pratique pour aller travailler, ça tombait bien, j'étais en vacances pour une semaine ! Mais après ? Je n'avais pas de montre, aucune affaire, pas d'argent, donc, en route vers mon domicile. Vite, plus vite, ça y est, l'impasse était en vue. Obligée de ralentir, n'en pouvant plus, je sentais le frôlement des dents de vampire sur mon cou, les pattes des araignées sur mes mains que j'agitais pour les décoller, sans espoir. Et je vis avec effroi qu'une quantité impressionnante de ces bonbons formait des lassos, fils de réglisse prêts à me sauter dessus, à viser mes chevilles, à s'entortiller autour de mes jambes, se métamorphosait en perles, puis en long collier tranchant pour me saucissonner.

Au secours ! A ce moment, je ne sais par quel miracle, toutes ces formes hideuses et malfaisantes redevinrent d'inoffensifs bonbons au fond d'un sac transparent que j'attrapai à la hâte, pour les laisser à nouveau sur la table de la cuisine. Enfin, je me suis affalée sur mon lit. Je retournai dans tous les sens le problème de leur destruction, poubelle ?

Non, ils s'en échapperaient, les envelopper d'une multi couche de journaux, rien ne les arrêterait. Pourquoi, cette soudaine trêve des confiseries ? Il faisait jour, voilà pourquoi, j'avais donc du répit jusqu'à la nuit prochaine où tout recommencerait ! Je priai pour que ma théorie soit exacte, en effet, je ne fus pas inquiétée de toute la journée passée à récupérer un peu de forces, à m'affairer pour remplir ma valise , prendre le train, puis l'avion et me voici à espérer réussir cette épuisante tâche, avant le coucher du soleil. C'était décidé, j'irai dans le Sahara ! Il fallait que j’enterre ces substituts de bonbons dans un endroit inaccessible, sous des mètres de sable, comme ce désert.

Aujourd'hui, mission accompliemais j'ai toujours une boule au ventre, la panique m'envahit souvent. Je les vois soit à m'attendre, soit à s'acharner sur mon corps ou celui d'une autre victime! Je suis devenue insomniaque, toujours les mêmes questions en boucle, sans réponses. Que se passerait-il si quelqu'un mangeait ces cochonneries ? Deviendrait-il un énorme bonbon, dévoreur de chair humaine, dès la nuit tombée ? Et moi, m'auraient-elles découpé en morceaux, mâché et digéré, tel un monstre sanguinaire, un vampire d'un autre genre ? Est-ce que j'étais l'unique victime de ce vampire, qui agissait à travers ces bonbons? Y avait-il des cas de gens avec des morsures inexpliquées dans ma ville, ma région, en France ? Ce vampire ou ces bonbons allaient-ils revenir ?

 

Françoise Grenier Droesch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 19:58

Je vais avoir l'immense honneur de participer à ce salon entièrement consacré à l'imaginaire : si vous voulez avoir une idée de la volonté des organisateurs de ce premier salon, voici un lien

 

 

link

 

Les éditions VAL SOMBRE,      link    et la CONFRERIE DE L'IMAGINAIRE    link       sont aux commandes !

 

 

MON ROMAN : LE PIANO MALEFIQUE et MOI-MÊME vous attendrons pour une séance de dédicace dans une ambiance de rêves

 

Il y aura de nombreux auteurs, éditeurs, illustrateurs, bien sûr, voici un autre lien vers le programme    link

 

Bien sûr, il vous faudra aller jusque dans le NORD (59), affronter peut-être le froid, mais dites-vous que vous ne le regretterez pas

 

Editeurs, auteurs, illustrateurs et amateurs de fantastique, science-fiction, fantasy se croiseront sur la station pour un salon du livre entièrement consacré à l'Imaginaire! Venez y chercher dédicaces et révélations...

 

Du beau monde : Adrien Party pour une conférence sur les VAMPIRES

Cécile Guillot nous entrainera vers les figures de SORCIERES ...

Je vous en reparlerai dans un prochain article après le SALON et je ferai des photos, promis !

