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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 21:24

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Tout d'abord, je remercie vivement Atef Attia de m'avoir choisi pour lire ce premier titre d'une collection qui j'espère s'agrandira rapidement car tous les ingrédients du succès y sont présents.

À savoir:

- Une couverture qui attire, réalisée par Wassim Jelassi

- Une belle plume

- Des personnages à première vue sympathiques mais possédant tous une double personnalité qui nous font fuir à toute jambe lorsqu'on les connait bien 

- Des dialogues croustillants et des mots choisis avec soin

- Plus une pointe d'humour noir qui nous fait grincer des dents. La plume se transforme en bec déchirant nos petits coeurs.

Techniquement, il n'y a pas grand chose à redire à part que les victimes se laissent trop faire à mon goût ! Elles devraient se débattre, hurler, gâcher le plaisir de leur bourreau... Mais c'est vrai qu'il cache bien son jeu, le bougre. Sur un ton on ne peut plus badin, les pires horreurs peuvent arriver. C'est très fort.

Voilà un recueil qui ne manque pas de sel. On va dire que le menu est sucré / salé dans chacune des nouvelles (4 en tout) présentée sous forme d'entrée ( "Un boulot comme un autre"), de plat de résistance ("Frantic"), de dessert ("La nuit du jugement") et de rafraîchissement ("Une séparation").

"Un boulot comme un autre" commence bien. Atef Attia a l'air de bien connaître ce genre de personne capable de berner et plus, en toute bonne foi, presque sincèrement persuadé de bien faire son job. Ce personnage lisse en surface, avenant, en costume de bon commercial, passe inaperçu en général. C'est une bonne idée de montrer le côté cynique de ces gens propres sur eux, durs en affaires. On peut reconnaître facilement le monde de la finance, dénué de sentiments.

"Frantic" m'a agréablement surprise par la capacité d'Atef Attia à décrire une ville paumée, à faire ressentir l'âme de Tappalouza,  car on dirait bien que ce lieu où atterrit Steve (parfois, c'est Steven), le personnage principal, n'est pas le fait du hasard. Vraiment, j'ai aimé cette atmosphère et cette façon crue de poser les choses et personnages secondaires comme le patron ! Tout va se détériorer avec l'arrivée de la neige : idée lumineuse, si je puis dire ! La fin réservera une surprise de poids... Rira bien qui rira le dernier !

"La nuit du jugement" m'a moins convaincue. Je l'ai trouvée un peu décousue et soulevant des questions non résolues comme les voix que Ronnie, tueur à gages entend, le long couloir, le mot "Compadre",le rituel (qui n'est pas décrit), l'arme qu'il nettoie à la fin et le fait que la voix lui dit qu'il doit comprendre... enfin, moi, je n'ai pas tout compris.

"Une séparation" qui est une lettre qu'un mari adresse à son cher petit Ange, son Amour. Nouvelle très cruelle et admirablement amenée par ces mots, d'abord anodins, puis décrivant des faits de plus en plus précis. Très réussi.

En conclusion, je recommande la lecture de cet auteur, sachant confectionner des plats à ne pas mettre sur toutes les tables.

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Page de la maison d'édition POP LIBRIS

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Published by francoisegrenierdroesch - dans CHRONIQUE
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  • : Le blog de francoisegrenierdroesch auteur fantastique
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  • : Je mettrai mes essais littéraires, mes coups de coeur, des liens vers mon roman fantastique " LE PIANO MALÉFIQUE " car je me suis découvert une passion pour l'écriture alors que jusque là, je dessinais et gravais. Mais, je suis enseignante et donc, j'ai peu de temps à consacrer à ce blog, ne m'en voulez pas d'être parfois longtemps absente ! Du Cauchemar au rêve, il n'y a qu'un livre ! ( La Confrérie de l'imaginaire )
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  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans
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