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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 00:31
Couverture de Môlne / Couverture, logo et mise en page : © Alexandra A. Touzet.
Couverture de Môlne / Couverture, logo et mise en page : © Alexandra A. Touzet.

Couverture de Môlne / Couverture, logo et mise en page : © Alexandra A. Touzet.

Vidéo de Stéphane Morales

Un grand merci aux éditions d’Utoh pour m’avoir permis de découvrir leur 3ème publication.  

Ce fut une lecture riche en sensations ! Moi qui aime le glauque et les surprises, j’ai été gâtée. Chaque nouvelle possède son degré d’effets conséquents, très bien maîtrisés sur l’échelle des occupations morbides des habitants de Môlne, ville emblématique du mal à l’état premier.

Donc dix nouvelles ! 324 pages. Pour adultes. 

 

L’introduction (prologue) est savoureuse à ce sujet et promet des découvertes étonnantes et des frissons garantis sans effusion de sang ou trop de détails gore. Presque en finesse oserai-je dire.

Une idée bien ingénieuse que de tout centrer sur cette ville mystérieuse et surtout repoussante. Chaque description de ses habitants ou de ses paysages, rues prouvent qu’elle ne respire pas la joie et l’allégresse. Personne n’a envie de rester en ses murs ; pourtant certains personnages y sont forcés par curiosité, malchance, aléas de la vie. Ils sont vite rattrapés par des événements qui dépassent l’entendement. À vous de les découvrir !

Vous ne serez pas déçus si le but que vous recherchez est de mesurer votre capacité à encaisser les coups tordus ainsi que l’agonie et la folie de ceux qui s’arrêtent là, à Môlne ou aux alentours. Le mal s’étend.

Le premier texte (Prologue)donne les prémices de Môlne, comment elle a surgi du néant. Très poétique.

Le deuxième, Une vie d’Espérance, est ma préférée. Le fait que ce prisonnier, Espérance souhaite mourir alors qu’il pourrait être gracié questionne. On se demande pourquoi il s’entraîne sans relâche à muscler son corps. Un indice apparaît : sa mère l’avait initié à des pratiques vaudous alors qu’ils vivaient à Môlne et il hait un surveillant particulièrement sadique. La suite, à lire.

Le troisième, Les lettres oubliées de David, m’est apparu moins rythmé puisque des passages entiers sont des extraits de lettres d’un parent ayant combattu pendant la guerre en tant que médecin. Son petit-fils, Philippe, les découvre dans le grenier de la maison familiale à Môlne. Les lettres sont longues et très détaillées. Un personnage y est décrit qui apparaît victime d’une malédiction. On frôle le paranormal. L’histoire nous est racontée à travers ses missives adressées à sa femme. Je trouve que ça ralentit l’action et je n’ai pas trop aimé. La fin ne m’a pas non plus paru évidente.  

Le quatrième, Voiture 14, est excellente car la réalité échappe au voyageur du train. Il sombre dans une folie ou bien rien n’est plus comme avant et tout recommence comme dans un cauchemar. À un moment, il veut rejoindre sa couchette 51, mais n’y arrive pas car la porte est fermée. Lorsqu’il réussit à ouvrir, l’odeur repoussante l’empêche d’y pénétrer. Il cherche quelqu’un pour changer de compartiment, mais se rend vite compte qu’il est seul. Puis des bruits le mènent dans une autre dimension. Bizarre, il voulait faire escale à Môlne 😉 C’est très bien rendu. Est-ce que l’auteur a la phobie des gares et des trains ? On dirait bien ! un must !

La cinquième, Les rejetons de Môlne, est très originale dans sa forme. Ce ne sont que des copies d’écran de tél. C’est suffisant pour imaginer les personnages, une jeune fille, Anita, qui fait de babysitting à Môlne, sa maman qui s’inquiète et sa meilleure amie, Lana. L’auteur m’a surpris par sa facilité en quelques mots à donner une ambiance angoissante à partir d’une situation banale, souvent mise en scène dans les films d’horreur. Bravo !  

Le sixième, La vengeance est un plat qui se mange, commence comme un rapport d’autopsie. Des détails étranges piquent la curiosité. Comment est-il mort ? À travers le journal du défunt, on remonte le temps. Son fils récupère le carnet intime et veut revoir celui qui a vu en dernier son père. Il veut savoir ce qui lui est arrivé. La curiosité l’entraîne à Môlne où il tombera dans un piège diabolique. On atteint encore la frontière entre fantastique et paranormal. Une histoire terrible !