 

 

 

http://www.valjoly.com/valjolymaginaire ( encore un lien si les autres ne fonctionnent pas

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 21:31

Gros coup de coeur !  facteur CHEVAL

 

Je classerais bien le PALAIS IDEAL du Facteur Cheval parmi les Merveilles du Monde au même titre que le "Taj Mahal", ce mausolée en marbre blanc, symbole de l'amour immense d'un empereur Moghol pour sa défunte épouse : Muntaz Mahal.
L'édifice, réalisé par un seul homme, le facteur Cheval n'a pas été construit à la gloire d'une femme mais je pense qu'il l'a fait avec le souvenir de sa fille, Anne, morte à l'âge de 15 ans. Il était obsédé par la mort, comme le montre des articles
d'auteurs parus aux "Éd. AUED, Études Drômoises, revue trimestrielle, n° 2000/3, pages 16 à 24."

 

Depuis le temps que je voulais le voir ! Ce fut le vendredi 26 Août 2011 et je ne regrette pas les difficultés rencontrées pour y accéder. Déjà ce retour de vacances s'annonçait périlleux, en raison des orages prévus toute la journée. Nous étions dans le Gard et devions revenir à Troyes, dans l'Aube en Champagne. Sur la nationale, avant l'entrée d'autoroute, il était annoncé " trafic dense" jusqu'à Lyon et un itinéraire bis était conseillé. C'était la direction de Hauterives, dans la Drôme, ville réputée pour cette création titanesque de celui qui restera : Le Facteur Cheval. Lorsque nous atteignons cette bourgade, il était pas loin de midi et nous décidâmes de pique-niquer sur un terrain approprié. En même temps, on cherchait un panneau indiquant le lieu magique. Il était caché par des arbres et des manèges car ce jour là, il y avait une fête foraine. La boulangère nous expliqua où aller et c'est dans le parc du château, sous les nuages menaçant que l'on mangea nos sandwichs     alors qu'à côté du Palais, de nombreuses  possibilités étaient offertes aux touristes : crêperies, cafés sympas. Promis, on reviendra pour essayer ces endroits charmants.

 

 

LE PALAIS IDEAL n'est pas une maison ni une décoration plaquée sur un édifice déjà construit : C'est une pure création d'un homme endossant le métier de maçon et d'architecte pour répondre à son désir de construction, sortie de ses rêves. Il voulait réaliser son Palais féerique, auquel il pensait en parcourant les kilomètres de sa tournée. Ce sont les pierres, trouvées sur son chemin, aux formes singulières et aux couleurs différentes qui lui donnèrent l'idée de les exploiter à la manière de la nature pour bâtir son monument, long de 26 m sur 14 m, haut de 8 à 10 m .
D'ailleurs, la nature joue un rôle important dans cette construction où le maître d'oeuvre sculpte des plantes étonnantes. Son don d'observation des plantes et animaux est extraordinaire. Il rend admirablement hommage à Dame Nature et aussi à des créatures fantastiques : il y a donc un mélange stupéfiant d'organismes réels et imaginaires. Ce palais évoque aussi la création du monde dans la Genèse, très biblique.

33 km de tournée pédestre et 33 ans de travail à la réalisation de son rêve...

 

"Fils de paysan je veux vivre et mourir
pour prouver que dans ma catégorie
il y a aussi des hommes de génie
et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté
facteur rural. Le travail fait ma gloire
et l'honneur mon seul bonheur;
à présent voici mon étrange histoire.
Où le songe est devenu,
quarante ans après, une réalité."

 

Il commença, en avril 1872, ses assemblages, par une fontaine, "source de vie "  et poursuivit par la façade Est. Il y inscrivit cette phrase : Défense de rien toucher !
Les matériaux employés sont ceux trouvés aux alentours : les pierres ramenées à la brouette et d'autres achetés pour les besoins de la maçonnerie. Ils sont pauvres et contrastent avec le projet grandiose.
Voici une note rédigée par Joseph-Ferdinand ( cahier de décembre 1911 ):
Il m'a coûté 4000 sacs de chaux et de ciment. Mon monument représente 1000 mètres cubes de maçonnerie soit 6000 francs, mais avec cela on m'assure que mon nom passera à la postérité, c'est flatteur !
En effet, avant qu'il ne soit terminé,  Le Facteur Cheval  faisait visiter son palais car il attirait de nombreuses personnes du fait de son originalité.  

