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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 18:34
Recueil de nouvelles sur le thème de Frankestein/ Mary Shelley Collection l'Atelier chez Souffle Court Éditions
Recueil de nouvelles sur le thème de Frankestein/ Mary Shelley Collection l'Atelier chez Souffle Court Éditions

Recueil de nouvelles sur le thème de Frankestein/ Mary Shelley Collection l'Atelier chez Souffle Court Éditions

Petit livre intrigant qui dans l’ensemble ne m’a pas enthousiasmé à 100 %.

Certains textes m’ont paru hermétiques, peut-être parce que le thème : Hommage à Mary Shelley ne me parle pas, que la phrase récurrente : « Ah ! Que les sentiments des humains sont variables ! Et combien étrange est cet attachement que nous portons à l’existence ! » me sort de ma lecture à chaque fois ou presque, que certaines nouvelles trop bizarres ne me paraissent pas en adéquation avec l’idée que je me fais du sujet, cette femme écrivain, auteure du fameux Frankenstein ayant eu une vie mouvementée…

21 textes pour 285 pages au format mini (10,5 cm / 15 cm).

 

La première nouvelle : « Aujourd’hui est terminé » de Sébastien Meunier mérite en effet le Prix Première nouvelle 2016. Elle est plaisante, écrite à la première personne du singulier d’une manière parfaite. Je ne me suis pas attendue à cette fin, très réussie. Le narrateur a une mission qui se révèlera haute en surprise… Et je ne peux en dire plus comme pour la plupart des textes qui sont très courts. 14 pages pour celle-ci.

 

« Éclats de lame » de Fanny d’Angelo. Une histoire que j’ai beaucoup appréciée du fait de son ancrage dans notre réalité, Daesch et leurs pratiques ignobles, et de sa noirceur, mais au plus près de l’âme humaine. D’une justesse de ton parfaite pour traduire l’embrigadement.

 

« Fragments » de Dominique Piferini troisième nouvelle que j’ai bien aimée, déjà parce que l’époque me parle. Glaciale ! La mémoire d’une vieille femme revient par bribes et la fin est juste émotionnellement impeccable.

 

« Désincorporation » d’Hélène Duc fait partie de mes préférées. Déjà parce que le genre SF m’attire et le sujet très actuel, l’immortalité, me fait entrevoir une piste que je n’aurais pas imaginée moi-même. Le cadre, les personnages, le déroulé des actions très pertinentes et l’écriture très maîtrisée m’ont permis de m’évader tout en réfléchissant aux conséquences d’une technologie capable dans le futur de ce genre de prouesse.

 

« Le duplicata », Pierre-Alban Pillet. À tendance SF. Belle histoire de réappropriation d’un passé perdu par l’intermédiaire d’une technique futuriste, pas encore mise au point. Dans mes préférées.

 

« Le sourire de Sisyphe », Stéphane Bientz. Une vraie réussite aussi. J’aime beaucoup l’idée, cette punition démoniaque ! Un peu SF. « L’âme est une prison » … en effet.

 

Ensuite, « Met’menole ou la Déméter des talus » de Françoise Balley : Très imaginatif car on voyage en même temps qu’une entité non définie, ou d’une façon proche des plantes… Mais de ce fait, difficile de s’accrocher à quelque chose de connu. Sauf à la fin ou tout s’éclaire.

« De Humani Corporis Dolore » de Xavier Watillon. Jeu de dupes entre Mary et Victor sur fond de laboratoire et d’expériences douteuses.

« Il faisait presque noir » de Marie Constant. Toujours cette litanie aussi du concept d’avant la nuit qui ne me parle pas ! C’est une image, je pense… Ce qui se passe avant la fin de tout. Je n’ai pas bien saisi le sens de cette nouvelle. Un jeu là encore entre deux êtres, dont l’un (l’une) très dépendant de l’autre remet en question un pacte dont on ne sait pas grand-chose…

« Galette aux amandes et têtards noirs » d’Elisa Deleuze. Histoire de retrouvailles entre filles de milieu différent dont l’une, Alison se cache (on comprend pourquoi au fil du récit) tandis que l’autre, Mary brille au grand jour.