Par contre :

  - Qui est celui que l’on a autopsié au début du texte ?

 

Les figurines : Une mère surbookée qui assiste à une évaporation d’un témoin de Jéhovah en « apéritif ». La suite avec Marie entre dans le vif du sujet. Ces disparitions qui s’accumulent doivent bien avoir une explication. Oui, vous le saurez en lisant et ce n’est pas du tout ce que l’on croit. L’auteur a bien ménagé ses effets ! Encore bravo !

 

Pourquoi les rennes du père Noël se suicident ? Cette nouvelle vaut son pesant d’or ! De la pure folie, mais avec un canevas très organisé. Il y a une répétition du scénario de base plaisant. Patrick se trouve sur une route, en plein dans une tempête de neige, a dépassé Môlne dont il a aperçu le panneau et aimerait bien continuer sur l’autoroute. Et cela en boucle. Il ne fait que tourner en rond et rencontrer des personnages irréels, dont ces rennes qui se jettent contre sa voiture. Il y a une logique de situation (comme du comique de situation) et on ne s’en lasse pas car à chaque fois quelque chose d’inattendu surgit et relance la machine… Étonnant. Une des plus sanglante.

 

Parasite. L’histoire d’un type obèse, Stanislas et de son pote Alex qui le soutient dans son désir de maigrir. Au début, il n’y pense pas. Mais une image et une phrase retient son attention. Il va tout faire pour retrouver l’auteur, celui qui a vaincu l’obésité. « La lassitude de l’obèse… »
Ce Chui li réside à Môlne, évidemment. Au début tout va bien, puis rien ne va plus ! Histoire de possession flippante !

Hit the road Jacques… Dernier texte qui conclut admirablement le recueil. Le narrateur, sorti d’une école du cinéma à Paris se retrouve à Môlne, engagé par le maire qui est aussi son oncle pour réaliser un documentaire sympa sur la ville, en vue d’attirer les touristes. Pas facile ! Tout est triste et peu engageant par ici. Très belles descriptions de l’ambiance malsaine qui règne entre ses murs. La météo accompagne la déchéance des habitants. Bientôt des rêves s’invitent pendant son sommeil et deviennent de plus en plus terrifiants. Et s’ils devenaient réels ? Comment tout cela va-t-il finir ?   

 

Vous voilà prévenus. Si jamais on vous invite à séjourner à Môlne : surtout refusez catégoriquement !

À moins que les dangers ne vous attirent. Attention, il y va de votre santé mentale.

Par contre lire ces textes ne devrait pas trop vous indisposer… Quelques nuits blanches seront votre lot, mais le plaisir de découvrir ces histoires impeccables vous tiendra éveillé pendant longtemps !

 

Résumé de l’éditrice :

 Bienvenue à Môlne, petite ville de France au charme quelque peu... inquiétant. Embarquez pour la visite guidée de cette infernale cité. Un endroit où même retrouvées, Les lettres oubliées de David agissent comme un Parasite. Le lieu où l'âme passe Une vie d'Espérance à se demander si en vérité La vengeance est un plat qui se mange. Hit the road Jacques aurait pu chanter Ray Charles en regardant Les rejetons de Môlne courir sur le quai et monter dans la Voiture 14. Un morceau d'enfer où les badauds sont figés, pensifs comme Les Figurines d'un autre monde : celui des ténèbres. Môlne, l'unique endroit où il reste important de savoir Pourquoi les rennes du Père Noël se suicident. À travers les dix nouvelles de ce recueil, découvrez une destination qui vous fera frissonner pour le reste de votre vie...

 

À acheter sur le site des éditions : 

http://www.editions-utoh.fr/boutique-en-ligne/#!/Môlne-les-cicatrices-infernales/p/90322339/category=0

 

 

 

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commentaires

morales Marcel 24/09/2017 00:32

Super synthèse

francoisegrenierdroesch 01/10/2017 20:06

Merci pour votre visite ^^

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  • : Je mettrai mes essais littéraires, mes coups de coeur, des liens vers mon roman fantastique " LE PIANO MALÉFIQUE " car je me suis découvert une passion pour l'écriture alors que jusque là, je dessinais et gravais. Mais, je suis enseignante et donc, j'ai peu de temps à consacrer à ce blog, ne m'en voulez pas d'être parfois longtemps absente ! Du Cauchemar au rêve, il n'y a qu'un livre ! ( La Confrérie de l'imaginaire )
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  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans
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