 

Palais idéal façade Nord


 Ce qui frappe lorsqu'on pénètre dans l'allée principale c'est le foisonnement des détails de cette façade Nord et le côté grandiose de l'ensemble. Sur les photos, on ne croit pas que c'est si volumineux ! on peut tout à fait se perdre dans les galeries, monter l'escalier pour observer tout ce travail phénoménal. Il y a des grottes qui ont chacune un nom d'animal : grotte du pélican, du cerf, de la biche,du faon. Beaucoup d'animaux sont à observer attentivement sur cette façade est sculpturale qui n'est pas la première réalisée par l'artiste. Elle témoigne de son évolution et laisse libre cours à l'imaginaire et aux mythes. Elle fait penser à la création du Monde et à l'arche de Noé.

 

Citations inscrites sur certaines parties :

  •  D'un songe, j'ai sorti la reine du monde. Travail d'un seul homme.
  •  1879-1912, 10 mille journées, 93 mille heures. 33 ans d'épreuves.
  • Plus opiniâtre que moi se mette à l'oeuvre.

A l'angle des deux façades ( Nord et Ouest), une sculpture d'un phénix et d'une pieuvre + animal marin et Gaulois.

 

 

Palais idéal ouest

 

A gauche de la façade Ouest, des galeries qu'il faudrait parcourir, une lampe de poche à la main, pour admirer les nombreux motifs sur les pierres et lire les inscriptions. Par exemple :

  • En créant ce rocher, j'ai voulu prouver ce que peut la volonté.
  • Où le songe devient réalité.
  • Le travail fut ma seule gloire, l'honneur mon seul bonheur.

Cette façade montre la maîtrise du facteur qui utilise à présent du ciment. Ensemble architectural de grande envergure qui nous offre une enfilade de temples et constructions bien ordonnés, inspirée par ses lectures ( dans le " Magasin Pittoresque" : le temple primitif, hindou, la Maison Blanche, carrée d'Alger, le château au Moyen-âge ...

 

Palais idéal façade sud

 

Maintenant, on se trouve devant la façade Sud avec le musée anti déluvien. Un escalier mène à la Terrasse qui permet de surplomber les tours et les sujets sculptés, toujours une effervescence de détails nous enchante, surprend car venant d'un homme n'ayant eu que le certificat d'études primaire. Sa culture me paraît immense !

 

Palais idéal façade est            Palais idéal façade sud

 

Découverte du côté Est, le premier à avoir été réalisé par ce Génie, le mot n'est pas trop fort, je vous assure !
On est estomaqué par les colonnes barbaresques et les trois géants, qui ont pour nom : César, Vercingétorix et Archimède.
Il écrivit ceci : « La grotte où il y a 3 géants c'est un peu de l'égyptien, en dessous on voit 2 momies que j'ai façonnées et sculptées. Ces 3 géants supportent la Tour de Barbarie où dans un [sic] oasis croissent les figuiers, les cactus, des palmiers, des aloès, des oliviers gardés par la loutre et le guépard. À la source de la vie j'ai puisé mon génie »
      Ferdinand Cheval, 1911

 

Beaucoup à voir de ce côté-ci dont un tombeau égyptien; la niche de la brouette; une niche aux hirondelles; la niche des laveuses; le bassin et la première cascade adossée à la source de vie;
Un autre tombeau, probablement celui qui devait l'accueillir à sa mort mais l'autorisation d'exhumer à cet endroit ne lui a pas été accordée. 

 

 

Palais idéal façade est 2

Plus loin on admire l'ordonnance en forme de M, qui va de la partie gauche à celle de droite, flanquée de l'escalier tournant. Depuis "Le cadran de vie" ( ou belvédère)  l'impression d'illogisme cède la place à l'exubérance d'un créateur hors pair. Le palmier en plein milieu donne une note exotique très appréciée.
Citations :

  • Ce monument est l'oeuvre d'un paysan.
  • Sous le garde des trois géants , j'ai placé l'épopée des humbles courbés sous le sillon.
  • A la fraternité des peuples.
  • A coeur vaillant, rien d'impossible.
  • A la source de la sagesse seule, on trouve le vrai bonheur.
  • Pour les hommes de bien, tous les peuples sont frères. Notre devise à nous, est de les aimer tous.