« Les Cholpèques » de Florence Bouche. Une bonne idée, bien menée jusqu’au dénouement plein d’ironie à partir de recherches archéologiques ou archéo pas logiques.

« La mécanique de l’âme », Juliette Baron. John voue un amour sans faille à Mary qui semble de bonne compagnie. Ce qui est arrivé à la jeune femme et ce que s’inflige John fait tout de même froid dans le dos.

« Moi, Mary » de Valériane Marino. Une jeune femme nommée Mary tient son journal pour relater les péripéties dues à sa maladie. Ses états d’âme et réflexions sur la vie, la mort, les donneurs qui pourraient être des psychopathes émeuvent et le destin frappe.

« L’autre et moi », Camille Plaisante. Thème de l’attente, du reflet, de l’autre qui peut être moi. Quelqu’un souhaite le retour de Mary, mais où est-il, mystère. On devine qu’elle est indispensable à son équilibre mental.

« La valse des vanités » Arnaud de Monlivaut. Tentative de garder sa jeunesse pour Mary, pour un coût exorbitant. Le naufrage d’une vie basée sur l’apparence. D’une tristesse inouïe, mais je ne me suis pas sentie concernée par la douleur de cette personne courant après sa beauté perdue.

« Pour une main de plus », Stéphanie Bara. Histoire gentiment absurde qui serait le combat de Pietr et de Mary. Lui s’accapare au sens propre des éléments du corps d’Elle pour réaliser son rêve d’être augmenté… Un nouveau Frankenstein ?

« Un vœu au chocolat », Fanny Renard. Au début j’ai pensé que le narrateur était un immonde monstre pédophile ; ce n’est pas ça du tout. Bravo à l’auteur pour sa facilité à nous tromper ^^

Rapport faussé entre deux personnes vivant sous le même toit, pour cause de syndrome de Peter Pan. Malin comme approche du thème de l’éternelle jeunesse.

« Séduisant inconnu », Ancélise Blan. La lecture publique d’une nouvelle par une certaine Mary donne le départ à une rencontre pleine de surprises. L’inconnu s’appelle Gray, tout un programme.

« Plonger dans une eau glacée », Lilia Seddik. Un texte qui surprend par le ton par moments vulgaire, mais on comprend petit à petit la raison, et c’est plutôt bien amené.

« Il n’est pas toi mon amour », Adeline Brun. Un peu SF. Histoire d’un homme qui tente de recréer sa moitié, à bout de nerfs à force d’y penser, puis plus concrètement. Amour fou. Descriptions de sa douleur immersives.

« L) UniVersus », C.L.De-Saër. Texte en prose poétique qui m’a laissée de marbre. Désolée pour cet auteur mais les mots qui constituent une chaîne (de l’univers) m’ont paru trop décousus et sans liens entre eux. 19 pages (la plus longue de toutes les nouvelles de ce recueil) de sonorités qui pourraient plaire à certains lecteurs qui n’ont pas besoin d’une trame narrative, de personnages, d’actions, de cadre précis (là, il est multiple), une chute surprenante pour apprécier une nouvelle.

Pour conclure, un recueil varié, au thème original. Quelques pépites que j’ai eu plaisir à « déterrer ».

Lien vers l'éditeur : http://www.soufflecourt.com/commande (12 €)

 

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  • : Je mettrai mes essais littéraires, mes coups de coeur, des liens vers mon roman fantastique " LE PIANO MALÉFIQUE " car je me suis découvert une passion pour l'écriture alors que jusque là, je dessinais et gravais. Mais, je suis enseignante et donc, j'ai peu de temps à consacrer à ce blog, ne m'en voulez pas d'être parfois longtemps absente ! Du Cauchemar au rêve, il n'y a qu'un livre ! ( La Confrérie de l'imaginaire )
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  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans
  • D'abord, j'ai toujours dessiné,( mon père étant peintre d'aquarelles superbes sur le vieux Troyes et œuvrant pour les Bâtiments de France comme adjoint d'architecte, j'ai hérité de son don pour le dessin ).Des rêves/cauchemars traînent dans

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