Bien sûr, toutes ces citations sont gravées dans la pierre. Cette façade serait le départ de tout que Cheval appelait" Temple de la Nature" et certaines personnes lui trouvent les défauts du débutant. Moi je dis que pour un début, c'est un coup de maître !
On comprend que Picasso ait apprécié ce travail et qu'André Malraux ait classé cette oeuvre Monument Historique en 1969.

 

"Ce que tu vois, passant, est l’oeuvre d’un paysan. D’un songe, j’ai sorti la reine du monde". Ces mots gravés au fronton du palais accueillent les visiteurs.

 

*****

Un autre monument est à visiter au cimetière d'Hauterives.
Il s'agit du tombeau du facteur Cheval où il repose depuis son décès survenu le 19 Août 1924, à l'âge de 88 ans. " Le tombeau du silence et du repos sans fin" qu'il créa de 1914 à 1922 ( encore 8 années à manier ciment et truelle ). D'ailleurs sa retraite ne l'a nullement freiné dans ses projets démesurés. Il réussit le tour de force durant sa vie de réaliser ce palais idéal et son propre tombeau puisqu'il lui était interdit d'utiliser son Palais pour reposer en paix !
J'ai donc passé plusieurs heures à rêver moi aussi en compagnie de toutes ces merveilles et de ce Palais, considéré comme le seul exemple architectural de l'Art Naïf et de l'Art Brut tel défini par l'artiste Jean Dubuffet :
 "Productions de toute espèce présentant un caractère spontané et fortement inventif, aussi peu que possible débitrices de l’art coutumier ou des poncifs culturels, et ayant pour auteurs des personnes obscures, étrangères aux milieux artistiques professionnels."

 

*****
Une petite dernière :
" Pour arriver au but, il faut être têtu "


*****

 

Palais idéal façade est avec moiRetour Façade Nord

 

Palais idéal façade Nord

Façade Ouest :

 

Palais idéal ouest

 

Façade Sud :

 

Palais idéal façade sud

 

 

 

Façade Est :

 

Palais idéal façade est 2

 

 

Palais idéal façade est 3

 

 

Palais idéal façade est

 

BONNE VISITE !

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:38

Récapitulons : pendant les vacances ( surtout en juillet), j'ai écrit 3 nouvelles , 1 chronique sur les vampires, j'ai avancé dans la suite du Piano(2)... malheureusement, je ne peux vous donner d'extraits  car elles participent à des concours. Lorsque j'aurai les résultats et si mes nouvelles ne sont pas retenues, je vous en livrerai une partie ...pas tout : on sait jamais, si un jour, je réunis celles-ci + d'autres dans un recueil. Il ne faut pas que je me dévoile de trop !

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 12:10

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QUESTION N°7 : On te décrit comme une jeune femme hyper active, as-tu le temps de lire et de découvrir d'autres univers ?  
Le temps est vraiment un gros problème pour moi. A force de travailler pour vivre (comme enseignante, certes, mais tout de même......), de continuer mes études (actuellement en master 2) et d'essayer de poursuivre différents projets littéraires et autres, le temps manque cruellement pour faire des découvertes, c'est pourquoi je suis une lectrice et une spectatrice très capricieuse. Si un film ou un roman ne me captive pas immédiatement, je décroche très vite, et comme je fréquente assidument les bibliothèques, ça ne me coûte pas cher d'en changer. Mais paradoxalement, je pense que cela fait de moi un meilleur auteur : si je ne supporte pas de me relire, alors c'est signe qu'il faut corriger. Évidemment, corriger prend aussi du temps et c'est pour ça que je suis l'un des auteurs les moins prolifiques qui soient : trois ans en moyenne pour écrire un roman depuis la première ligne jusqu'à la fin des premières corrections, et j'ai peu d'espoir d'accélérer la cadence. Beaucoup d'auteurs écrivent un roman par an, parfois plus (trois pour Amélie Nothomb, paraît-il). Je ne sais pas comment ils font ^^. En plus, je pars du principe qu'il est impossible d'écrire un bon livre si l'on a pas acquis suffisamment d'expérience depuis le précédent – il est très important d'avoir du temps pour vivre et faire des découvertes, je fais donc des efforts pour accepter l'idée que mon livre suivant ne sera pas fini pour l'année d'après. Comme promis, je vais tout de même tenter de rédiger assez vite la suite de Crépuscule, puisqu'on l'attend.   QUESTION N°8 : Les critiques sont unanimes, certaines mettent en avant même tes maladresses. N'es-tu pas anxieuse pour la suite ?  
Y a-t-il des auteurs qui ne sont pas anxieux pour la suite? Vous parlez sans doute des critiques d'Aliénor, mon premier roman. Il faut savoir que le roman a été écrit entre 2001 et 2004, j'avais donc de 16 à 19 ans. Il a été publié une première fois en 2005, par un éditeur qui a si mal fait son travail que j'ai dû faire appel à un avocat pour m'en sortir. A l'époque, j'avais réussi tout de même à obtenir quelques critiques, ce qui n'était pas sans peine. Puis le roman a été republié en 2008 aux éditions Vermifuge, avec cette fois un traitement beaucoup plus professionnel. En particulier, il a été légèrement recorrigé, et la couverture, signée Vincent Ribault, est très jolie. Il semblerait que ce soit les maladresses dont vous parlez qui ont attiré l'éditeur, amateur de curiosités, qui ne tombait pas tous les jours sur un manuscrit signé par une adolescente (même si j'avais grandi entre temps). D'ailleurs, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il soit republié à ce moment-là, c'est un auteur de chez Vermifuge dont j'avais fait la connaissance qui l'a envoyé à son éditeur après l'avoir lu. Il y a eu très peu de corrections (en fait c'est l'éditeur qui a corrigé le texte puis me l'a fait relire sans dire ce qu'il avait corrigé, en me demandant seulement de dire s'il y avait des choses à changer). Vermifuge a toujours préféré la fraîcheur du premier jet à un roman trop retravaillé, et c'est la raison pour laquelle il n'a pas édité Crépuscule : je suis devenu un auteur « normal ».  
QUESTION N°9 : Tu as commencé ton roman à l'âge de 16 ans. Comment l'as-tu à nouveau abordé au fil des années ? Comment as-tu su qu'il fallait t'arrêter de corriger?
Pour Aliénor, la question ne s'est pas posée. La première édition a été faite sans qu'aucun travail d'éditeur y soit associé, et la deuxième dans les conditions expliquées à la question n°8. De plus, quand j'ai commencé Aliénor, je ne savais pas que j'étais en train d'écrire mon premier roman. Il s'est écrit un peu malgré moi et c'est ça qui a plu à son actuel éditeur. Pour Crépuscule, ça s'est passé très différemment : j'ai écrit le premier jet à l'âge de 22- 23 ans, et le roman a été abondamment retravaillé en collaboration avec Amélith Deslandes, un auteur célèbre pour la qualité de son style, chapitre après chapitre, pendant que j'écrivais les suivants. Ce travail a duré un an, entre 2007 et 2008. Depuis, ce procédé largement répandu a reçu le nom de bêta-lecture. C'est quand Amélith a été satisfait du résultat que j'ai su qu'il ne fallait plus y toucher. Ensuite, Crépuscule s'est promené de maison d'édition en maison d'édition, a été accepté par deux d'entre elles qui ont été fermées depuis, dont le célèbre Calepin Jaune, et tous les autres lui ont reproché deux choses opposées, à savoir soit d'être justement devenu trop conforme à la forme du roman traditionnel (Amélith et moi nous sommes bien appliqués à gommer les maladresses dont vous parliez), soit d'être trop original. Il semblerait que certains éditeurs apprécient particulièrement les imitateurs d'Anne Rice, mais en ce qui me concerne, je pense qu'Anne Rice est assez grande (et beaucoup plus douée que moi) pour écrire ses romans toute seule, et qu'il est grand temps, à 26 ans, que j'aie un style à moi. Non, il n'y a pas de buveur de sang dans Crépuscule, et a priori il n'y en aura pas non plus dans mes deux prochains romans (à savoir la suite de Crépuscule, intitulée les yeux de Micha et un autre projet, « From the cradle to the grave »), non, on en fera pas un film à effets spéciaux, même si on le veut. Crépuscule se trouve pile à la lisière du réel et de l'imaginaire, à l'instar des premiers romans du genre fantastique apparus à la fin du XVIIIe siècle, avec des thèmes bien ancrés dans notre époque, et c'est ce dont je suis le plus fière. S'il y a un vampire, c'est plutôt un vampire psychique – et leur existence n'est plus à démontrer. La deuxième chose dont je suis la plus fière, c'est que mes amis de l'association Ciel Libre, qui avaient tous déjà lu Crépuscule et l'avaient aimé, après un énième refus de la part d'un éditeur apparemment fan de la pensée unique, ont décidé de lancer ce projet de maison d'édition qui traînait dans les cartons depuis des années. Je sais qu'ils prennent un risque énorme en faisant ça, même si c'est calculé. De l'accueil de Crépuscule dépend l'avenir de la branche «édition » de l'asso, et avec elle, la future publication d'autres auteurs qui ne trouveront pas d'éditeurs parce qu'ils ne suivent pas l'actuelle tendance à mettre des vampires à tous les coins de rue. Et sans doute aussi des auteurs d'excellente littérature vampirique qui ne trouveront plus d'éditeurs dès que le grand public sera passé à autre chose. Alors pour reprendre la question n°8, oui en ce moment, j'ai un peu de mal à dormir. ^^     Questions précédentes: http://christysaubesty.blogspo​t.com/2011/07/trois-questions-​un-auteur.html Début de l'opération: http://ex-tenebris.blog4ever.c​om/blog/articles-cat-444267-55​7949-3_questions_a_un_auteur.h​tml Questions suivantes: à venir Liste des participants et des questions sur le site de l'auteur: http://www.marie-angele-pretot​.com/index.php?feuille=trois-q​uestions Christy Saubesty: Trois questions à un auteur... christysaubesty.blogspot.com  
 Début de l'opération:
http://ex-tenebris.blog4ever.com/blog/articles-cat-444267-557949-3_questions_a_un_auteur.html
 Questions précédentes:
http://www.facebook.com/notes/le-royaume-de-chold%C3%A9e/3-questions-%C3%A0-marie-ang%C3%A8le-pr%C3%A9tot-romanci%C3%A8re/241579089216367
 QUESTION N°10 :
Aimes - tu les chats ? ou Quel animal fantastique aimes - tu ?
Oui, j'aime beaucoup les chats, mes parents en ont deux qui sont adorables. J'en avais aussi
un à moi
( Astyanax)mais j'ai dû le laisser à mes grands-parents quand je suis partie à l'étranger.
Maintenant, c'est un chat de compagnie heureux comme un roi ^^.
QUESTION N°11 :
Quel est l'élément qui entre le plus en résonance avec toi ?
l'air, le feu, la terre ou l'eau ?
Incontestablement, c'est l'eau. Ça vient peut-être de mon signe astrologique (Poissons)
ou de la pratique régulière de la natation.
QUESTION N°12 :
Où aimerais-tu vivre ? grande ville, campagne, sur l'océan, sous l'océan, sous la terre,
sur une autre planète,

sur celle du petit Prince ...????
J'ai de la chance: a priori, je vais bientôt réussir à vivre où j'aimerais, puisque mon endroit préféré
(parmi ceux que je connais, je n'ai pas énormément voyagé) est Vienne, la capitale de l'Autriche.
Mon compagnon et moi allons nous y installer en septembre.

Début de l'opération:
http://ex-tenebris.blog4ever.com/blog/articles-cat-444267-557949-3_questions_a_un_auteur.html

Questions précédentes:
http://www.facebook.com/notes/le-royaume-de-chold%C3%A9e/3-questions-%C3%A0-marie-ang%C3%A8le-pr%C3%A9tot-romanci%C3%A8re/241579089216367

Questions suivantes: à venir
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Présentation

  • : Le blog de francoisegrenierdroesch auteur fantastique
  • : Je mettrai mes essais littéraires, mes coups de coeur, des liens vers mon roman fantastique " LE PIANO MALÉFIQUE " car je me suis découvert une passion pour l'écriture alors que jusque là, je dessinais et gravais. Mais, je suis enseignante et donc, j'ai peu de temps à consacrer à ce blog, ne m'en voulez pas d'être parfois longtemps absente ! Du Cauchemar au rêve, il n'y a qu'un livre ! ( La Confrérie de l'imaginaire )
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  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans
  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans

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